Livres et Histoires de Soren Ashcroft
Mariée au frère: La vengeance de Léa
Mon téléphone n' arrêtait pas de vibrer, un bourdonnement incessant qui me vrillait les nerfs. En ouvrant les yeux, j' ai découvert l' impensable. Une vidéo. Une stupide vidéo vieille de trois ans. Elle me montrait, jeune, pleine d'amour, aux côtés de Marc Moreau, ma promesse d' éternité. Sauf que Marc m' avait jetée comme une moins que rien, ma carrière et mon cœur brisés. Le public, lui, voulait notre "conte de fées" retrouvé. Marc m' a appelée, me suppliant de revenir. Puis, aux Césars, il m' a publiquement humiliée, réduisant notre histoire à une "bêtise de jeunesse". J' ai vu rouge. La douleur, la rage, tout est remonté. Comment avait-il osé ? Après tout ce qu' il m' avait fait ? Mais cette fois, je n' étais plus la Léa brisée. J' étais Léa Moreau. Mariée à Antoine, son frère. Le public ne savait pas. Mais il était sur le point de l' apprendre.
Le Voile Blanc Du Mensonge
À la veille de mon mariage, ma robe blanche flottait, promesse d'un bonheur imminent avec Thomas. J' ai senti un silence étrange dans la maison, ma mère n' était pas là où elle aurait dû. Je l'ai cherchée et j'ai entendu des murmures étouffés venant de la chambre d'amis. Poussant doucement la porte, mon sourire s'est figé. Ce n'était pas ma mère. C'était Thomas, mon fiancé, et Sophie, ma meilleure amie, enlacés dans le lit, de façon explicite. Le monde s'est arrêté, mais j'ai entendu ma mère derrière moi, un hoquet de douleur, avant de s'effondrer, son visage de cendre. « Maman ! » ai-je crié, tandis qu' elle gisait inconsciente. À l'hôpital, le médecin glacial a prononcé le verdict : « Crise cardiaque massive, reins défaillants. Nous avons besoin d'une greffe de rein, en urgence. » Sans hésiter, j'ai offert le mien, mais l' opération n' a pas suffi : « Son corps a rejeté le greffon, elle n'a pas survécu. » Antoine, le chirurgien, m'a recueillie, promettant de prendre soin de moi, me liant à sa soi-disant sollicitude. Pendant sept ans, je suis devenue Amélie Lefèvre, son épouse, branchée à une machine de dialyse. J'étais la poupée de porcelaine fragile qu'il protégeait du monde, son amour me semblait si parfait. Un jour, fouillant ses affaires, j'ai trouvé un enregistreur, j' y ai écouté une conversation datant de la nuit de l'opération. La voix d'Antoine y était anxieuse : « Le rein d'Amélie est en toi maintenant, Sophie, il fonctionne parfaitement. » Puis celle de Sophie, pleine d'une joie mauvaise : « Et sa mère ? Tu es sûre qu'elle... » Antoine l' avait interrompue, d'une voix dure : « Catherine était déjà condamnée, c'était la seule solution pour te sauver toi, ma petite sœur. » « Petite sœur. » Ce détail, il avait « oublié » de me le mentionner. Mon rein n'avait jamais été pour ma mère. Il battait dans le corps de celle qui avait détruit ma vie. Et ma mère n'avait jamais rejeté de greffon. Antoine l'avait sacrifiée, la laissant mourir intentionnellement. La rage m'a submergée, sept ans d'enfer pour un mensonge abject. Quand il est rentré, j'ai joué mon rôle, celui de la femme fragile et obéissante, testant sa réaction. « Cette machine… je n'en peux plus, je suis si fatiguée. Pourrions-nous chercher un autre donneur ? » Son visage s'est assombri, une lueur de panique dans ses yeux : « Non, Amélie, c' est trop risqué. Je ne peux pas te perdre. » J' ai compris : il ne pouvait pas me perdre, car mon existence était la garantie de son impunité. Dans ses bras, une pensée glaçante tournait dans mon esprit : « Je vais vous détruire, toi et Sophie. »
Sept Ans, Mille Larmes
