Livre et Histoire de Forllauđ„¶
Stella: Kidnappé par le fils d'un chef de gang
Stella, fille de 19 ans vivant avec ses deux parents, avait une vie tout Ă fait normal jusqu'Ă cette rencontre m
1 Livre Publié
Stella: Kidnappé par le fils d'un chef de gang
Stella, fille de 19 ans vivant avec ses deux parents, avait une vie tout Ă fait normal jusqu'Ă cette rencontre m
Le Contrat avec le Diable : L'Amour enchaßné
Jâai regardĂ© mon mari signer les papiers qui allaient mettre fin Ă notre mariage, pendant quâil envoyait des textos Ă la femme quâil aimait vraiment. Il nâa mĂȘme pas jetĂ© un Ćil Ă lâen-tĂȘte. Il a juste griffonnĂ© sa signature nerveuse et acĂ©rĂ©e, celle qui avait signĂ© les arrĂȘts de mort de la moitiĂ© de Marseille, a balancĂ© le dossier sur le siĂšge passager et a tapotĂ© Ă nouveau son Ă©cran. « Câest fait », a-t-il dit, la voix dĂ©nuĂ©e de toute Ă©motion. VoilĂ qui Ă©tait Dante Moretti. Le Sous-Chef. Un homme capable de sentir un mensonge Ă des kilomĂštres, mais incapable de voir que sa femme venait de lui faire signer un dĂ©cret dâannulation, dissimulĂ© sous une pile de rapports logistiques sans intĂ©rĂȘt. Pendant trois ans, jâai frottĂ© le sang sur ses chemises. Jâai sauvĂ© lâalliance de sa famille quand son ex, Sofia, sâest enfuie avec un civil. En retour, il mâa traitĂ©e comme un meuble. Il mâa laissĂ©e sous la pluie pour sauver Sofia dâun ongle cassĂ©. Il mâa laissĂ©e seule le jour de mon anniversaire pour boire du champagne sur un yacht avec elle. Il mâa mĂȘme tendu un verre de cognac â sa boisson prĂ©fĂ©rĂ©e Ă elle â oubliant que je dĂ©testais ça. Je nâĂ©tais quâun bouche-trou. Un fantĂŽme dans ma propre maison. Alors, jâai arrĂȘtĂ© dâattendre. Jâai brĂ»lĂ© notre portrait de mariage dans la cheminĂ©e, laissĂ© mon alliance en platine dans les cendres et pris un aller simple pour GenĂšve. Je pensais ĂȘtre enfin libre. Je pensais mâĂȘtre Ă©chappĂ©e de la cage. Mais jâavais sous-estimĂ© Dante. Quand il a finalement ouvert ce dossier des semaines plus tard et rĂ©alisĂ© quâil avait renoncĂ© Ă sa femme sans mĂȘme regarder, le Faucheur nâa pas acceptĂ© la dĂ©faite. Il a mis le monde Ă feu et Ă sang pour me retrouver, obsĂ©dĂ© par lâidĂ©e de rĂ©cupĂ©rer la femme quâil avait dĂ©jĂ jetĂ©e.
