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Dans les rues de Manhattan.

Dans les rues de Manhattan.

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Résumé

Table des matières

Juan-Pablo est un père célibataire qui a été abandonné par sa femme quand leurs enfants Julio et Adrianna avaient respectivement trois ans et trois mois. Cette dernière a quitté sa famille du jour au lendemain parce qu’elle ne supportait plus de vivre dans la pauvreté et aussi parce qu’elle avait rencontré un homme très riche avec qui elle voulait refaire sa vie. Plusieurs années sont passées et les deux enfants ont grandi avec leur père sans leur mère. Plus tard, ils ont obtenu une bourse pour étudier dans la meilleure université de Manhattan et c’est avec un cœur attristé qu’ils ont laissé leur père malade et de sur quoi sur un fauteuil roulant mais, ils étaient quand même heureux de savoir qu’une certaine mère Thérésa allait s’occuper. Ils sont arrivés à Manhattan et ont découvert un lieu très beau et différent de celui où ils avaient vécu. De plus, ils aimaient bien leur université mais ce qu’ils ne savaient pas, c’est que que…

Chapitre 1 En route pour Manhattan.

Il est 7h, la cloche de l’église « Alma de Maria » vient de sonner.

C’est le week-end mais les gens sont déjà debout.

Certains sont à la ferme en train de s’occuper des animaux, d’autres en train de promener leurs chevaux, certains en train de cultiver du blé sans oublier ceux qui sont à l’église en train de préparer le culte du lendemain comme Mère Thérésa par exemple.

Cette femme au cœur d’or comme on l’appelle, est une mexicaine de la soixante qui a immigré à New York, plus précisément dans le village appelé « Bousco » pour poursuivre sa mission: celle d’être une servante totalement dédiée à l’Éternel.

Pas très grande de taille et potelée, elle est comme la mère de toutes les sœurs de l’église et même de tous les habitants du village et surtout, celle qui vient après le prêtre. Ce dernier lui fait totalement confiance et lui confie les tâches importantes de l’église.

Après avoir fini de préparer le culte, elle marche pendant à peu près dix minutes pour se rendre chez une famille qu’elle connaît très bien : La famille PELEGRO.

****Famille PELEGRO.****

Cette famille est composée du père, monsieur Juan-Pablo, du fils Julio et de la fille Adrianna qui est la dernière de la fratrie. C’est une journée riche émotionnellement car Julio et Adrianna s’apprêtent à aller à Manhattan qui se trouve à 8h de route en train pour continuer leurs études afin d’avoir une vie meilleure plus tard.

— Bonne route pour Manhattan mes enfants! Je vous aime fort! Leur dit leur père, assis sur son fauteuil roulant.

Il est dans la fin de la quarantaine et est atteint d’une maladie du cœur qui s’est aggravée suite à une déception très grave venant de celle qui était autrefois sa compagne.

Il ne peut plus faire d’effort physique au risque d’empirer sa situation.

— Merci papa! Je t’aime beaucoup tu sais! Porte toi bien! Je te promets qu’on sera très sages, mon frère et moi! Réplique-t-elle avec des larmes aux yeux.

— Et qu’on fera tout pour que tu ne sois plus dans cet état. C’est une promesse papa, une promesse de ton fils!

Ils sont accroupis devant lui et chacun lui tient la main. — Je compte sur vous mes enfants. N’oubliez pas toutes les valeurs que je vous ai inculquées. Je suis désolé parce que je n’ai pas pu garder votre mère auprès de moi pour qu’on vous élève ensemble.

Il craque. La douleur est trop forte. Il n’a pas oublié cette période douloureuse de sa vie alors, il laisse couler les larmes de ses yeux.

Adrianna se précipite pour trouver un mouchoir qu’elle utilise pour essuyer ses larmes avec puis, elle lui dit:

— Ne t’inquiète pas papa, tu as fait de ton mieux. Tu t’es occupé de nous avec amour et c’est l’essentiel. Et quant-à celle qui s’avère être notre mère, on s’en fout papa. Julio n’avait que trois ans et moi trois jours quand elle nous a quittés après avoir laissé cette maudite lettre pour te dire qu’elle en avait marre d’être pauvre et qu’elle avait trouvé un homme riche pour continuer sa vie.

Elle est pleine de colère quand elle parle et ses larmes ne s’arrêtent pas.

— Je suis fier de la merveilleuse jeune femme que tu es aujourd’hui. Et toi Julio, promets-moi que tu prendras bien soin d’elle.

