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Ceci est le tome 2 de l'interdiction de la morale .
Ceci est le tome 2 de l'interdiction de la morale .
Chapitre 1
*****Ziza*****
« Nous en reparlerons la semaine prochaine. » La seule phrase que j'ai entendue me rendant compte que le cours est fini.
Les cours de 8h sont réellement infernaux. Face aux sureffectifs des amphis, nous sommes obligées de venir tôt pour avoir une bonne place. Je peux compter sur Val pour m'en garder mais je ne peux me permettre d'arriver en retard.
Je me demande encore pourquoi j'ai choisi PC. OK, le 16 au bac a fait que je sois sortie en première liste et que je peux espérer une bourse entière mais n'empêche que c'est énormément dur. Je me demande si je pourrais finir l'année à ce rythme.
Trop de cours, trop d'exercices pour une femme mariée.
J'ai « codifié »et j'ai donné ma place à Val. J'ai même pas dit à Aziz que j'avais une place au campus, je savais que jamais il me laisserait loger. Malheureusement pour moi, loger aurait été la meilleure chose qui pouvait m'arriver. Quand Val se rend aux amphis avec d'autres amis pour s'exercer, moi je m'occupe des devoirs conjugaux. Le pire est que j'ai l'impression de ne jamais en faire assez.
Le prochain cours est à 13H, je vais avec Val à Claudel pour prendre le petit déjeuner et essayer de dormir un peu.
Avec Val on est en PC, Hawa a préféré FASEG et Fatima est à l'université de Paris-Saclay. Elle fait une formation en informatique. Elle dit que c'est l'avenir. Peut-être que j'aurais dû faire les concours quand j'en avais l'occasion.
Le restaurant universitaire est fermé à cette heure donc je vais à la boutique pour acheter ce qu'il me faut.
Val partage sa chambre avec 5 autres filles. Les 2 sont en PC comme nous. Quand on codifie on a pas un lit mais une place, et pour ceux qui s'en occupent c'est un lit pour 3 personnes. C'est vraiment du n'importe quoi.
Quand on accède à la chambre avec nos sachets, je vois que Coumbisse est couchée sur le lit et manipule son portable. Celles qui partagent notre promo ne sont pas encore arrivées, chacune a son groupe d'amis.
Je salue Coumbisse et Val s'occupe de la théière pour faire chauffer de l'eau.
Depuis que je commence à venir ici, elle n'arrête pas de me dire que je ne suis pas une invitée que je dois me débrouiller mais je l'ignore toujours. Si on peut s'occuper de moi, je préfère profiter.
******
-Comment va Monsieur Diaw, me demande Val entre deux bouchées de pain.
-Tu n'as pas encore fini de l'appeler monsieur Diaw ?
-L'habitude...
-Qui s'est monsieur Diaw ? Intervient Coumbisse.
-Son mari, réponds Val plus rapide.
-Tu es mariée, Ziza... S'exclame Coumbisse.
-Quoi ? J'ai pas l'air, souris-je.
-Non c'est pas ça, c'est juste que je me rends compte qu'on a jamais réellement discuté. Et Val ne m'a jamais dit que tu étais mariée.
-Oui je suis mariée depuis 6 mois, on peut dire que je suis encore nouvellement mariée.
-Ah je vois. Pas trop dur, d'enchainer les 2 ou seuyiwo (tu n'as pas rejoint le domicile conjugal).
-Si je l'ai rejoint et je dois dire qu'avec les horaires de fous de notre emploi du temps c'est assez compliqué.
-Tu as mangé la dote, assume... Plaisante Val alors que je lui jette un regard noir.
-Comment vous vous êtes rencontrés ? Il t'a épousé après combien de temps de relations ? Raconte, je veux tout savoir.
-T'es curieuse, toi, me moquai-je.
-Tu vois pourquoi je ne lui ai pas dit que tu étais mariée. Coumbisse est une future journaliste.
-Avocate s'il te plait.
-C'est vrai que tu es en droit. Pas trop difficile ? Dis-je en essayant de changer de sujet.
-Je suis en licence, j'aime penser que le plus dur est derrière moi. Mais tu vas pas y arriver, je t'ai posé des questions et je veux des réponses.
-Je peux répondre si tu veux, dit Val.
-Fais-toi plaisir, sortis-je avant de me concentrer sur mon petit déjeuner.