La mariée éconduite épouse le Capo impitoyable
J'Ă©tais Ă trois jours d'Ă©pouser le bras droit du clan Fazi quand j'ai dĂ©verrouillĂ© son tĂ©lĂ©phone prĂ©payĂ©. L'Ă©cran brillait d'une lueur toxique dans l'obscuritĂ©, juste Ă cĂŽtĂ© de mon fiancĂ© endormi. Un message d'un contact enregistrĂ© sous le nom de « Petite Peste » disait : « Ce n'est qu'une statue, Dante. Reviens au lit. » En piĂšce jointe, une photo d'une femme allongĂ©e dans les draps de son bureau privĂ©, portant sa chemise. Mon cĆur ne s'est pas brisĂ© ; il a simplement cessĂ© de battre. Pendant huit ans, j'ai cru que Dante Ă©tait le hĂ©ros qui m'avait sortie d'un opĂ©ra en flammes. Pour lui, j'ai jouĂ© le rĂŽle de la parfaite et loyale Princesse de la Mafia. Mais les hĂ©ros n'offrent pas de diamants roses rarissimes Ă leurs maĂźtresses tout en donnant des rĂ©pliques en oxyde de zirconium Ă leurs fiancĂ©es. Il ne s'est pas contentĂ© de me tromper. Il m'a humiliĂ©e. Il a dĂ©fendu sa maĂźtresse en public face Ă ses propres hommes. Il m'a mĂȘme abandonnĂ©e sur le bord de la route le jour de mon anniversaire parce qu'elle avait simulĂ© une urgence de grossesse. Il me croyait faible. Il pensait que j'accepterais la fausse bague et le manque de respect parce que je n'Ă©tais qu'un pion politique. Il avait tort. Je n'ai pas pleurĂ©. Les larmes sont pour les femmes qui ont le choix. Moi, j'avais une stratĂ©gie. Je suis allĂ©e dans la salle de bain et j'ai composĂ© un numĂ©ro que je n'avais pas osĂ© appeler depuis dix ans. « Parle », a grondĂ© une voix rocailleuse Ă l'autre bout du fil. Lorenzo Moretti. Le Capo du clan rival. L'homme que mon pĂšre appelait le Diable. « Le mariage est annulĂ© », ai-je murmurĂ© en fixant mon reflet. « Je veux une alliance avec toi, Enzo. Et je veux que le clan Fazi soit rĂ©duit en cendres. »
Le regret du Parrain: Elle est partie Ă jamais
J'avais gardĂ© ce premier mot, prononcĂ© aprĂšs dix ans de silence, comme une offrande sacrĂ©e. Je le portais en moi, prĂȘte Ă surprendre l'homme qui m'avait sauvĂ© la vie. Mais Ă travers l'entrebĂąillement de la porte du bureau, j'ai entendu Josiah dire Ă son bras droit que je n'Ă©tais rien d'autre qu'une corde autour de son cou. â Grace est un fardeau, dit-il d'une voix glaciale. Je ne peux pas devenir le Parrain en jouant les baby-sitters pour un fantĂŽme muet. Lexi m'apporte le pouvoir. Grace ne m'apporte que le silence. Il a choisi d'Ă©pouser la Princesse de la Mafia pour les routes commerciales de son pĂšre, me rejetant comme une vulgaire Ă©pave. Pourtant, la vĂ©ritable trahison n'a pas eu lieu dans ce bureau. Elle a eu lieu dans les bois, lors d'une embuscade. Alors que les balles sifflaient et que la boue se dĂ©robait sous nos pieds pour nous prĂ©cipiter dans un ravin, Josiah a dĂ» faire un choix. J'Ă©tais blessĂ©e, piĂ©gĂ©e au fond du gouffre. Lexi hurlait sur la crĂȘte. Il m'a regardĂ©e, a articulĂ© un "Je suis dĂ©solĂ©" silencieux, et m'a tournĂ© le dos. Il a hissĂ© Lexi en sĂ©curitĂ© pour sauver son alliance. Il m'a laissĂ©e mourir seule dans la boue glaciale. Je suis restĂ©e lĂ , dans l'obscuritĂ©, rĂ©alisant que l'homme qui avait jurĂ© par le sang de me protĂ©ger venait d'Ă©changer ma vie contre un siĂšge politique. Il pensait que le silence finirait par m'engloutir tout entiĂšre. Il avait tort. Je me suis extirpĂ©e de cette tombe et j'ai disparu de son monde. DĂ©finitivement. Trois ans plus tard, je suis revenue en ville. Non plus comme sa pupille brisĂ©e, mais comme une artiste de renommĂ©e mondiale. Quand Josiah s'est prĂ©sentĂ© Ă ma galerie, l'air dĂ©vastĂ©, implorant mon pardon, je n'ai rien signĂ©. Je l'ai regardĂ© droit dans les yeux et j'ai parlĂ©. â La fille qui t'aimait est morte dans ce ravin, Josiah.
