Livres et Histoires de Backdraft
Le prix de son amour perdu
Le jour où mon mari, Arnaud, a ramené son amour de jeunesse à la maison, j'ai compris que ma vie était sur le point de basculer. Il m'a ordonné de préparer la chambre d'amis pour elle, tandis qu'elle me lançait un regard triomphant. « Voici ta remplaçante, ma chère. » J'ai alors découvert que j'étais un simple substitut, jusqu'à mon alliance qui n'était qu'une pâle copie de la sienne. Il a oublié mon anniversaire, m'a accusée d'empoisonnement et m'a torturée pour la venger. L'humiliation a atteint son paroxysme lorsqu'il m'a piégée dans une fausse cérémonie d'anniversaire de mariage, uniquement pour me jeter un seau d'eau glacée à la figure devant tous leurs amis. Pendant ce temps, ma mère est morte, seule, parce qu'il avait bloqué mes appels alors que je le suppliais de l'aider. J'étais un second choix, une doublure dont le rôle était terminé. Ce soir-là, j'ai signé les papiers du divorce et j'ai pris le premier vol, coupant tout contact. Deux ans plus tard, devenue une artiste célèbre, il me retrouve, prêt à tout abandonner pour moi. Mais je lui ai souri froidement. « Je ne t'aime plus. Et je n'ai plus besoin de toi. »
L'Amour Trahi, La Vengeance D'Aline
Il y a cinq ans, ma sœur adoptive, Dalie, a fauché une personne en conduisant ivre, puis a pris la fuite. Mes parents et mon fiancé, Raphaël, m'ont alors suppliée de me dénoncer à sa place. Selon eux, elle était trop fragile, trop dépressive pour survivre à la prison. J'ai refusé. Ils ont donc utilisé leur argent pour fabriquer des preuves contre moi. J'ai été condamnée. Cinq ans plus tard, je sors de prison, et c'est Raphaël qui m'attend. Il est sur le point d'épouser Dalie. Dans la maison familiale, ma chambre est devenue la sienne ; on m'a reléguée dans celle de la bonne, au grenier. Mais le pire, c'est le mensonge sur lequel tout repose. Des années plus tôt, j'ai sauvé Raphaël d'une leucémie en lui donnant ma moelle osseuse, en secret. Dalie a volé mon acte, falsifié les preuves et s'est fait passer pour son héroïne. C'est pour cette fausse dette qu'il m'a trahie, qu'ils m'ont tous sacrifiée. Ils me croient anéantie, une ex-détenue qu'ils peuvent manipuler. Ils ne savent pas que mon véritable plan a commencé bien avant ma libération. Un contact secret, une nouvelle identité, un billet pour une nouvelle vie. Je n'ai plus que dix jours à supporter leur mascarade. Ensuite, Aline Fuchs n'existera plus.
Rencontre Mortelle: L'Objectif du Destin
La douleur intense de l'accident de voiture me lacérait, le froissement du métal résonnant comme une symphonie macabre, puis le vide. Dans mes derniers instants, une pensée lucide m'a frappé : l'appareil photo. Ce cadeau, offert par Léa, ma meilleure amie, s'était transformé en malédiction. Ma mère est morte, mon père a eu un AVC, notre entreprise familiale a fait faillite. Romain, mon petit ami, m'a lâchement abandonnée, me traitant de « porte-malheur ». Léa, mon dernier espoir, nagait dans la fortune tandis que ses parents, autrefois malades, retrouvaient une santé éclatante. Ce n'est qu'après ma mort que la vérité brutale m'a frappée : l'appareil photo aspirait notre bonheur pour le leur. Guidée par une douleur fulgurante, j'ai rouvert les yeux. La date affichée sur mon téléphone m'a glacé le sang : c'était mon anniversaire, le jour où tout avait commencé. Et là, sur ma table de chevet, se trouvait l'appareil photo, innocemment emballé. Lorsque Léa a fait irruption, gâteau en main, son sourire mielleux, j'ai su. Elle a insisté pour que je prenne ma première photo. Mais cette fois, je n'étais plus la victime naïve. J'ai levé l'appareil, non pas vers mes parents aimants, mais vers elle. « Faisons un portrait de la magnifique marraine de la fête, d'accord ? » Son sourire s'est figé, trahissant une panique à peine dissimulée. Elle tentait de dérouter mon choix, rejoint par Romain, dont la synchronisation était parfaite, cherchant à me guider vers un piège familier. Ils pensaient me manipuler à nouveau. Mais ils se trompaient lourdement. Cette fois, j'étais la chasseresse.
