Livres et Histoires de Cipher Frost
Quand l'Amour Devient Cendres Vives
Pendant cinq ans, j'ai accepté l'exil et le mépris, attendant qu'Ulysse, mon mari, daigne enfin nous regarder, notre fils Tom et moi. Mais lorsque les écuries se sont embrasées, la vérité m'a frappée avec la violence d'un coup de fouet. Il a traversé les flammes pour sauver Gérold, le fils de son premier amour, abandonnant son propre sang au brasier. Retrouvé brûlé et traumatisé, Tom m'a posé cette question qui a achevé mon cœur : « Papa ne m'aime pas, maman ? » Le pire restait à venir. Quand Tom a fait une crise de transformation prématurée, Ulysse a volé son unique dose d'inhibiteur vital pour la donner à Gérold, pour un simple caprice. Il a ri de ma détresse au téléphone, m'accusant de manipuler la situation, avant de raccrocher pour de bon. Il pensait que je ramperais encore pour son affection. Il ignorait que dans les cendres de ce manège, la Mélusine soumise était morte. J'ai brisé notre lien d'âme, pris mon fils, et disparu sans laisser de trace. Quand il réalisera qu'il a sacrifié son héritier pour le fils d'un autre, il sera trop tard.
Retour de la reine, amours brisés
Après la mort de nos parents, mes frères Lucas et Paul m'ont élevée avec un amour infini. J'étais leur petite sœur, leur protégée, le centre de leur monde. Puis ils ont recueilli Ingrid, une orpheline fragile qui s'est révélée être une usurpatrice manipulant leur chagrin. Quand j'ai tenté de les avertir, ils m'ont accusée de jalousie et m'ont condamnée à dix ans d'exil. Ils m'ont chassée sous une pluie battante, sans un regard, me laissant seule face à mon désespoir. Dix ans plus tard, j'ai bâti mon propre empire viticole en Argentine, devenant une œnologue de renommée mondiale. Pendant ce temps, le domaine familial, ruiné par les mensonges d'Ingrid, sombrait dans la faillite. Aujourd'hui, Lucas m'a retrouvée. En larmes, il m'a avoué la vérité et m'a suppliée de revenir pour sauver Paul, mourant, et l'héritage de nos parents. Face à sa repentance tardive, j'ai pris ma décision.
La Vengeance d'une Génie Trahie
J'étais Éléonore Taillefer, un génie de la finance. Par amour pour mon mari, Zack, j'ai tout abandonné pour bâtir son empire, Ducharme Corp. Alors que je portais notre premier enfant, le fruit de tant d'années d'attente, j'ai surpris une conversation. Mon mari, ma propre sœur Méline et mes parents complotaient pour se « débarrasser » de moi et voler mon bébé. Leur plan était simple : provoquer une fausse couche, puis donner mon enfant à Méline pour qu'elle puisse le présenter comme l'héritier de son riche mari, Hugues. Pour eux, j'étais un pion. Mon dévouement, une blague. Mon enfant, une monnaie d'échange. La douleur a laissé place à une rage glaciale. Mon monde s'était effondré, mais je refusais de pleurer. Je ne pouvais pas les vaincre avec des larmes. J'ai décidé de jouer leur jeu. Je serais la femme dévouée, la future mère épanouie. Et avec l'aide de mon seul allié, j'ai orchestré une fausse couche si parfaite qu'ils y ont tous cru, avant de préparer la plus spectaculaire des vengeances.
