Livres et Histoires de Ella Star
Renaissance du Vigneron : Un Second Cru Mortel
Le jour de notre anniversaire de mariage, alors même que je succombais dans une ruelle sombre, la vérité m'a frappé. Ma femme, Camille, et son amant Olivier, riaient de ma naïveté, révélant que ma "maladie" n'était qu'une mise en scène pour s'infiltrer dans mon monde. Accusé d'espionnage, mon nom traîné dans la boue, mon vignoble familial détruit, mes parents ruinés... tout était de leur fait. Le pire, c'était de comprendre la manipulation : la famille de Valois n'avait jamais sauvé mon père, elle avait provoqué notre première faillite. Et surtout, que le "vin miracle" de ma famille, capable de guérir les incurables, cette "cuvée spéciale" qui m'avait permis de "sauver" Camille, était réel. Comment avais-je pu être aussi aveugle ? Pourquoi une telle trahison alors que je leur avais tout donné ? Puis, je me suis réveillé. Le soleil filtrait à travers la fenêtre, l'odeur du raisin me ramenait à un passé que je croyais perdu. Cette fois, les choses seraient différentes.
Cinq Ans à Genoux
Pendant cinq ans, j'ai vécu à genoux, frottant le sol pour un mari obsédé par la propreté. Antoine Leclerc, mon époux, disait que la saleté était sa phobie, que le contact le répugnait, surtout le mien. Notre mariage arrangé était une cage dorée où j'avais tout perdu, ma dignité, ma liberté, ma voix. J'ignorais que cette farce de "phobie" n'était qu'un paravent cynique pour me garder intacte. Toute ma vie était un mensonge orchestré par lui. Un soir, mon monde s'est effondré quand Antoine a brisé sa façade glaciale. Face à ma stupéfaction, il a ri, un rire cruel que je ne lui connaissais pas. Devant son amante complice, il m'a annoncé, sans fard, l'horreur. « Je mets ta virginité aux enchères, Élise. » Ces mots, sortis de sa bouche, ont fait chavirer mon âme. J'étais la pièce maîtresse de sa prochaine fortune, un objet à vendre au plus offrant. Puis, l'humiliation a atteint son paroxysme, m'arrachant mes vêtements, me jetant sous une douche glacée. Je me suis retrouvée à moitié nue, exposée comme un spectacle pour ses "amis" à travers la fenêtre. Leurs rires et les offres grimaient ma détresse. Je me sentais à la fois vidée et remplie d'une rage que je ne connaissais pas. Comment osait-il me traiter ainsi après toutes ces années de soumission ? Comment avait-il pu être si parfait dans sa cruauté ? Puis, une lueur : le souvenir du numéro de téléphone de Madame Leclerc, sa grand-mère. C'était ma seule chance, mon dernier espoir, avant d'être vendue à des inconnus. La vente aux enchères avait commencé, mais la partie n'était pas encore terminée.
Sophie, la Briseuse de Rêves
Le vent glacial du Palais Froid me fouettait le visage, mais mon cœur était déjà gelé. Vingt-et-un ans que je luttais dans ce monde étrange, vingt-et-un ans à tenter de rentrer chez moi. Ma mission, celle que le système m'avait imposée pour guérir une maladie incurable dans ma vraie vie, était simple : séduire quatre hommes, quatre « cibles », et obtenir leur amour absolu. J'avais tout donné, partagé leurs vies, leurs joies, leurs peines, jusqu'à devenir leur plus proche confidente, leur unique soutien. Puis, elle est arrivée. Sophie Martin, la "séductrice" suivante. Avec ses larmes et son innocence simulée, elle a tout détruit, retournant chacun d'eux contre moi. Ils me détestaient. Tous les quatre. Le système venait de m' annoncer mon échec, synonyme de mort, ici et dans la réalité. Ma mort simulée par pendaison fut interrompue par un seau d'eau glacée, jeté par Pierre, mon frère adoptif. Il avait juré de me protéger pour toujours, mais son regard n'était plus que mépris. Antoine Leclerc, mon ami d'enfance et premier amour, m'a repêchée du lac glacial après ma tentative de noyade, ne cessant de m' accabler de reproches, persuadé que je jouais la comédie pour attirer l'attention. Leur indifférence, leurs jugements, faisaient plus mal que tout – surtout quand Sophie, l'innocente manipulatrice, réapparut, transformant ma vie en un enfer public. Ils me croyaient instable, folle, et décidèrent de me cloîtrer dans un ermitage isolé, loin de tout, sous la garde de Sophie. Le voyage fut une torture, chaque cahot du chariot ravivant la douleur de mes blessures internes infligées sans scrupule par Sophie. Je me suis réveillée dans une chambre austère, le corps brisé. Elle m'a souri, ce masque de douceur glissant enfin pour révéler un rictus triomphant. « Tu es le personnage secondaire pathétique. Ton seul rôle est de souffrir pour que je puisse briller. » Le fouet s' est abattu, encore et encore. Mais dans ce piège, au désespoir, j' ai entrevu une minuscule chance, une vengeance froide. Un mille-pattes de feu. Son venin mortel. Un antipoison contre celui de Pierre. J' ai saisi ma chance, misant ma vie sur ce pari insensé. Lentement, mes doigts ont frémi. Quand ils sont revenus, ces hommes abusés par Sophie, j'ai levé ma manche, révélant les marques du fouet. Leurs visages se sont décomposés. Leurs regrets étaient tardifs. J'ai alors scellé mon destin, et le leur.