-C'était notre prof de français.
-Sérieusement ? Dit Coumbisse.
-Pourquoi ça choque ? Il y a plus de relations prof-élève qu'on le pense, me défendis-je.
-Je sais, ne te vexe pas. C'était juste une façon de parler.
-T'inquiète pas, je sais. Et pour ma défense quand on s'est connu, on ne savait pas qu'on allait se revoir en tant que prof-élève. Le hasard nous a réuni.
-Je vois. Je sais que tu vas me trouver impertinente et si tu n'as pas envie de répondre, je comprendrai. Je suis trop curieuse, une déformation due à ma formation.
-Ne t'inquiète pas. Tant que tout ce qui se dira restera ici, je peux répondre.
-Secret professionnel, dit Combisse en faisant mine de zipper sa bouche.
Je lâche un petit rire avant que Coumbisse ne me rappelle que je n'ai pas dit où est-ce que j'ai connu Aziz. J'évoque l'épisode de la maison culturelle et de ma crise cardiaque quand je l'ai vu en tant que mon prof.
-N'oublie pas de lui dire comment tu nous as menti éhontément en nous faisait l'homme marié avec lequel tu sortais, nous ne le connaissions pas.
-Je pouvais pas vous dire que j'entretenais une relation avec notre prof.
-J'ai pas compris, Ziza donc tu es deuxième femme ?
-Non c'est une petite chanceuse. La première a fui quand il l'a épousé.
-Je te crois pas !!!!
-Coumbisse, ne t'emballe pas. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Radia a fait son choix, Aziz a fait le sien et moi je les ai regardé faire.
-Quel choix ?
-Radia, l'ex femme de mon mari, défends que si elle a quitté c'est parce qu'elle ne veut pas de moi comme coépouse.
-Il faudra que tu sois plus explicite pour que je puisse comprendre.
-Nos mères sont coépouses.
-QUOI ???
-Je le savais pas. Je ne savais même pas qu'Abdoul Aziz était marié au début de notre relation.
Coumbisse me demande des détails, là j'essaie d'être plus explicite en ce qui concerne le triangle qu'on formait jadis.
-Val dit qu'elle a fui mais je suis pas d'accord. Après Ziza ne le prend pas mal, je connais pas cette Radia je n'ai aucune idée de comment elle pense mais je me dis que peut-être que si vous n'avez pas ce lien, elle serait restée.
-De toute façon, elle a son mari pour elle toute seule. Elle va pas se plaindre, peu importe les raisons du divorce de la première, dit Val.
-Bien sûr que je vais me plaindre. Aziz n'est pas un cadeau. Le partager ne m'aurait pas dérangé.
Coumbisse éclate de rire.
-6 mois c'est tôt pour dire ce genre de chose.
-Non mais sérieusement, pas plus tard qu'hier on s'est pris la tête. Il m'a reproché de ne pas m'occuper de son petit déjeuner avant de partir. Soi-disant que je laisse tout à la bonne et qu'il se demande s'il est marié avec moi ou avec elle.
-Thieyy les hommes. Je pense qu'en tant que professeur il devait te comprendre plus que n'importe qui, dit Val.
-Non au contraire il me compare avec son ex. Parce qu'elle, elle se trouvait du temps pour s'occuper de lui avant d'aller au boulot. Sauf que moi, je vais pas au boulot mais à la fac. J'ai une heure de bus au moment où monsieur habite à 15mn en voiture du lycée. Quand j'ai cours à 8h et que je suis debout à 6H, m'occuper de lui est un luxe que je ne peux pas me payer.
-Maintenant je comprends quand tu dis que c'est compliqué, dit Coumbisse.
-Hier ça a dérapé car je lui ai rappelé que je ne voulais pas du mariage c'est lui qui a insisté. C'est sûr qu'il va me faire gueule.
-Tu ne devais pas lui dire ça en revanche, dit Val.
-Quand tu seras mariée, tu me diras si ça te fera plaisir d'entendre ton mari te comparer à son ex.
-J'imagine et je comprends ta colère mais bon...
-C'est Abdoul Aziz, parfois il me donne l'impression que c'est ma faute si Radia est partie. Il aurait dû faire ce qu'il faut pour ne pas divorcer. Il a laissé son orgueil l'emportait, à ses risques et périls.
-Au moins vous ne parlez plus de la grossesse.