Ma seconde chance: Briser le Cycle
La pluie froide de novembre frappait violemment la vitre de la voiture. Le métal tordu s'enfonçait dans ma jambe, une douleur sourde irradiait dans tout mon corps. Mon fils Léo, son visage pâle sur son lit d'hôpital, ma femme Isabelle au téléphone assurant : "Ne t'inquiète pas, Marc s'occupe de tout. Léo va bien, c'est juste une petite fièvre." Ce n'était pas une petite fièvre ; c'était une pneumonie, et pendant qu'elle "s'occupait de tout" avec Marc, Léo est mort. J'ai tout perdu ce jour-là, ma vie n'avait plus de sens, cet accident n'était que la fin logique d'une existence déjà brisée. J'ai fermé les yeux, acceptant le néant. Puis, une secousse violente m'a projeté en avant. J'ai ouvert les yeux : j'étais dans mon lit, aucun signe de douleur, de sang ou de métal tordu. Mes mains étaient celles d'un homme plus jeune, moins marqué par le chagrin. Je me suis précipité vers le calendrier : 15 octobre 2021, trois ans avant la mort de Léo, trois ans avant ma propre mort. La porte de la chambre s'est ouverte doucement, c'était Isabelle, un sourire radieux aux lèvres, portant la robe que je lui avais offerte. "Clément, mon chéri, tu es réveillé ? J'ai une bonne nouvelle." Mon cœur s'est glacé, je connaissais cette phrase, ce sourire – c'était le début de la fin. "Marc, le frère de mon camarade de guerre décédé, arrive aujourd'hui. Il a perdu son travail et n'a nulle part où aller. J'ai pensé qu'on pourrait l'accueillir chez nous pour quelque temps." Dans ma vie passée, j'avais accepté, j'avais accueilli le serpent dans ma maison. Cette fois, ma réponse fut différente : "Non." Son sourire s'est figé. "Tu es égoïste !" a-t-elle crié. Je l'ai fixée droit dans les yeux : "Isabelle, on va divorcer." Elle ne comprenait pas, ne savait pas que j'avais déjà vécu l'enfer qu'elle s'apprêtait à créer. Je devais sauver mon fils, et cette fois, je me sauverais aussi.
Renaître au Milieu des Flammes
Après trois ans à risquer ma vie dans "la Grande Fumée", j'étais enfin de retour à Marseille, ma ville natale. Je rêvais d'un foyer chaleureux, de l'odeur du bistrot familial, et des bras de Juliette, ma fiancée. Au lieu de ça, j'ai trouvé une porte close, des visages froids, et la terrible vérité : on me croyait mort, et ma fiancée, Juliette, était enceinte de mon propre frère, Cédric. Ma famille, autrefois mon refuge, me regardait avec haine et dégoût, me traitant de monstre contaminé. Cédric a osé me proposer un choix macabre : m'exiler seul pour mourir, ou en finir ici et maintenant. Quand j'ai découvert son horrible supercherie – les deux fèves étaient noires, ne laissant aucune échappatoire – la peur a cédé la place à la trahison. Comment ? Comment ma propre mère pouvait-elle murmurer qu'il aurait « été mieux si j'étais mort » ? Comment Cédric, mon frère, pouvait-il me ligoter sur la place publique, devant nos voisins hurlants, avec l'intention de me brûler vif pour "purifier" un mal que je ne portais pas ? Alors que l'allumette s'apprêtait à enflammer le bûcher dressé par ma propre famille, un son déchirant le silence a retenti, un son que je connaissais mieux que ma propre voix...
