Livres et Histoires de Zevian Stone
L'Amour Trahi, La Vengeance Servie
Le directeur des ressources humaines m' a convoquée. Il a posé ma lettre de licenciement sur la table : c' était la fin de mon contrat avec Marc Chevalier, le PDG pour qui j' étais assistante personnelle. Personne dans cette entreprise n' osait me manquer de respect, encore moins me virer. Puis, une phrase a tout fait basculer : « Sophie Laurent est de retour à Paris. » Ce nom a résonné, celui de l' héritière de l' empire du luxe, l' amour de jeunesse de Marc, son "âme sœur" auto-proclamée, celle qu' il n' avait jamais vraiment quittée. J' ai compris. Il ne me licenciait pas pour des raisons de restructuration. Il me sacrifiait. C' était un gage de bonne foi. Un cadeau de bienvenue. Je les ai vus, lui mon amant secret, et elle, leur couple parfait, monter dans la limousine. Je suis restée là, mon carton dans les bras, le cœur brisé en mille morceaux. Mon téléphone est resté silencieux. J' étais seule. Terriblement seule. Les jours suivants, j' ai découvert leurs photos partout. Le couple de l' année. J' ai arrêté de regarder les infos, cloîtrée dans l' appartement, ce mausolée de notre amour défunt. Puis les nausées, les vertiges. Ma meilleure amie, médecin, m' annonça : ce n' était pas le stress. Mon monde s' est une seconde fois effondré quand Claire, l' amie de Sophie, est venue m' agresser chez moi. J' ai compris à l' hôpital, en voyant Marc la défendre et excuser son geste : j' étais tout en bas de l' échelle. L' amour que je croyais avoir pour lui s' est transformé en cendres. Mais j' allais jouer ce rôle, celui de la faible, jusqu' au bout. Ils venaient de semer les graines de leur propre chute. Jeanne Dubois, l' assistante discrète et soumise, allait révéler son vrai visage. Et ma vengeance ne faisait que commencer.
Léa : Une Vie Fissurée
La journée de travail s'est terminée tard, l'odeur de friture encore collée à mes cheveux. Mes jambes étaient lourdes, chaque pas un effort. En rentrant dans le petit appartement miteux, mon « père » était affalé sur le canapé, une bouteille de bière vide à la main. Il a levé des yeux injectés de sang. « Tu rentres enfin ? Donne-moi l'argent. » Ma main a serré le maigre salaire dans mon sac. Une ligne de texte étrange est apparue, flottant devant mes yeux : « Pauvre Léa. Elle ne sait même pas que cet homme n'est pas son vrai père. C'est juste un acteur payé pour jouer le rôle du parent abusif. » Mon cœur a raté un battement. Qu'est-ce que ça voulait dire ? D'autres commentaires sont apparus, plus rapides, plus cruels : « Regardez ça. Pendant ce temps, sa vraie famille est en train de dîner dans un restaurant trois étoiles. » Un lien hypertexte brillant a flotté devant mes yeux : Famille Dupont. Chloé. Sœur. Ces mots ont tourné dans ma tête. Mes parents étaient morts, on me l'avait toujours dit. J'ai tapé l'adresse du lien sur mon vieux téléphone. Une vidéo en direct s'est affichée. Une famille attablée dans un décor somptueux. La femme avait mes yeux. L'homme mon nez. Et la jeune fille, Chloé, ma sœur. Mon souffle s'est coupé. Je n'étais pas fille unique. Les commentaires expliquaient : cette vie de misère, mes souffrances, tout était une "expérience sociale". Un "documentaire" pour le spectacle, pour l'argent. Ils m'avaient abandonnée. Pire, ils avaient orchestré ma douleur. Ce n'était pas la malchance. C'était un plan. Leur plan. La douleur était physique. Une oppression terrible. J'ai enfilé ma veste usée. Je me suis juré que leur petit jeu venait de prendre fin.