-Grossesse ? Tu es enceinte ? Demande Coumbisse.
-J'ai fait une fausse couche mais selon mon époux parce que je voulais pas de la grossesse et je le vivais mal, le fœtus n'a pas survécu. Pour quelqu'un qui a appris le Coran et prie 5 fois par jour je me demande s'il est pas athée, ris-je.
-Ton mari, on dirait qu'il aime créer les problèmes.
-Coumbisse, tu n'as même pas idée. La relation était bien mieux que le mariage. C'est vrai que quand j'ai su que j'attendais un enfant, j'ai lâché mes nerfs sur lui, c'était pas la meilleure des choses à faire. C'était à moi de faire ce qu'il faut pour ne pas tomber enceinte. J'ai commencé la pilule après la lune de miel, c'était trop tard. Je ne voulais pas de la grossesse et je ne sais pas si ça a un rapport mais j'ose penser que si c'était vrai aucune grossesse hors-mariage n'arriverait à terme. Je continue de prendre la pilule, il respecte mon choix de ne pas vouloir d'enfant pour l'instant.
-Il en a déjà un, je pense pas qu'il te mettra la pression pour ça, dit Val.
-C'est ça. Au moins avec Radia, ils ont fait un divorce à l'amiable et se partagent la garde sans prise de tête. Il amène son fils à la maison quand il veut.
*****Flash-back*****
Je ne me sentais pas bien depuis un moment quand ma mère m'a appelé je le lui ai fait savoir elle a dit que j'étais peut-être enceinte.
Maman ne savait pas que je prenais la pilule. C'est normal qu'elle pense ça. J'ai été voir un gynéco dès qu'on est rentré de lune de miel.
Quand Aziz m'a amené voir un médecin, le diagnostic est sans appel, je suis bien enceinte.
J'ai senti tout mon univers s'effondrait.
Un enfant, maintenant...
Je ne suis pas prête.
Comment ai-je pu être aussi conne ?
J'ai commencé la pilule après la lune de miel alors que ce qui s'est passé durant la première nuit était suffisante pour en concevoir.
Quand on veut pas d'enfant, on fait ce qu'il faut pour ne pas en avoir. J'aurais dû prendre une pilule du lendemain.
J'ai l'impression de pas être instruite, comment une chose pareille a pu m'arriver ?
-C'est moi ou tu as l'air triste ? Demande mon mari dans la voiture mettant un terme au silence.
-Je suis enceinte, lui dis-je comme pour me convaincre que ceci est la réalité, je ne suis pas dans un mauvais rêve.
-J'étais là quand on te l'a appris, dit-il sarcastiquement alors que je pense qu'il n'y a rien de drôle.
-Abdoul, je peux pas aller à la fac avec une grossesse.
-Tu resteras à la maison jusqu'à ton accouchement.
-Et tu me dis ça aussi simplement ?
-Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Tu es enceinte, tu es enceinte. Que peux-tu faire contre ça ?
-Avorter.
-J'espère que tu te fous de ma gueule et même ce n'est pas le genre de choses avec lesquelles on plaisante.
-Je ne veux pas de cette grossesse et je sais que tu le sais.
-Tu veux pas de cette grossesse je sais. Le fait de te voir prendre la pilule chaque soir me le montre mais cette grossesse a été conçu avant que tu commences à la prendre. C'était écrit tu n'y pouvais rien. Je pense que tu es prête à être mère.
-Comment veux-tu que je sois prête à être mère, je n'ai que 18 ans et l'année prochaine je fais mon entrée à la fac ? Tu penses que quand j'accoucherai les profs mettront une pause à leurs cours et examens et attendront mon retour.
-En principe tu seras à terme en mars, peut-être que...
-S'il te plait ne me fait pas pleurer. Mars ou septembre, si on est pas en vacance, il y aura toujours des choses à faire. Déjà que j'appréhende mon entrée à l'université maintenant je vais le faire avec un fœtus dans mon ventre. Sensationnel !!!
-Mon offre de te payer une formation tient toujours. Je ne sais pas pourquoi tu veux aller à la fac.
-Si Radia ne t'amène pas au tribunal et que tu vois ton salaire couper en 2.
Je ne sais pas comment j'arrive à faire de l'humour, tout mon corps est en feu.