Sept ans de mariage, sept ans d'enfer. Mon mariage avec Marc Moreau était une mascarade. Pendant sept longues années, j'étais la femme bafouée, la risée de notre cercle social, celle qui s'accrochait à son mari infidèle. Mais je portais un secret, une lueur d'espoir : j'étais enceinte de neuf mois. Ce jour-là, en allant chercher des affaires pour le bébé, ma vie a basculé. Une voiture de sport rouge a surgi, me percutant de plein fouet. La douleur a explosé. Ma première pensée fut pour mon ventre. Puis, une vision d' horreur : Léa Martin, la maîtresse de Marc, sortait de la voiture, le visage livide mais arrogant. Marc. Il est sorti du siège passager, a balayé du regard mon corps ensanglanté sur le sol. Son visage n' exprimait que du mépris. « Camille, arrête ta comédie. » Sa voix était glaciale. « Ce n'est juste qu'une petite égratignure, tu n'as pas besoin de faire semblant d'être mourante. » Je sentais le sang couler entre mes jambes, une chaleur terrifiante qui emportait la vie de mon enfant. « Marc… l'hôpital… sauve le bébé… » Mon murmure brisé mourut sur mes lèvres. Il a ricané. « Tu crois vraiment que je vais tomber dans ton panneau ? » « Tu veux juste attirer mon attention. Pathétique. » Il s'est tourné vers Léa, son ton s'adoucissant. « Chérie, tu as eu peur ? Ne t'inquiète pas, je suis là. » Ils sont partis, me laissant baigner dans mon sang, seule sur le bitume froid. Le monde est devenu noir. À mon réveil, la réalité glaçante m' a frappée : mon bébé était mort. Et ma grand-mère, mon refuge, l' unique personne qui m' ait aimée sans condition, avait succombé à une crise cardiaque en apprenant la nouvelle. En un seul jour, j'avais tout perdu. Les larmes ne venaient même plus. Seul un silence assourdissant résonnait dans ma tête. Alors qu'il me suppliait de rester pour "stabiliser" son petit-fils, ma voix rauque a percé le silence. « Grand-père, laissez-moi partir. Je veux divorcer. » La vérité, dans toute sa brutalité, allait enfin éclater au grand jour. J'étais vide, mais pour la première fois depuis sept ans, je me sentais libre.
Quand le Diamant Ne Vaut Rien : Sa Revanche
Je croyais que ma vie était stable : des années de bonheur à Paris avec Louis-Alexandre, mon compagnon artiste. Mais l'appel de la chambre d'hôpital de Lille a tout brisé. Ma mère nécessitait une opération d'urgence, 5000 euros non couverts par la Sécurité sociale. J'ai tendu la main à l'homme que j'aimais, espérant son soutien. Sa voix, froide et méprisante, m'a transpercée : "Une profiteuse ! Tu inventes une maladie pour me soutirer de l'argent." Il a raccroché, me niant la vie de ma mère. Deux jours plus tard, ma mère est morte. Je suis revenue à Paris, anesthésiée, pour trouver la preuve de sa trahison : un bracelet Cartier à 6800 euros acheté la veille pour une autre, Chloé, son "amie d'enfance". Ses messages, lus par hasard, ont révélé l'horreur : nos sept années ensemble n'étaient, pour lui, qu'un "test". Pire, il avait secrètement détourné plus de 15 000 euros de mon propre salaire et bloqué l'aide financière que mon entreprise aurait pu fournir pour ma mère. Le sol s'est dérobé sous mes pieds. Comment l'homme que j'avais aimé, pour qui j'avais tout sacrifié, aurait-il pu délibérément empêcher de sauver ma mère, tout en me traitant de cupide ? La douleur et la fureur se sont mêlées à une incompréhension totale. Mais au moment où il a tenté de m'humilier publiquement devant mes collègues, la vérité a éclaté. Ma manager, Madame Dubois, a dévoilé son ignoble machination, exposant au grand jour ses vols et sa cruauté. C'était l'heure du choix : m'effondrer ou renaître de mes cendres. J'ai choisi ma liberté.