Quand l'Amour Devient Vengeance Froide
Le téléphone a sonné à deux heures du matin, me glaçant le sang. Au bout du fil, la voix professionnelle d' un gendarme m'a annoncé la nouvelle, sans fioritures : Monsieur Antoine Dubois était décédé. Mon fiancé, Antoine, noyé. Tentant de secourir Camille Roche, sa maîtresse, que je savais évidemment être plus qu' une simple amie. Je n'ai pas pleuré. Je n'ai ressenti qu'une satisfaction glaciale. Enfin. Il était un obstacle sur mon chemin, un homme lâche et égoïste qui m'utilisait comme un simple trophée. Sa mort était ma liberté. Dans les jours qui ont suivi, j'ai organisé des funérailles minimalistes, vendangé ses biens pour récupérer ce qui m'était dû, et parqué sa mère snob dans le processus. Mais alors que je pensais tout contrôler, Camille est apparue à la crémation, tenant un enfant par la main. Son fils, a-t-elle clamé. Et le petit Victor ressemblait étrangement à Antoine, ou du moins, c'est ce que la grand-mère, aveuglée par le désespoir d'un héritier, voulait croire. La voilà, cette garce, qui tentait de me voler mon héritage avec un faux test de paternité. La duchesse, avide d'un petit-fils, était prête à s'allier à l'usurpatrice, me déclarant la guerre pour l'héritage tout entier. « Un test de paternité sera nécessaire pour prouver cela, » avais-je dit calmement, mais ma patience avait ses limites. L'écho de l\'horrible vérité résonnait. Ma mère, Isabelle. Mon prénom de jeune fille. Camille était ma sœur. Antoine, l'homme que j'allais épouser, était l'assassin. Ce 'était plus une question d\'argent. C\'était une question de sang. J'allais le faire couler. « Comment s'appelait-elle ? Notre mère. »
Adèle: L'Ascension Vindicative
Le marbre froid sous mes pieds et l\'odeur de cire m\'ont accueillie dans ce domaine viticole qui aurait dû être le mien. Dix-huit ans de survie dans la misère prenaient fin, mes parents biologiques me regardaient avec une gêne mêlée de curiosité, tandis que Léa, ma demi-sœur, jouait la comédie de la compassion. Puis, une gifle : "Ma pauvre sœur, te voilà enfin. Si tu savais comme j\'ai souffert de savoir que tu vivais dans la pauvreté pendant que j\'avais tout." Elle a tenté de m\'étreindre, mais j\'ai reculé, mon corps refusant ce contact d\'inconnus. "Ne me touche pas," ai-je dit, ma voix plate, ce qui a glacé l\'atmosphère. Leur surprise fut palpable lorsque, face à leurs tentatives maladroites de rachat, j\'ai refusé leur argent, leurs vêtements. "Je veux étudier," ai-je déclaré, les décontenançant. "Je veux aller dans une école de viticulture. Je veux apprendre à faire du vin." Ils pensaient m\'avoir achetée par leur culpabilité. Mais ils se trompaient lourdement. Pour moi, ils n\'étaient qu\'une transaction, une ressource pour atteindre mon unique but : la connaissance. Et ce repas, ce domaine, n' étaient que le début d' un échange où je leur ferai payer chaque centime de ce qu\'ils me devaient, avec précision et sans aucune émotion.
L'Héritier Trahi de Bordeaux
Dans le monde doré de Bordeaux, ma vie semblait être tirée d' un magazine. Héritier du prestigieux domaine viticole Dubois, je menais une existence idyllique avec ma magnifique épouse, Sophie, dont le ventre s'arrondissait, portant celui que je croyais être mon fils. Nos photos de couple inondaient la presse locale, symbole d' une réussite éclatante – l' amour, la famille, la richesse. J'étais Pierre Dubois, l' homme à qui tout souriait, invincible, bercé par une confiance aveugle. Jusqu'à ce matin, où l'affaire de ma vie devait se sceller avec des investisseurs asiatiques. Ma mère, Monique, et Sophie, devaient être là, à mes côtés, incarner l'image d'une famille unie. Elles ne sont jamais venues. Leur absence, assourdissante, a fait capoter le contrat. De retour à mon bureau, anéanti, j'ai trouvé un email crypté. Une vidéo. Sophie, dans notre suite parisienne, n'était pas seule. Antoine Moreau, son "meilleur ami", l'amant insoupçonné. « Il est tellement naïf, » riait-elle, caressant son ventre. « Il croit vraiment que cet enfant est de lui. » Puis, le visage souriant de ma mère, Monique, en appel vidéo avec Antoine. « Tout se passe comme prévu, » disait-elle. « Mon fils, tu auras bientôt la place qui te revient. » Son fils. Antoine était le fils secret de ma mère, mon propre frère. Le mariage, l'enfant, l'amour de ma mère – tout était un monstrueux mensonge. Je n'étais qu'un pantin dans leur pièce macabre. La douleur était si physique que j'ai cru mourir. Mon téléphone a vibré. Cinq mots d'un numéro inconnu ont percé le brouillard : « Je sais tout. Je peux aider. » Cette nuit-là, errant dans Bordeaux, j'ai vu mon propre visage affiché sur un écran géant, parlant de notre "bonheur". Chaque mot résonnait comme une blague cruelle. De retour à la maison, le silence, ce putain de silence. J'ai appelé Sophie. Sa voix, si douce, le mensonge parfait. Puis, le jingle de notre "amour", et leur rire. "L'idiot a tout gobé ?" demandait Antoine. « Comme toujours. Il est tellement prévisible. » Mon sang s'est glacé. Ils se croyaient invincibles, et j'étais leur jouet. L'humiliation a cédé la place à une rage froide, une haine pure. Je savais tout, mais j'étais impuissant. Prisonnier de mon propre nom, de ma propre fortune. Le piège s'était refermé sur moi des années auparavant. Je n' allais pas me laisser détruire. J' allais les détruire.
