Livres et Histoires de Theron Blackwood
Le Jour Où Mon Amour M'a Tuée
Atteinte d'une maladie neurologique incurable, les médecins m'ont annoncé qu'il ne me restait que quelques jours à vivre. Mais pour Gabriel, mon mari, ce n'était qu'un mensonge de plus pour attirer son attention. Il m'a quittée pour son premier amour, Léa, la femme pour qui il m'avait toujours méprisée. Alors que la maladie me consumait, il m'a chassée de notre maison pour qu'elle puisse s'y installer. C'est là, seule et abandonnée, que j'ai rendu mon dernier souffle. Pourtant, mon âme est restée, piégée sur terre. J'ai dû assister, impuissante, à la scène la plus cruelle qui soit : le jour de mon enterrement était aussi celui de son mariage. Mais mon beau-frère, Axel, le seul à avoir cru en moi, a fait irruption à la cérémonie. Il a révélé la vérité sur mon empoisonnement et a brandi devant tous l'antidote arrivé trop tard. Pour Gabriel, le véritable enfer ne faisait que commencer.
Le Devoir de Détruire
Grandir à l'ombre de ma sœur, Chloé, m'avait toujours laissée dans l'ombre, mais mon mariage avec Jean-Luc, mon Jean-Luc parfait, était mon seul havre de paix, ma seule victoire. Notre dîner de famille annuel au domaine viticole de Bourgogne, chargé de traditions et d'attentes tacites, semblait, comme toujours, être une épreuve de plus. Soudain, ma belle-mère, la matriarche impitoyable, a brisé le silence : « Chloé est seule maintenant. Jean-Luc, tu as un devoir : tu feras un enfant à Chloé pour perpétuer la lignée. » Sous le choc, mon cœur battait à tout rompre, mais c'est en le découvrant plus tard, enlacé avec ma sœur dans son lit, que son masque de loyauté s'est effondré, révélant une trahison nue et brutale. Je suis devenue une automate, regardant chaque nuit Jean-Luc quitter notre lit pour la rejoindre, me consumant lentement tandis que Chloé, elle, rayonnait d'un éclat triomphant. Ma propre mère me réprimandait pour ma fatigue, me sommant d'être une femme épanouie pour un homme comme Jean-Luc, tandis que ma belle-famille me traitait avec un mépris à peine voilé, me reprochant mon « ingratitude » et ma « paranoïa ». Quand Chloé a annoncé sa grossesse, la joie a explosé dans la pièce, et Jean-Luc, avec une fausse tendresse abjecte, a murmuré que nous élèverions cet enfant « ensemble », me prenant pour une idiote aveugle et docile. Une colère froide, pure et tranchante, grandissait en moi, ne voyant plus que l'horreur de cette mascarade et l'injustice de ma solitude. Mais ce soir-là, ma passivité est morte, remplacée par une résolution glaciale : j'ai décidé que je partirais, non pas en fuite, mais en architecte de ma propre libération, en glissant une convention de divorce dans les papiers qu'il a signés à la hâte, et en entamant une vengeance qui allait le détruire comme il m'avait détruite.
Chloé, l'Amère Vérité
À un mois de l'examen de Polytechnique, notre studio d'étudiant étouffait sous la tension. Antoine, mon petit ami depuis trois ans et un génie de Normal Sup, arpentait la pièce, nerveux. Pour la dixième fois en deux semaines, il a abordé le sujet qui me rongeait : il voulait abandonner ses études, son avenir, pour donner des cours particuliers à une lycéenne nommée Chloé. Il a déménagé ses affaires sans un mot, laissant juste les clés sur la table, un adieu lâche qui a brisé mon cœur déjà blessé. Mon téléphone a sonné, c'était lui qui me demandait des faveurs pour sa nouvelle protégée. « Manon, tu peux aller chercher mes fiches à l'internat de l'ENS ? Chloé en a besoin pour son grand oral, c'est urgent. » Il m'avait jetée, mais s' attendait toujours à ce que je sois sa domestique. C'était le comble de l'effronterie. Ma tristesse s'est transformée en colère froide. J' ai senti une pensée cruelle et déformée émaner de lui, une vision de moi comme un boulet qu'il fallait gérer avant de pouvoir passer à sa "vraie vie". « Non, » ai-je coupé. « Débrouille-toi. » Et j'ai raccroché, le bloquant sur toutes les plateformes. Un petit geste, une libération immense. Mais trois jours plus tard, sa mère m'a suppliée d'aller voir Antoine. Arrivée à l'adresse, j'ai entendu Chloé se moquer de moi, me décrivant comme un "boulet" dont il cherchait à se débarrasser. La nausée m'a prise. Toute ma pitié s'est évaporée. Je me suis retournée sans un bruit, la fureur me consumant, déterminée à récupérer ma vie.