-Même si elle m'amène devant le juge mon salaire ne sera pas coupé en 2. Avec Radia on s'est mis d'accord sur la somme que je vais devoir verser mensuellement pour mon fils et c'est tout. Je ne l'ai pas répudié c'est elle qui est partie, je ne dois rien.
-Si tu le dis. Je préfère vivre l'expérience UCAD.
-Comme tu veux.
-Putain !!!Sifflé-je.
-Pas de noms d'oiseau.
-J'ai du mal à réaliser que je suis bien enceinte. Ça fait 2 mois que je suis en train de prendre la pilule alors qu'un fœtus est en train de se développer dans mon utérus. Qu'est-ce que je vais faire ?
-Prier le seigneur pour que cette grossesse arrive à terme.
-Si je le prie ce sera pour qu'il reprenne son cadeau.
-Encore une fois arrête de plaisanter avec ça.
-Je vais pas dire que je suis contente pour une grossesse non désirée. Pourquoi durant la lune de miel, je n'ai pas pensé à la pilule du lendemain ?
-Parce qu'il fallait que tu portes mon enfant cette année-ci et non à la fin de tes études.
Je lève les yeux au ciel.
-Khelou sa dieukeur (Lever les yeux au ciel devant son époux).
-Si on le trouve énervant on doit en avoir le droit. Cette situation n'enchante que toi.
-Et cette situation t'enchanterait si tu arrêtais d'en faire un problème d'Etat. Appelle ta mère, discute avec elle, peut-être qu'elle saura te rassurer.
Après la proposition d'Abdoul Aziz, il gare sa voiture devant la maison et non dans le garage, j'en déduis qu'il doit sortir. Je ne lui demande jamais où il va. Quand il me dit, je prends, quand il ne le dit pas, je pose pas de questions. Il est assez grand pour se débrouiller tout seul.
Quand nous entrons dans le salon, je vois ma belle-mère et ma belle-sœur en train de discuter.
Ma belle-mère ne se gêne pas pour me rappeler que je ne suis pas Radia.
Selon Aziz je dois faire en sorte de gagner son affection comme Radia l'a fait.
Je n'ai aucune idée de comment je dois m'y prendre. Je ne suis pas Radia et forcément on ne peut pas procéder de la même manière.
Quant à Diatou, j'ai du mal à la qualifier. Je ne sais pas si elle m'aime bien où elle fait en sorte qu'on s'entende bien parce que je suis sa belle-sœur.
Je ne suis pas d'humeur à parler avec qui que se soit, je préfère me recueillir directement dans ma chambre, me coucher sur le lit et me morfondre en me demandant, qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour mériter ça ?
******Fin du flach-back*****
-Miss, à quoi tu penses ? Tu étais absente là... Dit Val.
-Je pensais à quand j'ai su que j'étais enceinte comment je l'ai mal vécu. J'avais l'impression que le sort s'acharner sur moi. J'ai fait attention mais c'était pas assez, je m'y suis prise trop tard. Une fausse couche n'est jamais une bonne nouvelle et pourtant à chaque fois que j'y repense, je suis soulagée d'en avoir fait.
-Je te comprends, s'incruste Coumbisse. Enfant et étude, ça doit pas être facile.
-Moi ce qui me faisait peur c'était la grossesse à la fac, j'étais pas encore à comment je vais devoir gérer mon enfant. Rien que la grossesse me traumatisait.
*****Radia*****
6 mois après mon père m'en veut toujours d'avoir mis un terme à mon mariage. J'ai pris une voiture, je suis allée à Saint-Louis pour m'excuser, je me suis agenouillée et sa condition était la même que je retourne avec Abdoul. J'aime mon père mais je m'aime encore plus. Et cette histoire me regarde moi, je pensais qu'il m'aimait assez pour comprendre pourquoi j'ai décidé de quitter Abdoul Aziz Diaw. Personne ne se marie pour divorcer. Le divorce ne sera jamais quelque chose que je conseillerai à qui se sois. Ma façon de penser m'a motivé dans cette histoire et j'ai préféré partir. Imaginez à quel point c'est dégradant, nos mères sont coépouses et nous aussi on doit l'être.
Si Abdoul me respectait tant soit peu, il y aurait mis terme dès qu'elle a su que la mère d'Azizatou était marié à mon père mais comme toujours ce type n'en fait qu'à sa tête.
