img Condescendant Tome 2 : Pour elle  /  Chapitre 5 Auprès d'elle  | 
Chapitre 5 Auprès d'elle
2091    |    17/11/2022

Hardin

Je serre cette bague, aussi fort que je le peux dans mes dois crispés, n'arrivant toujours pas à reprendre mon calme. Je savais qu'en venant dans cette villa, je craquerais comme je ne l'ai pas fait depuis des années. Elle est imprégnée dans chaque centimètre de cette villa, plus que Melly n'y avait jamais été. Cette souffrance que j'étouffe dans ma poitrine depuis plus de six ans est entrain de reprendre le dessus sur moi, et je ne peux rien y faire, sauf la laisser faire.

Je crie de rage contre moi de réagir autant après tant d'années, alors qu'elle vit sa vie à des milliers de kilomètres avec Archie, sa famille et sa...

Un relent monte de mon estomac et je ravale la bile qui atteint mon palais.

Ma main formant maintenant un poing, je tape ma poitrine à l'endroit de mon cœur qui hurle son absence comme si elle venait de franchir cette porte. Une porte qui a été changé je ne sais combien de fois après son départ, une porte qui a reçu toute ma rage que j'avais contre moi de ne pas avoir été plus fort pour elle. Je me redresse tant bien que mal, et mon regard se porte sur le cadre dans le couloir.

- Putain, je n'aurais pas dû venir ici ! Grogné-je et j'attrape la photo de nous deux que je balance contre le mur.

Ce cadre aussi a été changé tellement de fois suite à mes colères que je me suis toujours demandé pourquoi Rita m'écoutait quand je lui disais de la remettre à sa place. Peut-être parce que je pensais qu'en laissant tout comme c'était avant son départ, elle finirait par revenir. Elle finirait par me revenir comprenant le mal que nous nous sommes faits l'un l'autre, alors... Alors que je l'aimais plus que tout...

Mais à quoi est-ce que je pense encore ? Les photos de ce magazine londonien m'ont prouvé que tout ceci est un rêve qui n'arrivera plus jamais. Elle et Archie forment une famille...

- Une putain de famille ! Claqué-je explosant mon poing dans cette foutue porte.

Je sens la douleur monter le long de mon bras comme je ne l'avais plus ressenti depuis longtemps, et je marche sans lever le regard vers la cuisine. Je sais qu'il n'y a plus rien à boire dans le frigo, donc je regarde dans l'armoire de la buanderie où je trouve encore un stock de bouteilles de rhum et de...

- Super ! Grincé-je des dents en voyant les bouteilles de Vodka rouge que Rita achetait dès qu'elle me ramenait une bouteille.

Une demande qui me parait débile vu la quantité emmagasinée maintenant. Je prends deux bouteilles de Rhum et je sors de la buanderie pour traverser la salle à manger, et me rendre sur la terrasse. Il y a un petit vent qui me permettra peut-être de reprendre mes esprits.

Je m'assois sur une chaise en portant la bouteille à ma bouche, et je bois une longue gorgée qui me brûle jusqu'à l'estomac. Mais ce n'est pas l'alcool qui me brûle l'œsophage, mais bien la haine et la rancœur que j'ai contre eux maintenant. C'est ça qui me maintient debout dernièrement et je commence à en avoir marre de devoir refouler ma colère que je ne peux pas exprimer face aux personnes concernées.

Ils m'ont tous les deux trahis en formant cette famille. Même si ce n'était certainement l'intention de Gaby au départ, elle ne l'a pas repoussé. Alors que moi ? Quoi moi ? J'ai repoussé tout ce qu'on voulait m'offrir. Et je suis ce con qui boit à nouveau seul en regardant la mer en pensant à la beauté de son sourire. Un sourire que je ne verrai plus jamais posé sur moi...

Je sursaute quand ses doigts se posent dans mes cheveux, mais l'odeur de son parfum me convainc de l'identité de celle qui se trouve derrière moi et qui pose un baiser sur mon front.

- Spencer m'a appelée après votre rendez-vous. M'explique Winona en passant ses bras autour de mon cou, pour poser sa tête sur mon épaule.

