Livres et Histoires de Fear Knot
Hanté par son Âme Sœur : Le Regret de l'Alpha
C'était le soir de mes dix-huit ans, censé être le plus beau jour de ma vie. Au lieu de cela, je gisais au fond d'une fosse, le corps brisé, encerclée par des loups sauvages. J'ai utilisé mes dernières forces pour appeler Mathieu, mon compagnon destiné, à travers notre lien mental. Je pensais qu'il viendrait me sauver. Mais sa voix a résonné dans ma tête, froide et cruelle : « Arrête ton cinéma, Léna. Tu es une honte pour ma lignée. Meurs en silence, que je puisse enfin être avec Aurélie. » Il a coupé le lien. Et j'ai senti les crocs des Rogues déchirer ma chair. Pourtant, la mort ne m'a pas libérée. Mon esprit est resté enchaîné à lui, flottant invisible à ses côtés. J'ai vu mon propre cadavre traité comme un déchet. J'ai entendu le guérisseur lui annoncer en tremblant : « Alpha... elle était enceinte. » Mathieu n'a pas pleuré. Il a simplement souri en signant le rapport d'accident : « Mieux vaut ainsi. L'enfant aurait été aussi faible qu'elle. » À cet instant, mon amour s'est mué en une haine assez puissante pour défier la tombe. Il ignorait que je n'étais pas une simple orpheline, mais la fille perdue de la famille royale des Lycans. Un an plus tard, alors qu'il pensait être débarrassé de moi, les portes du Bal d'Hiver se sont ouvertes à la volée. Je suis entrée, non pas comme un spectre, mais comme l'incarnation du Loup Blanc suprême. Devant l'élite pétrifiée, j'ai regardé mon meurtrier et j'ai souri : « Moi, Léna Link, j'accepte ton rejet. »
L'Amour Fou : Une Dette Mortelle
La Rolls-Royce grinça comme une bête blessée devant la villa abandonnée. Trois ans sans la voir, trois ans à la croire enfermée dans sa folie. Mais aujourd' hui, je devais la retrouver. Ma douce Chloé se mourrait, et Isabelle, mon ex-femme, possédait le seul rein compatible. « Isabelle Dubois ! Sors de ta cachette ! » ai-je hurlé, la voix emplie d' une impatience glaciale. Seul l' écho m' a répondu. Alors que mes gardes fouillaient la maison vide, un vieil homme dépenaillé est apparu. « Elle ne sortira pas. Madame Isabelle n' est plus là. Elle est morte. Il y a trois ans. » J' ai ri, un rire amer. Comment osait-elle encore me manipuler, même après tout ce temps ? Mettre en scène sa propre mort ? Pathétique. J' ai piétiné la "fausse tombe" qu' elle avait érigée sous le grand chêne, lui lançant une dernière menace : « Trente-quatre heures, Isabelle, ou tu ne reverras jamais Louis. » Mais mon fils, Louis, s' est échappé et est revenu, ses petits poings serrés, des larmes coulant sur ses joues. Il m' a regardé avec des yeux d' une sagesse insupportable pour un enfant de huit ans. « Maman n' est pas cachée, » a-t-il affirmé d' une voix claire, « elle est morte. C' est elle qui l' a tuée. » Il pointait des yeux accusateurs vers Chloé. Le monde s' est arrêté. Mon sang s' est glacé. « Elle est là, » a-t-il dit en désignant la terre. « Elle vient me voir toutes les nuits dans mes rêves. » Les cauchemars de mon fils décrivaient ma femme, Isabelle, poussée du balcon, souillée et enterrée vivante. Je voulais croire que c' était le délire d' un enfant, un jeu pervers d' Isabelle. Mais sous le chêne, ma pelle a heurté quelque chose. Aujourd' hui, la vérité allait éclater. Et cette vérité pourrait bien me détruire.