Finalement on a eu un divorce à l'amiable, « incompatibilité d'humeur » est mis sur papier. Je pouvais pas dire cause du divorce « mariage avec ma sœur par alliance ». J'avais réellement envie de le trainer dans la boue de le saigner autant que possible mais heureusement que j'ai changé d'avis très tôt. A quoi ça m'aurait avancé ? J'ai un meilleur salaire et il me suffit. Et quoi qu'il arrive, je peux toujours dire que mon fils a une partie dans cette maison même si j'espère pour lui qu'il cherchera à construire la sienne comme son père a fait et ne pas compter sur un quelconque héritage.
On me demande souvent comment je vis le statut de divorcé. Je réponds qu'à part le fait de savoir qu'on est plus marié je vois pas de différence.
J'ai maintenant mon appart en location. Je suis partie de chez mon oncle après un mois de squattage. Les logements à Dakar c'est compliqué. N'étant pas véhiculé, je ne voulais pas vivre dans un endroit enclavé, ça allait être compliqué avec le transport.
Actuellement, je vis au jour le jour. J'évite les hommes même si ma période d'attente est finie depuis longtemps.
La seule tache noire au tableau est que le sexe me manque. J'avais dit à ma mère que si je ne trouve pas ce qui m'arrange, je me remarierai jamais. Elle m'avait dit sans tabou que s'abstenir est bien plus facile quand on est vierge.
Déjà que le statut de femme divorcée est assez dégradant dans les mœurs de ce pays, pas mal d'imbéciles qui ne les draguent que pour coucher avec elles, pour moi le sexe hors-mariage est hors-limite.
On sonne à la porte, je vais ouvrir pour voir Ibra.
J'avais oublié qu'il m'avait dit qu'il allait passer pour voir son homonyme.
A part Dieu, la perfection n'existe pas. Mais parfois, on peut rencontrer certains êtres humains qui peuvent la toucher du doigt. Ziza fait partie de ces petits privilégiés. Enfin, c'est ce que tout le monde pensait.
Prologue Nous avons tous été confrontés au concept de normalité. Qu'est-ce qui est normal et qu'est-ce qui ne l'est pas ? Nous savons toutefois une chose, normal ne peut avoir de validité universelle et n'a de sens que dans un cadre culturel bien déterminé. Chaque société a ses propres normes et définit la normalité à sa façon. Lorsque Mariama Woppa guinéenne d'origine est prise comme domestique dans la prestigieuse famille sénégalaise des Mar, elle ne se doute à aucun moment que sa vie était sur le point de changer. A la mort de son père alors qu'Idrissa pensait recevoir son héritage, ce dernier avait mis sur son testament une clause que son fils devait respecter avant d'avoir ce qui lui est dû. Soyez les bienvenus dans l'univers tumultueux et complètement chaotique d'Idy et de Woppa, une suite d'événements contre toute attente.
Son fiancé et sa meilleure amie ont conspiré ensemble contre elle. Elle a tout perdu et, sans abri, elle est morte dans la rue. Cependant, elle a ressuscité dans un monde parallèle. Au moment où elle a ouvert les yeux, son mari dans ce monde était en train de l'étrangler. Heureusement, elle a survécu à cela. Puis elle a signé l'accord de divorce, prête à mener de nouveau une vie misérable. À sa grande surprise, sa mère dans cette réalité lui a laissé beaucoup d'argent. Elle a renversé les rôles et s'est vengée. Tout s'est bien passé dans sa carrière et son amour est arrivé lorsque son ex-mari est revenu vers elle.