L'Amour Bafoué: Vengeance d'une Épouse
Mon studio parisien était mon sanctuaire, rempli de mes rêves de styliste, jusqu'à ce que ma belle-mère, Madame Bertrand, enceinte à soixante ans, ne le profane de sa présence. Sa voix mielleuse, empreinte d'une fausse fragilité, réclamait mon attention, exigeant que je prenne soin d'elle. Sa grossesse, annoncée quelques semaines après ma fausse couche dévastatrice, résonnait comme une provocation cruelle, vidant mon regard de toute émotion. « Je me fiche de votre grossesse, Madame. Complètement. » Cette brutalité, une gifle verbale, déclencha sa furie. Elle m'accusa d'ingratitude, mon mari Pierre, alerté par ses plaintes théâtrales, me reprochant de ne pas prendre soin de sa "fragile" mère. Il ne voyait pas ma douleur, considérant mon deuil comme un caprice à calmer, me bafouant publiquement. « Tiens ! Prends ça et tais-toi ! Achète-toi une nouvelle robe, ça te remontera le moral. Tu es juste amère à cause de ce qui s'est passé, mais ce n'est pas une raison pour nous pourrir la vie ! » La mention de ma fausse couche, jetée comme une insulte, fut l'étincelle. Puis, il écrasa sous sa botte le petit chausson de laine tricoté pour mon enfant perdu. « Arrête de t'accrocher à ça. Il faut passer à autre chose. Tu pourras en avoir d'autres. » Cette profanation de mon souvenir sacré, de mon amour perdu, déclencha une rage glaciale. « Dehors », dis-je, ma voix blanche, une détermination de fer forgée dans la douleur. Mon mari et ma belle-mère s'en allèrent, mais la guerre était déclarée. Dans cet appartement transformé en champ de bataille silencieux, je fus calomniée, victime d'une machination diabolique. J'étais la harpie, l'agresseur, tandis que ma belle-mère, cette "pauvre femme enceinte", jouait la martyre. Jusqu'à ce que la supercherie atteigne son paroxysme : une gifle, un faux cri de douleur, et une "fausse couche" provoquée en public. Pierre, mon mari, poussa l'ignominie jusqu'à douter publiquement de la paternité de notre enfant perdu, me jetant aux loups. Dans un procès public orchestré par le Colonel Dubois, je me retrouvai seule, face aux accusations de meurtre d'une femme enceinte. J'aurais pu m'effondrer, mais la vérité me brûlait les lèvres. « Je nie tout. Je n'ai pas été infidèle. Mon enfant était bien celui de Pierre. » « La criminelle, ce n'est pas moi. C'est elle. » Mon accusation de meurtre, preuves à l'appui, allait faire vaciller leur monde.
L'épouse et la bête: une tragédie
Ma femme, Sophie, tenait notre petit Loulou de Poméranie, Flocon, et le regardait avec une haine pure, son visage se tordant de dégoût. « Tais-toi, sale bête. » Sa voix était aussi glaciale que le marbre du manoir. Puis, sous mes yeux horrifiés, elle a levé son pied, armé d' un stiletto, et l' a abattu sur le corps de notre pauvre chien. Un cri strident, un son d' os brisés, puis le silence. Avant que je ne puisse réagir, les gardes du corps de Sophie m' ont traîné. Alors que j' étais enfermé dans la cave, ses deux chiens, des Dogues de Bordeaux massifs, sont apparus de l' ombre, leurs crocs luisants de bave. J' ai entendu la voix de Sophie de l' autre côté de la porte. « Tu aimes tant les chiens, n' est-ce pas, mon chéri ? Eh bien, tu vas en avoir assez. » Puis, l' horreur. Des morsures partout, mes cris d' agonie ignorés. J' ai été dévoré, et mon fantôme, désormais invisible, a été forcé de regarder Sophie annoncer ma disparition comme une simple fugue. Elle a accusé Marc, son amour d' enfance prétendument fragile, de « déni obstiné », d' une manipulation grossière de ma part. Devenu un esprit errant dans ma propre maison, je l' ai vue déformer la réalité, me dépeignant comme un monstre, tandis qu' elle planifiait de s' emparer de mon héritage et de mon chenil. Le plus choquant, c' est qu' elle s' apprêtait à tuer d' autres de mes chiens pour « soigner » le faux mal de Marc. Comment a-t-elle pu devenir cette bête ? Mon grand-père, Gérard Dubois, est arrivé, ce grand dresseur, un homme qui lisait les chiens comme des livres. Il a décelé la vérité dans les yeux des molosses de Sophie, révélant la monstruosité de la situation. Il l' a regardée de haut, sans la moindre pitié: « Débarrassez-moi de ce vieillard sénile. » Chassé, mais avec un regard de promesse froide, il s' est juré de me venger. Le déni de Sophie s' est enfin brisé devant mon corps mutilé. Son monde s' est effondré quand elle a découvert que Marc l' avait trahie. Sa folie a alors atteint son paroxysme. Je l' ai vue, tenant un couteau, son visage maculé de sang, vider Marc de son cœur, puis faire de même avec sa complice. La folie succède à la folie, et je sens l' écho de mon propre supplice dans la violence qu' elle déchaîne. Elle voulait se « faire pardonner » auprès de mon grand-père, lui apporter ces cœurs comme des trophées morbides. Je l' ai observée, incapable de détourner les yeux alors que la batte de baseball s' abattait sur elle, brisant ses os un par un. Mon grand-père, le « meilleur dresseur », la réduisant à l' état de bête qu' elle méprisait tant. Le poids de ma rage et de ma douleur s' est dissipé. J' étais enfin libéré.