Il l'a sauvée, j'ai perdu notre enfant
Pendant trois ans, j'ai tenu un registre secret des pĂ©chĂ©s de mon mari. Un systĂšme de points pour dĂ©cider du moment exact oĂč je quitterais Adrien Mattei, l'impitoyable bras droit du Milieu marseillais. Je pensais que la goutte d'eau serait l'oubli de notre dĂźner d'anniversaire pour rĂ©conforter son « amie d'enfance », Ariana. J'avais tort. Le vĂ©ritable point de rupture est arrivĂ© quand le plafond du restaurant s'est effondrĂ©. En une fraction de seconde, Adrien ne m'a pas regardĂ©e. Il a plongĂ© sur sa droite, protĂ©geant Ariana de son corps, me laissant seule face Ă une tonne de cristal prĂȘte Ă m'Ă©craser. Je me suis rĂ©veillĂ©e dans une chambre d'hĂŽpital stĂ©rile, la jambe en miettes et le ventre vide. Le mĂ©decin, tremblant et blĂȘme, m'a annoncĂ© que mon fĆtus de huit semaines n'avait pas survĂ©cu au traumatisme et Ă l'hĂ©morragie. « Nous avons essayĂ© d'obtenir les rĂ©serves de sang O nĂ©gatif », a-t-il balbutiĂ©, refusant de croiser mon regard. « Mais le Dr Mattei nous a ordonnĂ© de les garder. Il a dit que Mlle LefĂšvre risquait un choc traumatique Ă cause de ses blessures. » « Quelles blessures ? » ai-je murmurĂ©. « Une Ă©gratignure au doigt », a admis le mĂ©decin. « Et de l'anxiĂ©tĂ©. » Il a laissĂ© notre enfant Ă naĂźtre mourir pour garder des poches de sang pour la coupure de sa maĂźtresse. Adrien est finalement entrĂ© dans ma chambre des heures plus tard, imprĂ©gnĂ© du parfum d'Ariana, s'attendant Ă ce que je sois l'Ă©pouse dĂ©vouĂ©e et silencieuse qui comprenait son « devoir ». Au lieu de ça, j'ai pris mon stylo et j'ai Ă©crit la derniĂšre entrĂ©e dans mon carnet de cuir noir. *Moins cinq points. Il a tuĂ© notre enfant.* *Score Total : ZĂ©ro.* Je n'ai pas hurlĂ©. Je n'ai pas pleurĂ©. J'ai simplement signĂ© les papiers du divorce, appelĂ© mon Ă©quipe d'extraction et j'ai disparu dans la pluie avant mĂȘme qu'il ait eu le temps de se retourner.