L'Humiliation du Chef Pâtissier
La réception au George V battait son plein, célébrant le succès de "Rêves d'Automne", ma collection de pâtisseries qui avait propulsé notre "Boulangerie Céleste" au sommet. J'étais Antoine Dubois, le chef pâtissier, le créateur. Puis Camille, mon épouse et partenaire, prit le micro et annonça que le succès était celui de son jeune assistant, Marc. Mon cœur s'arrêta quand il monta sur scène sous un tonnerre d'applaudissements. Devant mes pâtissiers, elle lui offrit une Porsche flambant neuve pour sa « contribution exceptionnelle », avant de me tendre une petite enveloppe pour une « petite prime » de 500 euros, à partager avec mon équipe. C'était plus qu'une insulte, c'était une humiliation calculée. La nuit, Marc posta une photo avec Camille, la nommant sa « muse et mentor », annonçant « le début d'une nouvelle ère », et les commentaires suggéraient une relation intime. Je la réveillai, mais elle balaya ma fureur d' un revers de main : « Arrête ta jalousie, Antoine. Marc est jeune, il nous apporte une visibilité que tu n'as jamais pu nous donner avec tes éclairs et tes macarons. » Ses mots furent des coups. Je la regardai, et ne vis plus la femme que j'avais aimée. « Je veux le divorce. » Ma décision était définitive. Elle, elle tenta de me retenir par le chantage : « Tu ne peux pas me faire ça. La Boulangerie Céleste a besoin de toi. » Mais ce n'était plus une supplique, c'était une exigence d'affaires. Pire, elle s' obstina à punir financièrement toute mon équipe : révision des primes, réduction des salaires, suspension de mon bonus. La colère monta dans la cuisine, mes pâtissiers étaient prêts à me suivre. « Donnez-moi un peu de temps. » Je ne pouvais les laisser tomber. Au lieu de céder, je pris une décision radicale. J'allais me battre, non seulement pour moi, mais pour ma famille, pour mon honneur. Et cette fois, Camille allait découvrir à quel point elle m' avait sous-estimé.
L'Épouse Indigne : Le Prix du Mépris
Ma femme Chloé, une reine de la mode que j'adorais, a transformé mon plat gastronomique en trophée pour son nouvel assistant, Léo. Pire, elle a posté une photo d'un croissant industriel, feignant la nostalgie, tandis que sa mère m'a accusé de la négliger. L'humiliation fut totale : mon travail ignoré, Léo exhibant mon plat, et Chloé me mentant à sa propre mère. Elle a ensuite défendu Léo après que j'ai « accidentellement » renversé son café, puis m'a regardé comme un monstre en offrant une friandise de luxe à Léo en retour. Quelques heures plus tard, une notification de Julien, mon meilleur ami : Léo posait avec une montre de luxe offerte par Chloé, un « cadeau de réconfort » pour une simple tache de café. Une montre de plusieurs milliers d'euros pour lui, et moi, son mari, traité de monstre pour avoir osé réagir à son mépris. Ma colère, jusque-là froide et précise, est devenue glaciale : c'était une déclaration de guerre, et ma famille, les Beaumont, ne se laissera jamais humilier. Elle voulait jouer au luxe ? Très bien, le jeu ne faisait que commencer.