- Il m'a expliqué ta proposition et il savait que tu finirais par venir ici.

- Donc, tu es venue vérifier que j'étais une loque dégueulasse. Confirmé-je en portant la bouteille à ma bouche.

Winona ne répond pas, et elle me prend la bouteille des mains une fois que je l'enlève de ma bouche. Elle se décolle de moi, et tout en venant s'appuyer sur la table devant moi, elle porte la bouteille à ses lèvres.

- Mon cher, je suis une loque plus dégueulasse que toi. Sourit-elle en me rendant la bouteille et posant ses fesses sur la table, tout en amenant son pied entre mes jambes.

Le bout de ses orteils dénudés frôlant mon entre-jambe doucement, essayant de motiver Popol. J'esquisse un sourire certainement dégueulasse vu l'état dans lequel je me trouve et je porte la bouteille à ma bouche sans la quitter du regard.

- Je trouve dommage d'habiter un appartement en ville quand on a une villa pareille. Me fait-elle et je me rappelle qu'elle n'est venue ici qu'une fois.

Une fois où je lui ai demandé de venir chercher un dossier photo dans mon bureau à l'étage.

- Je vais la vendre. Finis-je par dire.

- La vendre ?! S'exclame-t-elle ahurie et son pied arrête de me titiller.

- Ouais, il est temps que je passe à autre chose. Répondé-je à mi-voix en ramenant ma main à ma chaine où pend nos bagues.

- Tu n'es pas encore prêt. Me rétorque-t-elle.

- Honnêtement, je ne le serai jamais. Admets-je en buvant une gorgée à la bouteille, avant de me redresser et de poser mes mains sur ses cuisses entrouvertes devant moi.

- Mais il faut que j'avance non ? Lui Fais-je en ramenant mes mains maintenant à l'intérieur de ses cuisses, glissant mon index sur son string en pressant doucement. Un sourire et un regard échangé, nos lèvres se rejoignent et je glisse mes doigts à l'intérieur de son string. La chaleur qu'elle dégage suffit à réveiller Popol qui n'avait pas réagi aux caresses de son pied.

Nos langues se lient dans un baiser fougueux, et mes doigts en

trent en elle comme dans du beurre mou et chaud à la fois. Son pied revient à la charge de mon entre jambe et je sens dans notre baiser, le plaisir qu'elle prend à cet instant. Je quitte sa bouche et elle se laisse aller en arrière sur la table, me laissant ramener ma tête entre ses cuisses. Mes doigts écartant maintenant le petit tissu noir, j'embrasse ses lèvres humides et chaudes avant de glisser ma langue sur son intimité. Je la lèche et exerce des sucions de plus en plus vite, tout en sortant Popol de son enclos.

Mes doigts sur celui-ci, je m'offre un plaisir extrême tout en lui donnant du plaisir avec ma langue. Ses jambes tressaillent, avant de se resserrer fermement autour de mon cou. Ma tête enfoncée en elle, je sens ce liquide suave qu'elle dégage alors que ses gémissements sont de plus en plus intenses.

Je ramène mes mains sur ses cuisses, et je la fais me lâcher pour me lever. Je la ramène fermement contre moi, en la regardant haleter du plaisir que je viens de lui donner, et je pénètre durement en elle.

- Oh oui, prends-moi. Minaude-t-elle en haletant.

Ses ongles se referment autour de mon avant-bras, tout en tenant fermement la table sous mes coups de rein fermes, elle se laisse totalement faire sous ma dureté. Je ferme les yeux et lève la tête au ciel en serrant ses mollets plus forts contre moi, accélérant la cadence de plus en plus.

- Oh putain. Ragé-je alors que Popol s'échappe de sa chaleur.

Je la ramène d'un geste brusque contre moi et je conquiers sa bouche, tout en glissant mes doigts à nouveau en elle. Pas question de perdre une seconde de plaisir. Winona se laisse glisser de la table, et se tourne devant moi. Une invitation que j'aime par-dessus tout. Je remonte une de ses jambes sur la table et je rentre quelques secondes en elle frottant l'entrée de ses fesses. Une pression, deux pression et Popol glisse entre ses fesses sans trop de ménagement.

- Vas-y. Me fait-elle en me regardant le regard plein de désirs.