L'épouse indésirable : Le regret du parrain
J'ai chauffĂ© le lit du bras droit pendant cinq ans, pour ĂȘtre jetĂ©e comme une malpropre dĂšs le retour de ma sĆur jumelle. Carla prĂ©tendait ĂȘtre en phase terminale d'un cancer. Elle Ă©tait l'enfant chĂ©rie, l'hĂ©roĂŻne tragique. Moi, j'Ă©tais juste ChloĂ© â la remplaçante, le bouche-trou, l'erreur dans leurs retrouvailles parfaites. Pour assurer sa place, Carla m'a piĂ©gĂ©e avec une araignĂ©e venimeuse et une vidĂ©o deepfake, transformant les hommes que j'aimais en mes bourreaux. Mes propres frĂšres m'ont fouettĂ©e dans la cave pendant qu'Adrien regardait, dans un silence glacial. Quand j'ai pris feu sur le yacht familial, ils ont ignorĂ© mes hurlements pour s'occuper du genou Ă©gratignĂ© de Carla. Le coup de grĂące est venu sur les falaises du Saut du Diable. M'accusant de l'avoir poussĂ©e, Adrien a ordonnĂ© Ă mon frĂšre de me suspendre au-dessus de l'ocĂ©an dĂ©chaĂźnĂ© par les chevilles pour me « donner une leçon ». Ils attendaient que je supplie pour ma vie. Au lieu de ça, j'ai sorti un cran d'arrĂȘt de ma botte. Je n'ai pas coupĂ© mon frĂšre. J'ai coupĂ© mes propres lacets. J'ai plongĂ© dans l'eau noire et glacĂ©e sans un bruit, choisissant la mort plutĂŽt que leur cruautĂ©. Ce n'est que lorsqu'ils ont trouvĂ© mon journal intime â et la preuve que Carla n'avait jamais eu le cancer â que ces monstres ont rĂ©alisĂ© ce qu'ils avaient fait. Maintenant, Adrien remue ciel et terre pour retrouver son « innocente » ChloĂ©. Mais il cherche un fantĂŽme. La femme qui l'aimait est morte Ă l'instant oĂč elle a touchĂ© l'eau.
La serveuse n'est autre que la reine de la mafia
J'ai passĂ© un an Ă rĂ©curer les sols du club de mon fiancĂ©, cachant mon identitĂ© de fille du Patriarche. Je devais savoir si Hugo Lambert Ă©tait un Roi digne de fusionner nos empires, ou juste un pantin. La rĂ©ponse est arrivĂ©e, vĂȘtue d'une robe rose fluo. Cindy Royer, une civile dont il Ă©tait entichĂ©, ne m'a pas seulement traitĂ©e comme une domestique ; elle a dĂ©libĂ©rĂ©ment versĂ© un expresso brĂ»lant sur ma main parce que je refusais de jouer les voituriĂšres. La douleur Ă©tait fulgurante, ma peau cloquant instantanĂ©ment. J'ai appelĂ© Hugo en visio, lui montrant la brĂ»lure, m'attendant Ă ce qu'il applique le code de notre monde. Au lieu de ça, voyant ses investisseurs le regarder, il a Ă©tĂ© pris de panique. Il a choisi de me sacrifier pour sauver la face. « Ă genoux », a-t-il hurlĂ© Ă travers le haut-parleur. « Supplie-la de te pardonner. Montre-lui le respect qu'elle mĂ©rite. » Il voulait que la fille de l'homme le plus dangereux de France s'agenouille devant sa maĂźtresse. Il pensait faire preuve de force. Il ne rĂ©alisait pas qu'il regardait une femme qui pouvait rĂ©duire son monde en cendres d'un simple coup de fil. Je n'ai pas pleurĂ©. Je n'ai pas suppliĂ©. J'ai simplement raccrochĂ© et verrouillĂ© les portes de la cuisine. Puis, j'ai composĂ© le seul numĂ©ro que tout le Milieu craignait. « Papa », ai-je dit, ma voix froide comme l'acier. « Code Noir. Apporte les papiers. » « Et envoie les loups. »
J'ai épousé le frÚre aßné impitoyable de mon ex-fiancé