L'Éveil de Camille Dubois
Marc est rentré à la maison trois jours après notre dispute, l' air épuisé, jetant sa mallette avec un bruit sourd. J'étais en train de lui préparer sa soupe au poisson quand je lui ai glissé, sans préambule : « On m' a dit des choses sur toi. Et Sophie Bernard. » Son visage s' est figé, juste une seconde, avant de se crisper d' irritation. « Qui t' a raconté ces bêtises ? Sophie est ma collègue. Point. » Il a essayé de m' étreindre, mais je l' ai repoussé, affirmant qu' il était « très, très proche » d\'elle selon mes sources. Il a nié, inventant des excuses de travail ardu, essayant d' acheter mon silence avec un sac de luxe. Le soir, il s' est glissé près de moi, murmuring dans le noir : « Nous sommes toujours mari et femme, n' est-ce pas ? » J'avais l'impression de suffoquer. Chaque instant passé dans nos vies « parfaites », fabriquées par mes sacrifices, devenait une torture. La trahison, l'humiliation, tout a explosé. « Marc, je sais tout pour toi et Sophie. » La vérité, que je sentais au fond de moi mais que je ne pouvais pas prouver, était enfin lâchée. Il s' est redressé d' un coup, m' attrapant le bras, les yeux injectés de fureur. « Qu' est-ce que tu racontes putain ?! Tu veux tout foutre en l' air, c' est ça ? » J'ai laissé mes larmes couler. Je l'ai laissé crier, me secouer, puis me lâcher avec dégoût. Pendant des années, j'avais été la femme parfaite, gérant tout pour qu'il puisse se consacrer à sa carrière. Mais en mon absence, il écrivait à Sophie, l'appelant « ma seule véritable épouse », « l'épouse de mon esprit ». Et moi ? J'étais la "bonne mère, la bonne maîtresse de maison". Un décor. Ce mensonge avait grandi sous mon nez. J'étais tranquillement endormie dans le cocon d'une vie parfaite. J' ai découvert leur journal intime « Ma Seule » sur son ordinateur. 810 fichiers. Des poèmes, des conversations, des plaintes sur la "médiocrité du monde" qui les entourait, des complots pour faire virer des collègues. Le nom de ce dossier, résonnait dans ma tête comme une insulte suprême. C\'était leur jardin d'Éden secret. Un jardin construit sur mes ruines. Quand il a osé me demander de m' excuser auprès de sa « sainte innocente », l'humiliation était totale. J' ai saisi le téléphone devant lui, et j' ai mis le haut-parleur. « Marc m' a dit que je devais te présenter mes excuses. Alors écoute-moi bien, espèce de petite merdeuse manipulatrice ! Tu croyais vraiment que j' allais m' excuser ? » J'ai raccroché, puis, avec un sourire terrifiant, j' ai révélé que j' avais envoyé leur dossier privé à leur directeur. « Échec et mat. » Et ce n' était que le début de ma revanche.
Fleurir Après le Désespoir
Dans l'atelier foisonnant de la Maison Lefevre, j'étais Jeanne Dubois, l'ombre derrière le génie, ma passion pour Antoine Lefevre tissée dans chaque point, chaque croquis. J'espérais que mes créations silencieuses parleraient de mon amour, que ses regards fuyants portaient une promesse. Mais lors du défilé tant attendu, le couperet est tombé. Antoine, sous les projecteurs, a brisé mon cœur en présentant Clara, sa "muse" inconnue, me reléguant au rang d'« imitatrice » devant tout Paris. Dès le lendemain, l'humiliation s'est transformée en torture. Clara, la prétendue inspiration, a tendu un piège diabolique, m'accusant d'avoir détruit un tissu précieux. Sans la moindre hésitation, Antoine, l'homme que j'avais vénéré, m'a traînée, insultée, et a déchiré mes précieux carnets de croquis, l'œuvre de toute ma vie. Puis, il m'a jetée dans l'obscurité d'une cave humide. J'ai enduré le froid, la faim, la solitude, et l'inimaginable : l'ordre de me taillader la main pour « prouver mes remords ». Chaque jour était un enfer de douleur et d'injustice, un abîme de désespoir. Comment un homme que j'aimais à ce point pouvait-il être si aveuglément cruel ? Alors que l'abomination atteignait son paroxysme, Antoine, manipulé par Clara, a tenté de me livrer à des clients ignobles. C'est à ce moment, au bord du néant, qu'un homme mystérieux est apparu, un être doté d'une puissance insondable. D'un simple geste, il m'a arrachée à cet enfer, me projetant sous le soleil éclatant de la Provence. Mon supplice était terminé. Mon histoire, elle, ne faisait que commencer.