Je ne me fais pas prier et je me laisse donc aller dans mes va-et viens entre ses fesses. Mes doigts rejoignant son clitoris, je la fais gémir et jouir sur la terrasse de la villa où je n'aurais jamais cru faire cela ici avec une autre femme que Gaby.

Mais une fois que je jouis sur les fesses et les reins de Winona, haletant de plaisir, je me rends compte que c'est peut-être cela qu'il fallait.

Un déclic qui me vient alors que j'embrasse le dos de Winona en attendant que notre respiration redevienne normale. Il est vraiment temps que je passe à autre chose, et que j'avance, même si c'est avec Winona. Après tout, nous sommes identiques et point de vue plaisir, nous savons où le trouver. Je ne demande rien d'autre après tout.

- Pourquoi me regardes-tu ainsi ? Me demande Winona alors que je suis assis à nouveau sur la chaise, m'allumant une cigarette et qu'elle se trouve devant la rambarde.

- Et si on officialisait notre relation ? Lancé-je en aspirant la fumée de ma cigarette.

- Attends. Me fait-elle surprise.

- On était d'accord pour qu'on se donne du plaisir l'un l'autre et qu'on se réconforte non ? Lui rappelé-je.

- Oui, et je ne pense pas que ça ait changé. Me fait-elle remarqué.

- En fait, cela ne change pas grand-chose à ce que nous faisons non ? Lui fais-je remarquer.

- Et si on finit par tomber amoureux l'un de l'autre ? Me demande-t-elle.

Je passe ma main dans mes cheveux, en esquissant un sourire.

- Cela fait des années que nous faisons cela. Tu penses que cela pourrait changer si on se marie ? Lui demandé-je amusé.

Winona ne me répond pas, et elle se détourne totalement de moi. Je grince des dents. Elle n'est pas en train de me faire comprendre qu'elle est amoureuse de moi ? Ce n'est pas possible n'est-ce pas ?

- Win...

- Je suis tombée amoureuse de toi depuis longtemps. Confirme-t-elle et je fronce les sourcils.

- Je n'avais pas envie que tu le sache ou que tu t'en rendes compte, de peur que tu arrêtes notre liaison. Continue-t-elle alors que je déglutis nerveusement.

Oui, cela ne devait pas arriver. Moi en ce qui me concerne, je n'ai pas vu la différence. Nous prenons énormément de plaisir ensemble, mais elle en prend tout comme moi avec des autres non ?

Je lui ai proposé cela parce que je sais juste que sans elle, je ne me sentirais pas vivre. Elle est la seule qui arrive à me faire sentir quelque chose quand nous baisons, et je ne pensais pas un seul instant qu'elle avait cédé à moi. Je glisse mes doigts dans mes cheveux en cherchant ce que je dois faire, maintenant qu'elle m'a avoué ses sentiments.

- Je sais que je n'ai pas de place dans ton cœur. Continue-t-elle.

- Je voulais juste que tu sache la vérité, vu que tu proposes d'officialiser notre relation.

- Et si je te dis qu'on peut tout de même le faire. Murmuré-je en ramenant mon regard sur elle.

Winona se retourne vers moi, et je vois de l'appréhension et de la perplexité dans son regard. Je passe ma langue sur mes lèvres, et je me lève de la chaise pour la rejoindre.

- Je pense que tu peux entrer dans mon cœur. Et je pense même que tu l'as déjà fait depuis longtemps. Lui avoué-je.

- Après tout, tu es la seule qui arrive à me faire ressentir quelque chose non ? Lui fais-je remarquer en passant ma main sur sa joue.

- Mais tu n'es pas amoureux de moi.

- Je ne suis effectivement pas amoureux de toi. Admets-je et elle baisse son regard.

- Mais, si nous vivons ensemble. Tu auras tout le temps de me séduire et de me faire céder non ? Lui dis-je en souriant.

Winona revient sur mon visage et sourit.

- On est des cons. Me lance-t-elle amusée et je souris franchement.

Le con, c'est moi. Je suis tellement dans mon monde que je ne vois pas celle qui a déjà pris sa place.

            
img
img
  /  1
img
img
img
img