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Rejetée par l'Alpha, aimée par le Lycan

Rejetée par l'Alpha, aimée par le Lycan

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Je m'appelle Lyra. Je suis née de deux sangs qui n'auraient jamais dû se mêler. Mon père était un Alpha. Ma mère, une Sorcière de la Lune. Leur amour était interdit. Je suis leur héritage. À treize ans, ma meute a brûlé. Mes parents sont morts. J'ai survécu, je ne sais pas comment. Recueillie par une meute étrangère, j'ai attendu mon dix-huitième anniversaire avec un espoir fragile : que la Déesse Lune m'offre un compagnon. Une preuve que j'avais enfin ma place quelque part. Elle m'a offert Doran. Le fils de l'Alpha. Il m'a rejetée. La douleur du lien brisé a failli me détruire. Mais la nuit suivante, il est revenu. Pas pour s'excuser. Pour prendre ce qu'il avait refusé devant tous. J'ai fui. Seule. Traquée. Brisée. C'est dans les Terres Sauvages que je l'ai rencontré. Lui. Il n'est pas un loup. Il est autre chose. Quelque chose de plus ancien. De plus sombre. De plus puissant. Il m'a regardée comme si j'étais une énigme qu'il avait passé des siècles à chercher. Et pour la première fois depuis la mort de mes parents, j'ai senti un lien. Un vrai. Un lien que je n'aurais jamais dû ressentir. Mais je ne suis plus la petite fille qui croyait aux contes de fées. Quelqu'un m'a déjà brisé le cœur une fois. Je ne le laisserai pas faire de même. Même si son regard dit qu'il n'est pas venu pour me briser. Même si son odeur hurle qu'il est à moi. Même si, pour la première fois, j'ai envie de rester.

Table des matières

Rejetée par l'Alpha, aimée par le Lycan Chapitre 1 Le Bracelet qui Brûle

Partie I : L'Enfant Aimée, la Louve Brisée

Le bracelet de ma mère s'est mis à chauffer contre ma peau trois secondes avant que la porte de ma chambre n'explose.

Je n'ai pas eu le temps de crier.

Une masse de fourrure grise a traversé la pièce, toutes griffes dehors, et s'est abattue sur mon lit. L'odeur était étrangère. Une odeur de meute ennemie, de territoire violé, de mort programmée. Les Écorcheurs. Je les avais entendus nommer par les guerriers de mon père. Des bêtes sans honneur menées par un Alpha appelé Gorn, un nom qui sonnait comme un grognement.

Mes draps se sont imbibés de bave. Les crocs ont claqué à deux doigts de ma gorge.

Et puis...

Une lumière blanche. Aveuglante. Sortie de moi.

Le loup gris a été projeté contre le mur de pierre avec un craquement sinistre. Ses os ont cédé comme du bois sec. Il est retombé en tas, inerte, une fumée étrange s'élevant de son pelage roussi.

Je suis restée figée dans mon lit, le cœur battant à rompre les côtes, les mains tremblantes. Mes paumes fumaient.

Qu'est-ce que...

LYRA !

La voix de mon père. Un hurlement qui a traversé mon esprit comme une lame. La télépathie d'Alpha. Ce lien sacré qui relie un chef à chaque membre de sa meute. Mais dans ce cri mental, il n'y avait pas la colère du chef. Il y avait la terreur d'un père.

Il a enfoncé ce qui restait de la porte. Son pelage noir, celui de Marcus l'Alpha de la Meute de Lune Pourpre, était déjà maculé de sang. Ses yeux dorés, fous d'inquiétude, ont balayé la scène. Le loup mort contre le mur. Moi, vivante. Mes mains qui fumaient encore. Le bracelet de pierre de lune qui rougeoyait faiblement à mon poignet.

Il s'est arrêté net. Ses yeux se sont posés sur le bracelet. Puis sur moi.

Je l'ai vu comprendre.