Le Bain de Vapeur de la Trahison
La vapeur chaude du hammam me collait à la peau lors de ce qui devait être ma dernière nuit de liberté avant les fiançailles tant attendues. Puis deux brutes inconnues m' ont maîtrisé, leurs visages impassibles. « C'est un cadeau de ta fiancée, petit riche, » a ricané l'un d' eux, avant que la lame d' un couteau ne lacère mon visage. La douleur était insoutenable, mes cris étouffés par la vapeur, tandis que mes mains étaient brisées. Un violent coup à la tête m' a fait chuter, me laissant dans une mare de sang. Alors ma fiancée, Sophie, est apparue, indifférente, suivie de Marc, mon frère adoptif, et la voix calculatrice de ma mère, Catherine. « C'est fait. Il ne sera plus un problème, » a dit Marc, triomphant. Ma mère a ri sèchement : « Bon travail, Marc. Je savais que je pouvais compter sur toi. » J'ai appris qu' il était le fils secret de ma mère et de son prétendu chauffeur défunt, Étienne Fournier, et que mon père, Henri, était emprisonné et torturé. Dans cet hôpital aux rideaux ouverts pour exposer ma déchéance, j' ai entendu ma mère ordonner aux médecins de me maintenir en vie, juste assez pour exhiber ma misère. Ils pensaient que j' étais un légume insignifiant, aveugle et stérile, mais dans l' obscurité de ma conscience, une flamme de vengeance s' est allumée. Couché dans mon lit d' hôpital, j' ai entendu la voix de mon père, mon Henri, que ma mère prétendait en voyage, venir vers moi, se battre pour me joindre. Mon père n' était pas fou, il était leur prisonnier, et ils voulaient que je devienne aveugle et impuissant. La rage a remplacé le désespoir dans mon cœur, me propulsant vers une seule obsession : survivre et me venger. Mon grand-père, que j' ignorais, m' a sauvé et m' a offert une chance de renaître. Mais le chemin pour renaître et affronter ceux qui m'avaient trahi était semé d'embûches.
Destin Réécrit, Amour Brisé
La mort était froide, bien plus froide que les hivers les plus rudes de mon royaume, et Louis, mon fiancé, avait noué les cordes de mes propres mains. Il m'avait murmuré que c'était "pour mon bien", avant de me livrer aux barbares qui souriaient de leur triomphe sauvage. Chaque jour était un supplice, mon corps couvert de blessures, mon esprit brisé, au seuil de la mort. Mon frère, Henri, m'avait envoyée à ce mariage forcé, une autre de leurs machinations, et ma dernière pensée fut une rage impuissante : pourquoi cette Sophie, mon assistante, pour une robe volée, avait-elle mérité une telle vengeance, précipitant ma fin ? Puis, une lumière aveuglante, une chaleur soudaine, et j'ouvris les yeux, de nouveau dans ma chambre, vingt ans plus tôt, le jour de mes dix-huit ans.