— C’est ma petite sœur adorée papa! Je prendrai soin d’elle comme je l’ai toujours fait, voire même plus! Fais-moi confiance!

Au même moment, les pas de mère Thérésa se font entendre hors de leur maison qui date de plusieurs années et dont les murs sont vieillots.

— Je vais aller la chercher papa, dit Adrianna.

Elle se lève et se précipite dehors.

— Mère Thérésa, bonjour!

Elle se jette dans ses bras.

—- Je suis contente que vous soyez là!

Mère Thérésa s’appuie sur sa canne et continue de marcher, direction le salon.

— Merci ma petite Adrianna! Je suis venue vous dire au revoir et m’occuper de votre père.

Depuis l’événement tragique qui avait touché la famille, mère Thérésa avait fait le vœu de s’occuper d’eux en élevant Julio et Adrianna comme si c’était ses propres et en s’occupant aussi de leur père. Elle était un peu comme une mère pour ces deux enfants… Elle entre et s’installe.

— Bonjour monsieur PELEGRO, vous allez mieux?

— Bonjour! Ça va mais je suis quand même triste car d’ici quelques minutes, mes enfants ne seront plus là! —

Je vois! Ils sont grands et il est temps qu’ils pensent au futur monsieur PELEGRO et ne vous inquiétez pas, on ira souvent les voir à Manhattan.

Chacun sourit. Elle leur donne quelques conseils comme une mère conseille ses enfants avant que ces derniers n’aillent en mission.

— Soyez sages mes petits et surtout, n’oubliez pas que vous pourrez toujours compter sur moi! Je veillerai sur votre père comme je l’ai toujours fait. Vous savez, vous avez grandi devant mes yeux et la vie n’a pas été facile! Heureusement que la sainte Marie était et est à vos côtés.

Elle fait le signe de croix avant de continuer:

— Et je crois qu’elle vous réserve un bel avenir à Manhattan. Un avenir qui va non seulement changer votre vie, mais celle de votre père aussi. Soyez sages mes petits!

Adrianna pleure en écoutant ces paroles et encouragements touchants. Mère Thérésa pour la consoler, lui demande de venir dans ses bras et elle le fait. Avec une voix tremblante, la petite lui dit:

— Mère Thérésa, c’est une séparation difficile bien qu’elle soit temporaire.

— Tu as raison! Mais sois forte ma petite. Ce n’est pas une séparation vaine, c’est pour une bonne cause.

— Merci beaucoup, merci infiniment pour tout mère Thérésa. Marie vous rendra tout le bien que vous avez fait et que vous continuez de faire.

— Merci ma petite et qu’il en soit ainsi!

Elle fait le signe de croix et fait un bisou sur son chapelet qu’elle a au cou.

Tous ensemble, ils s’enlacent. Puis, Julio et Adrianna prennent leurs sacs et se rendent à la gare où ils prennent le train pour Manhattan.

Il est 10h et le trajet va durer 8h de temps. Mère Thérésa reste auprès de Juan-Pablo pour s’occuper de lui. Elle lui donne les médicaments traditionnels qu’elle seule sait faire puis, elle lui fait son thé préféré avant de le conduire à l’extérieur pour sa balade matinale depuis sa chaise roulante.

*****Dans le train.****

Assis derrière, chacun admire le paysage du village avec une grande nostalgie. Adrianna ne peut s'empêcher de pleurer car son père Juan-Pablo commence à lui manquer et aussi parce qu’elle est consciente que son problème de cœur est grave et que ça peut l’emporter à tout moment.

Remarquant la tristesse de sa sœur, Julio ne peut s’empêcher de faire quelque chose. Il passe son bras autour de son épaule, lui fait un bisou tendre sur le front avant de lui dire: — Je comprends ta douleur mais fais confiance à ton grand-frère.

Papa sera bien traité par mère Thérésa. Elle s’est toujours très bien occupée de lui et de nous depuis que maman est partie pour ce putain d’homme riche!

Une colère se dessine sur son visage pendant qu’il parle.

— Je n’avais que trois jours Julio, trois jours et toi trois ans. Elle pouvait au moins attendre qu’on grandisse mais non, elle ne l’a pas fait! Elle est partie Julio! Elle a osé laisser cette maudite lettre à papa! Une lettre qui a empiré sa situation à jamais! Regarde, maintenant il est sur un fauteuil roulant parce qu’il n’a plus assez de force pour tenir debout pendant ne serait-ce que dix minutes!