J'Ă©tais une Vitiello, vendue aux Moretti pour sceller une alliance. Pendant cinq ans, j'ai aimĂ© Dante en secret, comptant les minutes jusqu'Ă notre mariage Ă l'Ă©glise de la Madeleine. Mais tout s'est terminĂ© par un simple SMS, trois minutes avant la cĂ©rĂ©monie. « Reste Ă l'appart. Sofia est rĂ©veillĂ©e. Pas de scandale. » Son ex, l'amour de sa vie, venait de sortir du coma. AmnĂ©sique. Et d'un coup, j'ai Ă©tĂ© effacĂ©e. Pendant trente jours, j'ai attendu dans l'ombre pendant que Dante jouait les hĂ©ros pour une femme qui ne se souvenait mĂȘme pas de lui. Il me disait qu'il protĂ©geait son esprit fragile. Et puis, j'ai dĂ©couvert la vĂ©ritĂ©. Debout devant le bureau du mĂ©decin, j'ai tout entendu. Dante refusait un traitement qui pourrait rendre la mĂ©moire Ă Sofia. « Si elle se souvient, elle pourrait me quitter Ă nouveau », a dit Dante au mĂ©decin. « Elena attendra. C'est un bon petit soldat. Laissez-moi vivre mon fantasme. » Il ne la protĂ©geait pas. Il la maintenait brisĂ©e pour nourrir son ego, comptant sur ma soumission. Il pensait que j'Ă©tais un meuble qu'on pouvait mettre au garde-meuble. Il avait tort. Je ne suis pas retournĂ©e Ă l'appartement. Ă la place, j'ai composĂ© un numĂ©ro que chaque homme du Milieu parisien craignait. « Matteo », ai-je dit au frĂšre aĂźnĂ© de Dante. Le Don. Le roi de la pĂšgre. « J'ai fini d'attendre. Je veux ĂȘtre une Moretti. Mais pas la femme de Dante. »
Je t'ai épousé pour le visage de ton frÚre
J'ai Ă©pousĂ© le Parrain le plus impitoyable de Marseille, mais pas par amour, ni pour l'argent, ni pour le pouvoir. J'ai Ă©pousĂ© LĂ©o Ricci parce qu'il Ă©tait le seul homme sur terre qui portait le mĂȘme ADN que son jumeau identique dĂ©cĂ©dĂ©, Damien â l'amour de ma vie. Pendant trois ans, j'ai jouĂ© le rĂŽle de l'Ă©pouse soumise et obsĂ©dĂ©e. J'ai endurĂ© sa froideur glaciale. J'ai cuisinĂ© pour sa maĂźtresse, Sofia. Je suis mĂȘme restĂ©e silencieuse quand Sofia m'a poussĂ©e dans les escaliers dans un accĂšs de rage jalouse, manquant de me tuer. LĂ©o pensait que je restais parce que j'Ă©tais faible. Il pensait que la façon dont je fixais son visage Ă©tait de l'adoration. Il n'a jamais rĂ©alisĂ© que je regardais Ă travers lui, voyant le fantĂŽme du frĂšre Ă qui il n'arriverait jamais Ă la cheville. Mais au moment oĂč la deuxiĂšme ligne rose est apparue sur le test de grossesse, ma mission Ă©tait accomplie. J'avais assurĂ© l'hĂ©ritier. J'avais ramenĂ© un morceau de Damien au monde. Le rĂ©ceptacle n'Ă©tait plus nĂ©cessaire. J'ai signĂ© les papiers du divorce, fait mes valises et disparu dans la nuit pendant que LĂ©o Ă©tait occupĂ© avec sa maĂźtresse. Quand il m'a finalement retrouvĂ©e des mois plus tard, brisĂ©, me suppliant Ă genoux de rentrer Ă la maison, je n'ai rien ressenti. J'ai regardĂ© de haut cet homme qui se prenait pour un Roi et je lui ai portĂ© le coup de grĂące. « Je ne t'ai jamais aimĂ©, LĂ©o. Je t'ai Ă©pousĂ© pour ta semence. »
Le regret du Don : Elle lui a sauvé la vie