Mon Doux Mari, Sa Terrible Mère
Je m'appelle Camille Dubois, et à trente-deux ans, je viens de me marier pour la sixième fois. Ce qui aurait dû être le plus beau jour de ma vie avec Antoine, l'homme de mes rêves, a vite tourné au cauchemar à cause de sa mère, Madame Martin, une belle-mère tyrannique réputée pour avoir brisé les trois précédents mariages de son fils. Dès le "repas de famille" de notre mariage, elle a tenté de m'humilier avec des croissants piégés, fourrés d' une ignoble mixture de chicorée et de moutarde. Le goût horrible a envahi ma bouche, mais j'ai refusé de lui donner satisfaction, malgré la nausée. Je savais qu'elle attendait ma chute, mais j'ai souri, déglutissant cette horreur avec une seule pensée claire : elle allait me le payer, et cher. Alors, j'ai tendu le deuxième croissant à Antoine, insistant : « Antoine, mon amour, il faut que tu goûtes ça ! C' est la recette secrète de ta mère. C' est... indescriptible ! »
L'Adieu au Mari, Le Pardon Impossible
Mon père est mort subitement, me laissant sa prestigieuse galerie d' art au cœur de Paris. Ce soir-là, en regardant le vide de la galerie, j' ai pris une décision irrévocable, car tout allait changer. Une semaine plus tôt, mon mari Marc discutait au téléphone avec sa maîtresse Sophie, sa voix mielleuse me brisant le cœur. Puis, alors que je lui demandais une signature pour la galerie, il l' a gribouillée sans un regard. Il venait de signer la renonciation à tous nos biens, y compris la galerie, sans le savoir. Le lendemain, dans l'odeur entêtante du parfum de Sophie imprégnant chaque recoin de notre foyer, j'ai réalisé que mon espace et ma vie étaient envahis. C'était clair : il ne faisait même plus semblant de cacher sa trahison. Il me la jetait au visage comme une insulte. J'ai compris à cet instant que ma haine avait remplacé l'amour. Je n' aurais aucune pitié. Cette semaine-là, j' ai découvert avec effroi qu' ils avaient profané mon bureau en y installant les toiles criardes de sa maîtresse et en souillant le livre dédicacé de mon père. Marc, mon propre mari, avait aidé à cette profanation. Quand Sophie a fait semblant de s'excuser, puis m'a fait trébucher, Marc n'a eu d'yeux que pour elle, me laissant au sol, blessée. Il ne s' est même pas retourné. La trahison culmina dans le salon, où Marc me demanda, avec une audace déconcertante, d' écrire une lettre de recommandation pour Sophie. Une lettre qui utiliserait le nom de mon père, qu'il avait bafoué, pour propulser sa maîtresse. J'ai accepté d'un air calme, mais c'était le baiser de Judas, le point final de mon mariage. Quand Sophie est apparue dans ma chambre, vêtue de mon propre pyjama de soie, Marc n'a eu d'yeux que pour elle. Il m'a laissée seule, étrangère dans ma propre maison. Il était grand temps de partir pour de bon. J'ai organisé un dîner, une cérémonie d'adieu silencieuse. Tous nos soi-disant amis étaient présents, célébrant Marc et Sophie. Ce soir-là, Marc a rejeté mon plat préféré, préparé avec soin, arguant que Sophie était végétarienne, achevant l'humiliation. Je me suis levée, un verre à la main. "Prends tout. Mon mari, ma maison, mes amis. Tout est à toi. Bon débarras." Leur monde s'est effondré sous leurs yeux. La guerre venait de commencer.