— Si tu savais combien je la déteste, Adrianna! Je te jure que si par malheur je la croise un jour…

Les hommes sont réputés pour être des êtres insensibles, des êtres qui pleurent rarement mais qui, lorsqu’ils pleurent, leurs larmes sont sincères et c’est le cas de Julio. Il laisse couler une larme à la suite de sa phrase car des fois, les mots ne suffisent plus.

— Sais-tu à quoi elle ressemble au moins? Moi je n’ai aucun souvenir d’elle!

— Non, plus vraiment! Mais peut-être que si je la vois, les souvenirs de mon enfance avec elle feront surface dans ma tête.

— Je ne la déteste pas mais je la hais de toutes mes forces et de toute mon âme même si mes yeux ne se sont jamais posés sur elle! Elle est pire qu’une diablesse cette femme! Tu as vu dans quel était papa est? Julio, l’état de papa est grave! C’est Dieu qui le maintient en vie depuis ces années sinon il ne serait plus là!

Elle fond en larmes une fois de plus. Son frère la prend dans ses bras et essuie ses larmes. Au bout de quelques minutes, elle s’en dort. Alors qu’il ne reste que deux heures de route, elle est réveillée par son frère.

— Tu dois manger. Tiens!

Il sort un morceau de pain fait par mère Thérésa et le lui donne.

— Merci mais, je n’ai pas faim.

Il touche son cou pour voir si elle n’est pas malade par hasard.

— Au moins tu ne chauffes pas et c’est bien! Tu n’es pas malade!

— Oui, tout va bien! Juste que je suis un peu fatiguée.

Elle s'endort à nouveau. Julio remet le pain dans le sac et s’en dort aussi.

Plus tard, ce sont les bruits des motards, des trains, des voitures et des chansons urbaines qui réveillent Julio et au même moment, un bruit se fait entendre du train : « Welcome to Manhattan - Bienvenido à Manhattan - Bienvenue à Manhattan ».

Il réveille sa sœur sur le champ.

— Nous sommes arrivés, nous sommes à Manhattan Adrianna!

Il est ébloui par la beauté de ce lieu. Il y a des bâtiments hauts et bien construits partout. Les voitures n’ont rien à voir avec celles qui sont au village. Tout est nouveau pour lui. À ce moment précis, il ressemble à un enfant qui vient d'ouvrir son cadeau de Noël et qui dit : « Waouh »!

Au même moment, Adrianna se réveille et regarde le paysage.

— C’est beau ici Julio!

— Ah oui, c’est magnifique!

Elle le regarde, sourit et lui fait un câlin. Il est exactement 18h quand le train se gare et tous les passagers descendent avec leurs bagages.

Une fois hors du train, ils appellent le numéro de l’association d’hébergement de l’État qui leur a accordé un appartement à cause de leurs bourses obtenues pour faire leurs études à l'université Beverly Hills pour qu’on vienne les chercher.

En attendant que quelqu’un vienne, ils marchent dans les rues de Manhattan, pas loin de la gare bien sûr et ils visitent.

— À présent, je suis dans les rues de Manhattan! C’est un rêve qui se réalise Julio!

Elle est joyeuse.

Juste à côté, il y a un bar qui met une musique festive : « Amaral - Mares Igual Que Tù ».

Adrianna connaît très bien cette chanteuse car c’est sa préférée. Elle connaît toutes ses chansons et les interprète souvent avec sa guitare.

— Et si on dansait pour fêter ça?

Ils déposent leurs sacs à côté et ils se mettent à danser devant les passants.

Ces derniers sourient quand ils les voient et certains n’hésitent pas à prendre des photos et vidéos.

Le propriétaire du bar est tellement content qu’il leur donne un billet d’argent pour les encourager et cet acte encourage d’autres personnes qui font de même. Ils sont tellement contents.

Quand la musique s’arrête, ils les remercient avant de prendre leurs bagages et au même moment, un numéro les appelle.

— Nous sommes devant le bar « la barea », dit Julio.

— Nous sommes en face, dans une voiture jaune. C’est un taxi.

Il jette un coup d’œil et voit le voiture puis, il fait signe à Adrianna.

— Ils sont là, allons-y!

Ils vont vers le taxi et trouvent un homme au volant avec une femme sur le siège passager.

— On m’a chargé de vous ramener! Je vous présente ma femme!

Les salutations et présentations se font rapidement. Ils installent leurs bagages derrière et s’installent dans le taxi.

À suivre…

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Mis à jour : Chapitre 2 2.   06-28 10:24
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