Livres et Histoires de Cassian Vale
L'Île, mon Nouveau Destin Amoureux
Mon fiancé m'a imposé de devenir le donneur de sperme de sa meilleure amie soi-disant « en phase terminale ». À quelques jours de notre mariage, j'ai reçu une photo d'elle, enceinte et triomphante, légendée : « Félicitations, futur papa ! ». Quand j'ai protesté, Gauvain m'a répondu froidement : « Je lui dois la vie, Constance, c'est mon devoir. » Il était persuadé que Mélisse l'avait sauvé d'une avalanche huit ans plus tôt. Il ignorait que c'était moi qui l'avais déterré à mains nues, bravant l'hypothermie et une épaule disloquée, pendant qu'elle attendait confortablement au refuge pour voler mon mérite. Pourtant, c'est pour elle qu'il a annulé nos préparatifs, me demandant même l'humiliation suprême : décorer la chambre de leur futur enfant. Face à cette trahison, j'ai compris que mes dix années de dévouement ne valaient rien à ses yeux. J'ai annulé le mariage, accepté une mission d'isolement total sur l'île d'Ouessant et disparu sans laisser d'adresse. Trois ans plus tard, je suis revenue, heureuse et fiancée à un homme qui me respecte. Gauvain, lui, a enfin découvert la vérité sur l'avalanche et les mensonges de Mélisse. Mais il allait apprendre à ses dépens qu'on ne peut pas ressusciter un amour qu'on a soi-même assassiné.
L'Amant Oublié de la Cage Dorée
Pendant cinq ans, Alexis Larson, étudiant en art, a été l'amant entretenu de Cécilia Moore, sa luxueuse cage dorée sur les Champs-Élysées. Son "travail" était d'encaisser 50 000 euros à chaque infidélité de Cécilia, une routine bien établie. Jusqu'à ce matin, où un virement de 500 000 euros – dix fois le prix habituel – a transpercé son écran, un adieu brutal. Joseph Gordon, le grand amour perdu de Cécilia, était de retour, et Alexis n'était qu'un lot de consolation désormais obsolète. Alors qu'il tentait de digérer ce choc, le téléphone vibre à nouveau, une vidéo envoyée par un "ami" commun montre Cécilia, radieuse, embrassant passionnément Joseph, son double "original". « Tu n'as jamais été qu'une doublure, mon pauvre », lui assène le message suivant, révélant la dure vérité et le vide abyssal en lui. Cette "doublure", cette marionnette sans dignité, décide alors que ce chèque de départ ne sera pas un renoncement, mais le prix de sa liberté. Il réalisait que sa "santé et sa dignité" valaient plus que tout l'or du monde. Il a regardé l'opulent appartement vide, le symbole de son emprisonnement, et su qu'il était temps de partir. Mais comment échapper à celle qui pensait l'avoir "acheté", qui le croyait à sa solde et dépendant, sans provoquer sa fureur ?
Le Dernier Verre : La Justice Servie
J'étais sommelière de renom, l'Alsace dans le sang, fiancée à Lucas et travaillant main dans la main avec mon assistante, Camille. Pourtant, j'ai fini ma vie la gorge transpercée par un tire-bouchon. La dernière image que j'ai eue fut celle de Lucas, mon fiancé, le visage tordu par un sourire triomphant, aux côtés de Camille qui le regardait avec idolâtrie. Le vignoble familial, notre héritage centenaire, a été réduit en cendres peu après. Comment ont-ils pu ? Comment ceux en qui j'avais le plus confiance ont-ils pu me trahir si cruellement, me laisser mourir et détruire tout ce que j'aimais ? Puis, j'ai rouvert les yeux. J'étais de retour, dans la cave de l'hôtel, face à Madame Dupont et son vin de la discorde. Cette fois, leur scénario ne serait plus le mien.
La Seconde Vie de Chloé : Revanche sur le Marbre
J'étais sur le point de fêter mes vingt ans, la vie devant moi, avec un stage de rêve dans une galerie d'art new-yorkaise qui m'attendait. C'est là que Manon, ma colocataire que je pensais être mon amie, m'a poussée sans pitié dans les escaliers de la bibliothèque Sainte-Geneviève. Ma tête a heurté le marbre de plein fouet, et la dernière chose que j'ai vue, c'était son visage déformé par la jalousie, juste avant que l'obscurité ne m'engloutisse. Pourquoi m'a-t-elle fait ça ? À cause d'un simple stage, elle a ruiné mon projet, elle m'a volé mon style, elle a voulu me voler ma vie. Je pensais que notre amitié était sincère, mais tout n'était que manipulation, copie grossière et trahison mortelle. Puis, j'ai rouvert les yeux. Non pas à l'hôpital, mais dans ma chambre universitaire, le jour de la rentrée des classes, exactement au moment où tout avait commencé, comme si la mort n'avait été qu'un très mauvais rêve.
La Vengeance du Palais Oublié
Le jour où Léo est mort, le silence dans le Château Valois était plus lourd que ma douleur. Mon fils de deux ans, mort parce que ma belle-fille Camille l'avait enfermé dans la cave. Adrien, mon mari, l'héritier du prestigieux domaine viticole, n'a eu qu'un mot sur les lèvres, un mot qui m'a glacée jusqu'aux os : « ordinaire ». Il ne parlait pas de la mort de notre enfant, mais de son palais, car Léo, disait-il, n'avait pas le « don », ce palais absolu essentiel à la lignée Valois. Ma belle-mère, Éléonore, m'a toisée d'un regard glacial, murmurant : « Ce n'était qu'un tragique accident. » Un accident. Le sang de Léo ne comptait pas. Mon chagrin non plus. J'étais arrivée au Château comme l'épouse fertile, celle qui devait donner l'héritier parfait. Maintenant, j'étais une mère en deuil et une épouse blessée, totalement ignorée. Quand Camille, la meurtrière de mon fils, m'a poussée et que ma tête a heurté la table, Adrien n'a eu d'yeux que pour l'héritage raté, pas pour mon sang. Ils m'avaient utilisée, puis jetée. Ils avaient toléré la mort de mon enfant parce qu'il n'était pas "assez" à leurs yeux. L'injustice était brûlante, comment pouvaient-ils être si aveugles et si cruels ? Ma rage froide a supplanté ma douleur. Ils voulaient un héritier au palais infaillible ? Très bien, je me suis souvenue d'un secret ancestral, celui de ma lignée de vignerons. Je leur donnerais cet enfant. Et je leur prendrais absolument tout.
