Livres et Histoires de Mylove
Le complot amoureux, sa vengeance fatale
Allongée sur mon lit d'hôpital, incapable de bouger, j'ai vu l'homme que j'aimais ordonner ma destruction. Renaud n'était pas là pour me soutenir après l'accident qu'il avait lui-même orchestré, mais pour s'assurer que le médecin m'injecte ce neurotoxique. En quelques secondes, mon monde s'est éteint : mon odorat, ce don absolu qui faisait de moi l'héritière de la Maison Colin, avait disparu. Mais la perte de mon art n'était que le prélude à l'horreur. En fouillant son coffre-fort, j'ai découvert l'impensable : des échographies, un enfant caché de trois ans nommé Maël, et sa mère... Christie, ma propre meilleure amie. Pendant qu'ils me gavaient de pilules « pour la fertilité » qui me stérilisaient, ils élevaient leur fils pour qu'il prenne ma place et mon héritage. Ils m'ont humiliée publiquement, me faisant passer pour une folle hystérique et jalouse devant toute la haute société, attendant simplement que je meure de chagrin. Ils pensaient m'avoir brisée, ils pensaient que la douce Amandine s'éteindrait en silence. Quelle erreur. J'ai mis en scène ma propre mort dans un ravin breton, laissant Renaud sombrer dans une culpabilité dévastatrice et la folie. Aujourd'hui, mon odorat est revenu, plus aiguisé que jamais, et je ne suis plus une proie. Je suis le chasseur, et la traque ne fait que commencer.
La Revanche d'un Mari Oublié
Au club hippique, j'ai couru, le cœur battant, pour ma fille Ella. Mais la scène qui m'a glacé le sang a arrêté ma course : ma femme, Juliette, le bras gracieusement posé sur celui d'Alan Evans, formait avec lui un couple parfait, tandis que mon cœur de père et de mari était nié. Ella, ma fille de cinq ans, à qui je tendais les bras, a refusé mon étreinte pour murmurer : « Je veux que tonton Alan me porte. » Juliette a regardé mon désespoir avec un mépris évident. Pourtant, j'ai continué à me dévouer. Jusqu'au jour où ma mère est décédée. J'ai appelé Juliette, la voix brisée. Sa réponse a été tranchante : « Oh. C'est dommage. Mais je suis très occupée. Nous ne pourrons pas venir. » Mon monde s'est effondré une deuxième fois. Le coup de grâce fut l'ouvre de sa dernière confiture, mon ultime lien avec elle, partagée avec Alan et Ella, suivie de l'indifférence de Juliette. Ce jour-là, quelque chose s'est brisé définitivement en moi. Devant son arrogance, j'ai prononcé les mots qui ont transformé ma vie : « Je veux divorcer. À partir d'aujourd'hui, ni toi, ni l'enfant, je n'en veux plus. » Elle a signé. Je l' ai effacée de ma vie. Je suis retourné en Normandie, dans la maison familiale. Un soir, une petite fille aux yeux tristes a chuchoté « Papa ? » en me regardant. Ce n'était pas Ella. C'était Sariah, une orpheline. Cette question inattendue a réveillé en moi l'empreinte d'un amour paternel perdu, et dans cette innocence, l'écho d'un nouveau départ. Après des années à être l'homme de l'ombre, une décision radicale allait changer mon destin, ma revanche silencieuse était sur le point de commencer.
L'Amnésie qui a Tout Changé
Je me suis réveillé à l'hôpital, le poignet bandé et la tête vide. On m'a dit que j'avais tenté de me suicider. Le pire, c'est que je ne me souvenais de rien. Neuf années entières de ma vie avaient disparu. Puis l'assistante de ma soi-disant femme est arrivée, m'expliquant que j'étais marié à Juliette Moore, la riche héritière d'un vignoble, depuis cinq ans. « La tentative de suicide a échoué. », a-t-elle annoncé froidement au téléphone, avant de me traiter d'homme pathétique et sans dignité. J'ai vu mon reflet dans la vitre : un homme de 27 ans, fatigué, que je ne reconnaissais pas. Mes rêves d'apprenti cuisinier étaient loin. Elle m'a révélé les humiliations subies, ma jalousie maladive pour Robert Gordon, un ami d'enfance de Juliette qu'elle semblait préférer. Je me sentais enchaîné à une vie toxique dont je ne voulais pas, prisonnier d'un mariage sans amour avec une femme qui me méprisait ouvertement. La colère montait : cet "Alan" passé, faible et soumis, n'était pas moi. Cette amnésie était ma chance de tout réinitialiser. Alors quand Robert, le fameux rival, m'a poussé dans la Seine et que Juliette a plongé pour le sauver, m'abandonnant à la noyade, mon choix fut clair. Je l'ai regardée, trempé, le cœur brisé : « Je veux divorcer. »
La Vengeance de la Curatrice
En tant que curatrice d'art à succès, enceinte de quatre mois et rayonnante, ma vie à Paris semblait parfaite aux côtés de Léo, mon mari charismatique. Un simple message d'une amie, accompagné d'une photo de notre bistrot, a fait basculer mon univers : « Super le baptême chez Léo ! » Sur le cliché, Léo tenait un bébé dans ses bras, rayonnant, tandis que Chloé le regardait avec adoration. Un baptême ? Quel bébé ? Et pourquoi Léo endossait-il le rôle de père ? Mon sourire s'est figé. Mon cœur s'est emballé. L'humiliation a atteint son paroxysme lorsqu'il a ramené sa maîtresse et son enfant dans notre appartement haussmannien, l'a choyée tandis que j'étais ignorée. Le comble fut quand il m'a demandé de signer une séparation pour un "PACS temporaire" avec Chloé afin qu'elle puisse "toucher des aides" . « Sois un peu humaine ! » m'a-t-il lancé. Humaine ? Moi qui avais financé son rêve, porté son enfant, et qui devais maintenant accepter sa trahison ? Il me prenait pour une idiote, ignorant que l'épouse aimante était morte cet après-midi-là, face à sa double vie. Ma vengeance serait à la hauteur de ma douleur. J'ai calmement accepté son absurde "accord" , mais ce n'était qu'un leurre. La nouvelle Amélie, héritière du domaine de Saint-Émilion, ne ferait aucune pitié. Le piège se refermait sur lui.