La Mélodie de la Vengeance
Le son de l'accordéon s'est tu brusquement. Adèle Dupont, artiste de rue à Montmartre, a rouvert les yeux, non pas à l'hôpital, mais dans sa chambre d'adolescente en 1985. Elle était revenue, et avec une seule pensée obsédante : Louis Moreau, son amour d'enfance, mort trop tôt dans leur première vie. Mais en le retrouvant, elle a découvert un Louis transformé, un sculpteur célèbre sur le point d'épouser Chloé Martin, une élégante galeriste parisienne. Le soir du vernissage, devant une foule éblouie, Louis a pris la main de Chloé et a murmuré : « Chloé, tout ceci, c'est grâce à toi. Mais ce n\'est rien comparé à ce que je ressens. Je t\'aime. Veux-tu être ma femme ? » Le monde d'Adèle s\'est effondré. Tout ce qu'elle croyait savoir sur leur passé, sur sa seconde chance, n'était qu'un mensonge cruel. Louis n' avait pas hésité à la rabaisser et l' insulter, la traitant de jalouse, de manipulatrice, pour justifier son propre comportement. Mais le coup de grâce est venu lors d'une audition cruciale : Louis a saboté son accordéon, exactement comme il l'avait fait dans leur vie passée, révélant une trahison et une méchanceté qu'elle n'avait jamais soupçonnées. Pourquoi cet homme, qu'elle avait tant aimé, était-il devenu un monstre capable de la détruire ? Quel secret se cachait derrière ce retour qui s'annonçait comme une bénédiction ? Adèle, le cœur brisé mais l'esprit clair, a compris : ce n'était plus une question d'amour, mais de survie. Elle allait devoir se battre, non pas pour l\'amour d' un homme, mais pour sa propre dignité et son art.
Adèle, l'ascension finale
En 2038, dans le monde virtuel de « Rêve de Fleuve et Lac », j\'étais Adèle Dupont, mais tout le monde me connaissait sous le nom de « Rose des Vents », la compagne du grand « Chevalier Sans Égal », le joueur numéro un du serveur. Pendant trois ans, bien que mon avatar fût délibérément laid, Marc m\'avait juré que seule ma personnalité comptait, construisant avec moi une alliance et un amour que je croyais indéfectibles. Pourtant, un soir, près de notre lieu secret, j\'ai assisté, impuissante et invisible, à la demande en mariage de Marc à « Fleur d\'Oranger », son ancienne partenaire revenue au jeu, celle-là même dont il me disait ne plus se souvenir. Le choc s\'est transformé en un abîme de douleur lorsque j\'ai découvert que Marc Dubois, l\'homme qui venait de me briser le cœur dans le jeu, était aussi mon nouveau client, le PDG d\'Omnitech, et qu\'il ne me reconnaissait absolument pas. La trahison s\'est poursuivie publiquement : Marc, sous l\'influence de Sophie Martin (Fleur d\'Oranger), m\'a dépouillée de mes fonctions dans la guilde, a rompu notre pacte d\'amour, m\'a accusée de vol et de tricherie, et a mis ma tête à prix devant des millions de joueurs. Comment cet homme, qui m\'avait juré fidélité, pouvait-il me traquer et m\'humilier ainsi, dans le jeu comme dans la vie réelle, sans la moindre trace de souvenir ou d\'hésitation ? Alors que l\'univers entier semblait me rejeter, menacée et à bout de forces, j\'ai pris une décision radicale : il était temps de révéler ma vraie identité et de me battre pour restaurer mon honneur, non pas en fuyant, mais en affrontant mes bourreaux là où ils se sentaient les plus forts : l\'arène du tournoi annuel.