Les Cicatrices de la Cuvée
Camille Lemaire s'est annoncée fiancée sur Instagram, me rabaissant publiquement comme «sans le sou». Elle ignorait que j'étais Élodie Dubois, la secrète Gardienne de la Cuvée, la véritable pouvoir derrière le Domaine de Valois. Trois jours plus tard, elle a fait une entrée fracassante au château. En pleine cuisine, elle m'a violemment giflée, m'accusant d'être une "voleuse". Ses amies m'ont jetée au sol. Camille a brutalement tordu le cou de mon chat Truffe devant mes yeux horrifiés, jetant son corps sans vie. Elles m'ont brisé les mains sous leurs talons. Puis, elle a versé une réduction de vin rouge bouillante sur mes jambes. Agonisante et à moitié nue, j'ai été enfermée dans la cave glaciale. Mon corps défiguré fut découvert, les aînés du Valois me reconnurent : la légendaire Gardienne. Pourtant, l'héritier Antoine vacilla, prêt à me trahir pour les mensonges de Camille et son gain personnel. Comment ma propre famille pouvait-elle me livrer, moi, leur protectrice silencieuse ? C'est alors qu'Alexandre de Montaigne a débarqué, brisant le silence. Il a révélé à tous que j'étais la stratège secrète du Valois, et lui, mon exécutant. Aujourd'hui, mes cicatrices guérissent. Je suis la maîtresse incontestée du Valois, mariée à Alexandre, tandis qu'Antoine mendie à mes portes. Mon triomphe est absolu.
L'Éclipse d'une Épouse
Ce soir-là, nous célébrions nos dix ans de mariage dans notre appartement parisien silencieux, où j'avais préparé le plat préféré de Bastien, mon mari architecte renommé, pensant à notre vie ensemble, à notre fils Léo. Mais son appel, évoquant une "urgence au bureau", s'est transformé en une révélation glaçante lorsque des photos d'un vernissage ont révélé sa maîtresse, Chloé, rayonnante à ses côtés, notre propre fils tenant sa main, célébrant le succès de son égérie. Mon cœur s'est brisé en réalisant l'ampleur de cette double vie ostentatoire, de son mépris pour notre anniversaire, l'humiliation publique à laquelle il me soumettait, la complicité de mon fils, et même l'arrachage symbolique de mon héritage familial lors d'une enchère. La douleur était insoutenable, le sentiment d'avoir été réduite à un rôle insignifiant, ma passion de parfumeuse ignorée, et mon amour absolu piétiné par des années de mensonges et de trahisons impardonnables. C'est à cet instant précis, bien au-delà des larmes, que j'ai pris ma décision, tapant sur mon ordinateur un message concis à une agence suisse ultra-discrète : « Je veux simuler ma mort. Accident de voiture. Dans une semaine. Mon mari doit être impliqué. Il doit être le conducteur de l'autre voiture. »
Mort Simulée, Amour Toxique
J'étais Amélie, une petite fleur sauvage de Provence, transplantée à Paris par le puissant magnat Victor. Il m'avait promis un conte de fées, un amour qui transcenderait mon mutisme et mes origines modestes de lavandicultrice. J'ai naïvement cru à mon prince charmant. Mais le palais doré est vite devenu une prison. Le protecteur s'est révélé être un bourreau, sa cruauté sans limite, surtout quand il a froidement orchestré la fausse mort de mes parents pour s'assurer que je lui appartienne corps et âme. Brisée par ce mensonge atroce, ma vie a basculé dans l'horreur. J'ai été enfermée dans une cave suffocante de lavande moisie, l'odeur de mon enfance devenant un instrument de torture. Les humiliations publiques se sont enchaînées, couronnées par le jour où il m'a forcée à donner mon sang pour sauver sa maîtresse, Isabelle, me vidant de ma force vitale. Comment cet homme, qui se disait m'aimer, pouvait-il me soumettre à tant de barbarie ? La douleur devenait une haine glaciale, mon silence une rage impuissante. Je devais trouver une issue à ce cauchemar, une vengeance à la hauteur de mon désespoir. Alors, j'ai pris une décision radicale. J'allais simuler ma propre mort. Non pas pour fuir lâchement, mais pour orchestrer l'ultime acte de ma libération, la vengeance parfaite, une symphonie silencieuse contre l'homme qui m'avait tout pris.