Le Pari Cruel: Chute d'un Amant
Antoine est arrivé un soir, l'air complètement abattu, un murmure brisé : « J'ai tout perdu, Manon. » Mon cœur d' étoile prometteuse à l' Opéra de Paris s' est serré, et sans hésiter, j' ai tout sacrifié : mes économies, mes bijoux, et même mon rêve, pour ouvrir une humble boutique de fleurs. Mes mains, autrefois dédiées à la grâce des arabesques, se sont calleuses, et chaque euro gagné avec peine était précieusement mis de côté, brique par brique, pour racheter l'appartement de son enfance, reconstruire son rêve. Mais un soir, une notification glaciale interrompit ma journée harassante : "Antoine Leclerc est en direct." Curieuse, j'ai cliqué, et l'image brouillée d'un bar luxueux se dévoila, suivie de son rire, vibrant d'une arrogance que je ne lui connaissais pas. « Tu ne peux pas imaginer à quel point c'est drôle. Elle y croit vraiment. » Un autre rire gras, celui de Cédric, son meilleur ami, résonna : « Sérieux ? Elle pense toujours que t'es fauché ? » Mon cœur a cessé de battre. « Mieux que ça, » a continué Antoine, plein d'une amusement cruel. « Elle se lève à l'aube pour vendre des pissenlits. Elle met chaque centime de côté pour racheter mon vieil appart. Ma petite fleuriste de quartier... C'est pathétique. » Le monde s'est écroulé autour de moi. La voix de Chloé, maniérée, s'est jointe à la conversation : « Antoine, tu es terrible ! Mais ses mains, tu as vu ses mains ? On dirait des mains de paysanne. Comment tu fais pour la toucher ? » Antoine a éclaté de rire : « Je ferme les yeux, ma chérie. Je ferme les yeux et je pense à toi. Ou je pense à l'argent que son petit commerce minable me rapporte. Ça aide. » Les mots étaient des gifles, brisant toutes mes illusions. Cédric a renchéri, avouant le cruel pari: « Le meilleur, c'est le pari. Tu vas le gagner haut la main. Transformer une danseuse étoile en prolo qui vend des bouquets à dix euros, personne n'y croyait. » La nausée montait, la honte me submergeait, mais une clarté glaciale m'envahit: c'en était fini des larmes. Je n' allais pas lui donner un centime de plus. Cette humiliation ne resterait pas impunie.
Jeanne: L'Héritière Résiliente
Mon mal de tête lancinant n'était que le début de l'horreur. Jeanne, étudiante en art, se réveille dans une geôle rurale, son corps engourdi et ses souvenirs flous. Ses vêtements ont été remplacés par une grossière toile de sac, et l'air sent la paille moisie. Puis la révélation tombe, brutale : son amie Élodie l'a vendue à la famille Martin, qui compte la marier de force à leur fils. Objet, marchandise, elle est battue, séquestrée, et jetée comme un sac de pommes de terre. La trahison d'Élodie consume Jeanne, assise dans l'obscurité, le cœur brisé mais l'esprit embrasé par une question lancinante: pourquoi elle ? Le monde s'écroule autour d'elle, pourtant, au fond du désespoir, un nom, celui de sa famille, résonne comme un cri de guerre. Elle s'appelait Jeanne Dubois, et ils allaient le regretter.