Le Pardon Impossible
<导语> Dans le faste ostentatoire d'une soirée d'entreprise, mon amour secret, Léa Martin, fille du PDG et étoile scintillante de la haute société, rayonnait, tandis que moi, Alexandre Dubois, je restais en retrait, modeste et invisible. Soudain, l'impensable se produisit : Marc Fournier, un ami d'enfance de Léa dont la jalousie n'avait d'égale que son arrogance, m'accusa publiquement du vol de son précieux stylo Montblanc. L'humiliation fut instantanée, se transformant en un cauchemar éveillé lorsque Léa, celle que j'aimais et qui connaissait ma probité, s'approcha, le visage dur et impitoyable. Devant tous nos collègues, elle vida mon sac, exposant au grand jour les ordonnances médicales de ma mère sous les projecteurs cyniques de l'hôtel. Puis, dans un silence assourdissant, elle prononça la phrase qui me transperça au plus profond de mon être : « Alexandre, même si ta mère a désespérément besoin d\'argent pour ses soins, tu ne devrais pas voler. » Le monde s'écroula. Comment Léa, mon amante secrète, pouvait-elle non seulement me croire capable d'un tel acte, mais aussi utiliser la maladie de ma mère, ma plus grande vulnérabilité, pour m'anéantir publiquement ? La trahison était si profonde, le choc si brutal, que je fus réduit à un fantôme aux yeux de tous, ma réputation brisée, ma vie en lambeaux. La question lancinante me hantait : pourquoi ? Cinq ans plus tard, ma vie est reconstruite, ma mère sauvée, mais le passé resurgit. Marc Fournier, avec la même haine, tente de me broyer à nouveau, et Léa, désormais ma partenaire professionnelle forcée, oscille entre remords et lâcheté. Mais cette fois, je ne suis plus le jeune homme terrifié. J'ai gardé une preuve, une vérité qui s'apprête à éclater au grand jour.
Le Miroir du Temps : Notre Seconde Chance
Le jour de mes funérailles, le prêtre n'a prononcé que la moitié des prières. Dans notre somptueux hôtel particulier parisien, mon mari, Kyle Larson, passait chaque soirée avec sa maîtresse, Élise, me laissant seule face à ma maladie incurable. Mon cœur, déjà brisé, s'est contracté quand son regard glacial m'a ordonné de ne plus approcher celle qu'il qualifiait de « fragile ». Il a balayé du revers de la main ma toux insistante et les taches de sang que je crachais, m'accusant de simuler pour attirer son attention. Humiliée et mourante, j'ai tout sacrifié pour ma famille : mon statut, mon nom, ma dignité, me réduisant à la servante d'Élise, dans l'espoir de fléchir Kyle. Mon père est mort d'un chagrin causé par la cruauté de Kyle, et ma sœur, enceinte, a succombé à une fausse couche sur le bord de la route, sous le regard indifférent de cet homme qui nous a dépassées en voiture. À ma mort, je me suis demandé : comment pouvais-je être la seule à me souvenir de l'horreur de cette vie ? Pourquoi étais-je la seule prisonnière de ces souvenirs ? Puis, une violente quinte de toux m'a secouée, et je me suis réveillée. La date sur le journal était familière. Le jour de mon mariage. J'avais une seconde chance de changer mon destin, mais l'homme à mes côtés portait le même visage et la même âme torturée que celui qui m'avait détruite.
La Chute de l'Imposteur
J'ai toujours dissimulé mon origine, les Fowler, cette riche dynastie du vin de Bordeaux, pour l'homme que j'aimais. Pour Robert, mon mari ambitieux, j'étais Juliette, une simple femme au foyer qui avait renoncé à sa carrière pour lui et notre fille. Mais un jour, à la kermesse de l'école, l'édifice de ma vie s'est effondré. Robert, qui prétendait être en réunion, était là, riant avec Cécilia, son assistante, et son fils. Ils incarnaient la famille parfaite. Le sang s'est glacé dans mes veines quand il m'a vue et m'a envoyé un message : « Ne fais pas de scène. » Encore pire, lorsque Cécilia, par jalousie, m'a volontairement fait tomber, Robert a ignoré ma cheville fracturée pour secourir son amante, puis a humilié Chloé, notre propre fille. Puis, Chloé est tombée gravement malade. Avec ma cheville cassée, j'ai supplié Robert de nous aider, mais il a refusé, exigeant que je m'excuse auprès de Cécilia. Dans ma rage impuissante, j'ai dû porter seule notre fille fiévreuse aux urgences, mentant au médecin que j'étais veuve. Quelques jours plus tard, alors que j'achetais le cadeau d'anniversaire de Chloé, Robert et Cécilia ont osé me le voler, sous prétexte que le fils de l'autre femme le voulait aussi. Mais le vrai coup de grâce ? Une photo sur Instagram : Cécilia recevant une voiture et un message de Robert révélant une liaison secrète d'un an, payée avec l'argent de ma famille. Cette trahison n'était pas une erreur, c'était un calcul froid. Le masque était tombé. Je suis Juliette Fowler. Et ils n'avaient aucune idée de ce qui les attendait.