La Seconde Chance Retrouvée
J' étais là, un verre de champagne à la main, au milieu du vernissage de mon père, le bruit des rires résonnant comme un lointain écho. Une seconde auparavant, mon corps usé par la maladie, j' agonisais seule dans un lit d' hôpital, vidée de tout espoir. La seconde d' après, le passé irréel se tordait: j' étais revenue cinq ans en arrière, au jour exact où ma vie avait basculé. Mon fiancé, Marc Fournier, flottait à la périphérie de ma vision, son sourire autrefois charmeur me donnait la nausée. Dans ma première vie, j' avais tout donné à cet homme, héritière d' une famille d' artistes, je croyais qu' il aimait mon art, mon héritage, et moi. Quelle idiote j' avais été. Il s' est approprié nos œuvres, a vidé nos comptes, nous a laissés sans rien. Pire, il a organisé son propre décès dans un faux accident de voiture pour disparaître avec une autre femme, me laissant anéantie, endettée et seule face au deuil et à la ruine. Je suis morte seule, dans la pauvreté, apprenant par hasard, via un article en ligne, qu' il menait une vie de luxe à l' autre bout du monde. Il ne m' avait jamais aimée. J' étais juste un pion, un outil pour son ascension sociale et financière. Mais maintenant, j' étais de retour. J' avais une seconde chance. Et je n' allais pas la gâcher. Mon père s' est approché de moi, son regard bienveillant posé sur mon visage, me demandant si j' allais bien. Les bras croisés et le cœur battant à tout rompre, je me suis redressée dans mon lit d' hôpital. «Madame Fournier, vous pouvez dire à votre fils que nos fiançailles sont rompues. Définitivement.» Je me suis ensuite tournée vers Thomas, un sourire immense aux lèvres. «Thomas Bernard, j' accepte votre proposition.» Le jeu avait commencé. Et cette fois, c' est moi qui fixais les règles.
L'Amère Cuvée de la Trahison
Le test de grossesse positif, posé sur ma table de cuisine, était un miracle : j' étais de nouveau enceinte, malgré ce que les médecins avaient dit. Pourtant, quand j' ai annoncé la nouvelle pleine d' espoir à mon mari, Joseph, il m'a jeté un regard froid, pointant des sacs de luxe pour bébé près de l'entrée. « Ces affaires ne sont pas pour toi, Juliette, » a-t-il déclaré d'une voix plate, avant d'ajouter : « Carole est enceinte. » « Tu ne peux pas me donner d'enfant, » a-t-il asséné, me brisant le cœur avec l' annonce de l' héritier conçu avec son assistante. Sous le choc, j' ai affronté cette femme, Carole, et son sourire triomphant; Joseph, lâche, s' est effacé tandis que son garde du corps me poussait violemment. Mon ventre, soudain transpercé de douleur, se vidait de vie ; je ne pouvais comprendre cette cruauté, cette trahison, ce sang qui s' écoulait, emportant avec lui notre enfant et tout espoir. Alors que Joseph me narguait, me laissant pour aller rejoindre sa maîtresse, la Juliette que j'étais est morte, et à sa place est née une femme plus dure, prête à se venger.
Le Jouet de la Galériste
À dix-huit ans, pour sauver ma sœur, j'ai tout donné à Juliette Larson, ma mécène puissante, croyant que notre amour sincère était la lumière de ma vie. Pourtant, le retour inattendu de Robert, son ex-fiancé arrogant, a déchiré le voile de cette illusion, révélant la vérité cruelle : tout ce que Juliette me donnait n'était qu'une imitation, une pâle copie de son passé avec lui. J'ai été publiquement humilié, nié, traité de « jouet » ou de « chien », puis piégé par Robert et jeté dans une cave sombre par Juliette elle-même, ma fierté et mon cœur brisés en mille morceaux. Comment avais-je pu me tromper à ce point ? Comment tant d'affection et de promesses pouvaient-elles n'être que des mensonges calculés ? Alors que le monde s'effondrait autour de moi, une opportunité inespérée de partir pour Genève s'est présentée, me donnant la force de couper les ponts avec un passé empoisonné et de reconstruire ma vie, loin d'elle.
Trop Tard pour les Larmes
Amélie Dubois, piégée dans un mariage arrangé qu'elle méprisait, ne rêvait que de liberté. Elle ne cessait de provoquer son mari, Antoine Moreau, par des humiliations publiques et des affichages intimes avec Lucas Valois, son charismatique amant. Contre toute attente, Antoine, d'habitude si résigné, accepta enfin de la libérer, mais à une condition inattendue : cinq dernières faveurs. Amélie, impatiente de sa liberté, accepta sans réfléchir, transformant chaque « faveur » en un nouveau terrain de jeu pour sa cruauté, l'humiliant en public, l'abandonnant à la gare, et le giflant de plein fouet, aveugle à la maladie qui rongeait Antoine en secret. Son calme face à sa méchanceté et la vision de son crâne dégarni ne firent que renforcer son mépris, la poussant à crier devant Lucas : « Je préférerais te voir mort plutôt que de rester mariée à toi une minute de plus ! » et Antoine répondit étrangement : « Très bien. » Le lendemain, Antoine mourut, mais Amélie, persuadée d'une ultime machination pour la retenir, rejeta la nouvelle avec mépris, ignorant que cette indifférence venait de la condamner à l'agonie d'une vérité bien plus cruelle.