L'Amour qui Vient du Passé
Je me suis réveillé avec cette douleur familière à l'estomac, le signe avant-coureur de ma fin passée. La lumière blafarde de Paris filtrait et, encore une fois, j'étais dans cette chambre luxueuse mais froide, partagée avec ma femme, Juliette Gordon. Mon téléphone vibra : Robert Clarke. Avant même de décrocher, je savais. Le scandale avait éclaté. Les journaux affichaient Juliette et Alan Figueroa. Liaisons, chutes d'actions. Dans ma vie précédente, cette nouvelle m'avait anéanti, j'avais crié. Cette fois, j'ai juste coupé la sonnerie. La porte s'est ouverte, Juliette est entrée, les papiers du divorce à la main. « Kyle », commença-t-elle, « nous devons parler. Pour protéger Alan, la maison… nous devons divorcer. » Je me suis souvenu. Ses mêmes mots, la même justification. Elle avait insisté sur sa dette envers la sœur décédée d'Alan. J'avais refusé de signer, et Alan m'avait accusé de harcèlement. Juliette l'avait protégé en me sacrifiant. J'avais tout perdu : ma réputation, ma dignité, ma vie, mort seul d'un ulcère. Se répétait le même schéma, la même trahison. Elle croyait pouvoir tout racheter, tout arranger, comme avant. « Tu ne voudrais pas que ta famille à Bordeaux… », lança-t-elle, menaçante. D'accord. Je signerais. Je ne leur donnerais plus cette arme, mon amour. « Mais j'ai une condition », dis-je, la regardant droit dans les yeux. « Je veux tout ce que tu proposes. » J'ai signé les papiers, sans les lire. « Ce ne sont que des choses matérielles après tout. » Puis je leur ai demandé de partir. Ils riaient. Cette fois, la victoire ne serait pas la leur. Mon téléphone vibra : Robert, répétant les mêmes mots sur la culpabilité de Juliette. Je me souvenais de sa réponse glaçante : « Parce que je sais que tu m'aimes, Kyle. Alan, lui, ne le supporterait pas. » Cette fois, elle ne m'utiliserait plus. Cette fois, je reprendrais ma vie en main.
L'Héritière Oubliée : Une Vengeance au Goût Amer
Mon monde, celui d'Amélie, vigneronne passionnée au cœur de Bordeaux, s'est construit autour d'une rencontre providentielle : celle d'Étienne, recueilli une nuit pluvieuse, blessé, silencieux, pour qui mon cœur s'est épris d'un amour aussi profond qu'un grand cru. Pendant trois ans, il fut mon ombre, mon protecteur, ma seule certitude. Mais cette douce illusion s'est fracassée le jour où Chloé, ma demi-sœur au sourire d'ange et à l'âme vénéneuse, a fait irruption dans nos vies, et qu'Étienne, mon impassible roc, a enfin montré de l'intérêt… pour elle. Chaque tentative de ma part pour dénoncer ses manipulations était récompensée par une vengeance terrible orchestrée par le mystérieux «Prince de fer», jusqu'au sabotage de mes vignes, l'héritage de ma mère, et l'humiliation publique. Quand Chloé, pour me briser définitivement, a détruit la dernière bouteille de vin laissée par ma mère, la rage m'a poussée à la démasquer publiquement. La rétribution fut immédiate et brutale : kidnappée, jetée dans une cave, mes mains, celles qui sentaient la terre et le raisin, celles qui faisaient le vin, ont été impitoyablement brisées à coups de marteau, anéantissant ma carrière, mes rêves, ma vie. Alors, tandis que la douleur lacérait mon corps, j'ai cherché mon téléphone pour appeler le seul homme capable de me sauver, Étienne. Et c'est là, dans l'écho morbide du combiné, que j'ai entendu la voix qui allait achever de me détruire : la sienne. « Assurez-vous qu'elle souffre, mais ne la tuez pas. Je veux qu'elle m'appelle. Je veux qu'elle me supplie de la sauver. » Monsieur Chevalier. Étienne. Le «Prince de fer». L'homme que j'aimais était mon tortionnaire. Le téléphone a glissé de mes doigts brisés, anéantissant mon dernier souffle d'espoir. Comment survivre à une pareille trahison ? Comment échapper à la vengeance de celui qui vous a tout pris ? C'est dans cette obscurité abyssale que naîtra mon désir ardent de justice, de survie forcée, et la quête d'une reconstruction inattendue auprès d'un allié insoupçonné.