Renaître des Ruines : Le Secret de Juliette
En rouvrant les yeux, l'odeur âcre de l'encre et du vieux papier a envahi mes narines. Assise dans le bureau du maire, stylo en main, j'étais prête à signer le contrat d'achat d'une villa. Ce nid d'amour était destiné à mon fiancé, Tyrone Larson, et son nom seul figurait sur le document. À ses côtés, Tyrone affichait un sourire impatient, tandis que sa soi-disant «muse», Carole Dixon, se tenait innocemment derrière lui. Puis, la mémoire du passé m'a frappée, une vie que j'avais déjà vécue. Dans cette autre vie, j'avais signé ce papier, dépensant tout mon héritage pour cette maison. Quand un projet immobilier a transformé la villa en or, Tyrone et Carole m'ont jetée dehors sans pitié. Il m'avait dit que mon amour naïf et campagnard l'étouffait, qu'il avait besoin d'une âme sœur comme Carole pour son art. Je m'étais retrouvée à la rue, malade, mourant seule dans le vent glacial de Marseille, hantée par leurs rires cruels. « Juliette, qu'est-ce que tu attends ? Signe. » Sa voix mielleuse cachait une avidité palpable. Mais cette fois, c'était différent. À ma mort, je me suis posée une question obsédante. Pourquoi avais-je été si aveugle, si naïve, pourquoi n'avais-je pas vu la trahison venir? Est-ce que je pourrais un jour me pardonner d'être si ignorante? Alors que la plume touchait le papier, une pensée claire a traversé mon esprit : je ne ferais pas la même erreur. Je suis revenue. Et cette fois, je choisirai ma propre destinée.
Le Jeu Cruel des Dubois
Dans l'opulence froide de l'appartement familial à Paris, les Dubois, mes parents, des magnats du luxe obsédés par leurs "tests" de caractère, me reçoivent avec une indifférence glaçante. Mon cœur se brise en annonçant la mort de mon jeune frère, Hugo, succombé à une crise d'asthme faute de soins urgents. Ils avaient refusé de payer l'acompte, une autre de leurs cruelles "épreuves". Pour eux, ce n'est qu'une de mes "manipulations" pour l'argent, une tentative de chantage de la part du "frère raté". Leur fils adoptif, Adrien, l'incarnation de la perfection et de la cruauté subtile, ne manque pas d'envenimer la situation, brodant des mensonges qui me collent à la peau. Me voilà accusé, rabaissé, sommé de gagner 2000 euros pour les funérailles, seul, sans un sou et sous le regard moqueur des "joueurs" observant mes "tests". Mais l'horreur ne fait que commencer. Ma survie est une humiliation constante, chaque effort saboté. Puis vient le coup de grâce : Adrien me drogue, m'arrache la signature d'une renonciation d'héritage, et me jette au visage le prix de la dignité de mon frère. Alors que je me traîne jusqu'au crématorium, portant la poussière d'Hugo, Adrien apparaît, son sourire glaçant. Il confesse, avec une jouissance morbide, avoir lui-même échangé l'inhalateur vital d'Hugo contre un placebo. Mon frère n'est pas mort par négligence, mais assassiné de sang-froid, victime d'un jeu sadique. Comment survivre à une telle vérité ? Comment se relever quand ceux qui vous ont donné la vie ont orchestré la mort de l'être le plus cher ? Au moment où tout semblait perdu, une caméra fortuite capture le crime, et les "notifications" du jeu changent, appelant à la vengeance. Pour Hugo, je n'ai plus peur. Le jeu ne fait que commencer... mais cette fois, je suis prêt à redéfinir les règles.