Pendant trois années de patience et de souffrance, Christina s'est occupée de la maison, mais elle a finalement été abandonnée sans pitié par l'homme en qui elle avait confiance. Il a même présenté sa nouvelle maîtresse, faisant de Christina la risée de toute la ville. Libérée, elle a perfectionné ses talents longtemps ignorés, étonnant la ville par ses succès éclatants. En découvrant qu'elle avait toujours été un trésor, son ex-mari, rongé par le regret, s'est mis à la poursuivre. « Chérie, reviens-moi ! » Avec un sourire narquois, Christina lui a répondu : « Va te faire foutre. » Un magnat vêtu d'un costume de soie a passé son bras autour de sa taille. « Elle est mon épouse désormais. Gardes, faites-le sortir d'ici ! »
Sept ans auparavant, Emerald Hutton avait laissé sa famille et ses amis pour le lycée à New York, berçant son cœur brisé dans ses mains, pour échapper à une seule personne. Le meilleur ami de son frère, qu'elle aimait depuis le jour où il l'avait sauvée des petites brutes quand elle avait sept ans. Brisée par le garçon de son rêve et trahie par ses proches, Emerald avait appris à enterrer les débris de son cœur au plus profond de ses souvenirs. Jusqu'à sept ans plus tard, elle doit revenir dans sa ville natale après avoir terminé ses études universitaires. La ville où réside maintenant un milliardaire au cœur froid, pour qui son cœur mort battait autrefois. Traumatisé par son passé, Achille Valencian était devenu l'homme que tout le monde craignait. La brûlure de sa vie avait rempli son cœur de ténèbres. Et la seule lumière qui l'avait gardé sain d'esprit était une fille aux taches de rousseur et aux yeux turquoise qu'il avait adorée toute sa vie. La petite sœur de son meilleur ami. Après des années de séparation, lorsque le moment est enfin venu de capter sa lumière sur son territoire, Achille Valencian va jouer à son jeu. Un jeu pour réclamer ce qui lui appartient. Emerald sera-t-elle capable de distinguer les flammes de l'amour et du désir, et les charmes de la vague qui l'avait autrefois inondée pour protéger son cœur ? Ou laissera-t-elle le diable l'attirer dans son piège ? Car personne n'a jamais pu échapper à ses jeux. Il obtient ce qu'il veut. Et ce jeu s'appelle... Le piège d'Ace.
Après deux ans de mariage, Sadie était enfin enceinte. Pleine d'espoir et de joie, elle a été prise au dépourvu lorsque Noah a demandé le divorce. Lors d'un meurtre prémédité, Sadie s'est retrouvée allongée dans une mare de sang, appelant désespérément Noah pour lui demander de la sauver, elle et le bébé. Mais ses appels sont restés sans réponse. Bouleversée par la trahison de Noah, elle a quitté le pays. Le temps passe et Sadie est sur le point de se marier pour la deuxième fois. Noah surgit, frénétique, et s'agenouille. « Comment oses-tu épouser quelqu'un d'autre après avoir mis au monde mon enfant ? »
-prenez ma virginité je vous en prie, mon futur mari ne la mérite pas, avait dit Milena à cet inconnu. Une seule nuit avait suffit pour les unir à jamais alors qu'aucun d'eux ne savait vraiment ce qui l'attendait à cette soirée. Apeurée et débordée, Milena ne voulait ne qu'une seule chose, se libérer du monstre narcissique qu'était son père et pourtant, un autre monstre l'attendait de pied ferme ; son futur mari. Juste pendant cette nuit où elle lui avait demandé de prendre sa virginité, leur bébé avait été conçu sous l'ignorance des deux.
Aux yeux du monde, mon mari, Liam Lefèvre, était l'homme parfait. Il m'avait donné un rein pour me sauver la vie et avait baptisé de mon nom la nouvelle tour de son empire. Le monde nous voyait comme le couple le plus puissant de Paris, une histoire d'amour de légende. Mais en privé, il me trompait avec une influenceuse. Il avait organisé une « soirée romantique » avec un feu d'artifice privé, pour que je découvre finalement que c'était la fête d'anniversaire de sa maîtresse, Ava. Je l'ai entendu lui promettre mon collier « Horizon de Maya », celui qu'il m'avait offert après la greffe. Ses amis étaient tous complices, riant dans mon dos et m'appelant « le plat de résistance ». Après un accident de voiture, je les ai trouvés ensemble à l'hôpital. Elle était enceinte de lui. Quand je me suis jetée sur elle, il m'a attrapé le poignet et m'a ordonné, en grognant, de m'excuser auprès de sa maîtresse enceinte. Puis le coup de grâce. Un SMS d'Ava avec la photo d'une échographie. « Notre bébé, Maya. » Juste en dessous, une photo d'elle portant mon collier. « Il dit qu'il me va mieux qu'à toi. » Le jour de notre anniversaire, j'ai fait raser au bulldozer sa précieuse roseraie de Saint-Tropez. Puis j'ai fait livrer les papiers du divorce à son bureau, accompagnés de chaque message de provocation qu'Ava m'avait envoyé. Le temps qu'il les lise, Maya Lefèvre n'était plus qu'un fantôme.
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