Pour notre cinquiĂšme anniversaire, au lieu d'une bague, j'ai offert Ă Elena une condamnation Ă mort. Je croyais que son pĂšre avait tuĂ© le mien. Alors, j'ai passĂ© cinq ans Ă la faire tomber amoureuse de moi, juste pour la briser. Je l'ai remplacĂ©e par Sofia, la femme qui, selon moi, m'avait donnĂ© son rein pour me sauver. J'ai dĂ©pouillĂ© Elena de sa dignitĂ©, je l'ai forcĂ©e Ă ramper sur des charbons ardents et je l'ai enfermĂ©e dans une cave glaciale jusqu'Ă ce que son cĆur artificiel lĂąche. Elle est morte seule dans la boue, dĂ©branchant elle-mĂȘme la machine qui la maintenait en vie pour m'Ă©chapper. Ce n'est qu'en voyant son corps sur la table d'autopsie que j'ai dĂ©couvert la vĂ©ritĂ©. La peau de Sofia Ă©tait parfaite. C'Ă©tait Elena qui portait la cicatrice. Elena m'avait donnĂ© son rein. Elena m'avait sauvĂ© pendant que je la dĂ©truisais. AnĂ©anti par la vĂ©ritĂ©, j'ai plantĂ© un couteau dans ma propre poitrine pour la rejoindre en enfer. Mais je ne suis pas mort. Je me suis rĂ©veillĂ© dix ans dans le passĂ©, de retour au lycĂ©e. J'ai cru que le destin m'offrait une seconde chance de tout rĂ©parer. J'ai sauvĂ© son pĂšre. J'ai ouvert la voie Ă notre amour. Je me suis avancĂ© vers elle dans la cour du lycĂ©e, prĂȘt Ă ĂȘtre le hĂ©ros qu'elle mĂ©ritait. Mais elle ne m'a pas regardĂ© avec amour. Elle m'a regardĂ© avec une terreur absolue, glaciale. Je n'Ă©tais pas le seul Ă me souvenir de la vie d'avant.
RenaĂźtre de ses cendres : Le retour en force de l'architecte
Je me suis rĂ©veillĂ©e dans une chambre d'hĂŽpital stĂ©rile, sans aucun souvenir de l'homme Ă l'allure de tueur qui faisait les cent pas derriĂšre la vitre. Mon amie m'a dit qu'il s'appelait Dante Moretti, le bras droit du Milieu marseillais, et le fiancĂ© que j'Ă©tais censĂ©e vĂ©nĂ©rer depuis sept ans. Mais la vĂ©ritĂ© m'a brisĂ©e plus vite que l'accident. Quand notre convoi est tombĂ© dans une embuscade et que la voiture a pris feu, Dante ne m'a pas sortie. Il a choisi de sauver Valeria â la veuve d'un soldat pour lequel il se sentait coupable â me laissant brĂ»ler sur la banquette arriĂšre. Il a appelĂ© ça une « dĂ©cision tactique ». J'ai appelĂ© ça une condamnation Ă mort. Je pensais que perdre la mĂ©moire Ă©tait une malĂ©diction, mais c'Ă©tait un cadeau. Ăa m'a arrachĂ©e Ă l'illusion de l'amour. J'ai vu un homme qui me traitait comme un meuble utile. J'ai vu une rivale en Valeria, qui souriait narquoisement en prenant mon travail et ma place. Quand elle a mis le feu Ă une chambre pour m'accuser, Dante l'a sauvĂ©e Ă nouveau, me laissant suffoquer dans la fumĂ©e. Il m'a mĂȘme traitĂ©e de voleuse devant tout le Conseil pour protĂ©ger ses mensonges. Il pensait que je serais toujours lĂ , la statue obĂ©issante attendant ses miettes. Il avait tort. J'ai fui Ă Lyon et je suis tombĂ©e droit dans les bras de son ennemi jurĂ©, Enzo Falcone. Un homme qui ne s'est pas contentĂ© de me promettre de me protĂ©ger, mais qui a traversĂ© les flammes pour le faire. Des mois plus tard, quand Dante a enfin compris la vĂ©ritĂ© et est revenu en rampant sous la pluie, me suppliant de lui donner une seconde chance, je l'ai regardĂ© droit dans les yeux. « T'oublier a Ă©tĂ© la seule paix que j'aie jamais connue. » J'ai pris la main d'Enzo, laissant Dante voir exactement ce qu'il avait perdu. « Me souvenir de toi n'a fait que confirmer que tu es une erreur que je ne referai jamais. »
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