Il s'est transformé. Les os ont craqué, la fourrure a reculé, et en quelques secondes, mon père se tenait devant moi sous sa forme humaine. Nu, couvert de sang et de sueur, le visage ravagé par une émotion que je ne lui avais jamais vue.

"Elle a chargé la pierre", a-t-il murmuré d'une voix brisée. "Elara... elle savait. Elle savait que ça arriverait."

Il m'a arrachée du lit, m'a plaquée contre son torse massif. J'ai senti ses bras se refermer sur moi comme un étau.

"Papa..."

"Ne parle pas. Accroche-toi."

Il s'est remis à courir. Sur deux jambes cette fois. Plus rapide ? Moins rapide ? Je ne sais pas. Je sais juste que derrière nous, Lune Pourpre brûlait.

Ma mère, Elara, la Sorcière de la Lune, ne courait pas avec nous.

Et dans mon esprit, le lien d'Alpha s'est tu.

---

Je m'appelle Lyra.

Ma mère m'a donné ce nom à cause d'une constellation. La Lyre. Un instrument de musique accroché aux cieux. Elle disait que chaque étoile était une note, et que ma vie serait une mélodie que même les loups entendraient.

Je n'ai jamais vraiment compris ce qu'elle voulait dire.

Mais je sais que mon nom est le seul héritage qu'elle m'a laissé. Avec ce bracelet de pierre de lune qui ne chauffe plus jamais.

Je suis née d'un amour qui défiait toutes les lois des meutes. Mon père, Marcus, était un loup pur sang. Un Alpha respecté, un guerrier dont le nom inspirait la confiance, pas la peur. Ma mère, Elara, était une Sorcière de la Lune - une de ces femmes rares capables de guérir les blessures que la métamorphose ne réparait pas, et de parler à Séléné, la Déesse Lune elle-même.

Toutes les meutes vénèrent Séléné. C'est elle qui tisse les liens de compagnons, ces unions sacrées que rien ne peut briser. On dit que quand deux âmes destinées se rencontrent, c'est une évidence. Une attraction fulgurante, immédiate, inexplicable. Un aimant que même la volonté la plus forte ne peut repousser.

Je ne savais pas encore, à treize ans, que j'étais au centre d'une toile que je ne voyais pas.

Je savais juste que mes parents s'aimaient. Et que cet amour faisait de moi une abomination aux yeux de beaucoup.

Mais dans la Meute de Lune Pourpre, derrière les remparts de mon père, j'étais protégée. Aimée. Acceptée. Marcus était l'Alpha. Personne n'osait défier l'Alpha. Surtout pas quand sa Luna sorcière, Elara, pouvait guérir leurs enfants de la fièvre de Lune ou sauver leurs guerriers d'une blessure que même la métamorphose ne refermait pas.

J'ai grandi dans un cocon. Un cocon d'amour, d'odeurs mêlées de fourrure et de sauge brûlée, de nuits à écouter ma mère me parler des étoiles et de jours à courir dans les bois avec mon père sur son dos.

Je croyais que ça durerait toujours.

J'avais treize ans quand Gorn et ses Écorcheurs ont tout réduit en cendres.

---

L'attaque est venue sans sommation. Sans déclaration de guerre. Juste des hurlements, des odeurs étrangères, et le feu.

Mon père m'a portée toute la nuit. Il courait sous sa forme humaine, plus vulnérable mais plus apte à me tenir contre lui. Il boitait, saignait, mais il ne s'est arrêté qu'à l'orée du territoire de la Meute des Crocs d'Argent. Une meute avec qui Lune Pourpre avait un vieux pacte de non-agression.

Il m'a déposée au pied d'un grand chêne noir, à la frontière invisible que l'odeur des sentinelles marquait.

Puis il s'est agenouillé devant moi.

"Écoute-moi, Lyra."

Sa voix était rauque, brisée par l'effort et le chagrin. Il a posé ses grandes mains sur mes épaules. Ses yeux dorés, les mêmes que les miens, étaient pleins de larmes qu'un Alpha ne verse pas devant sa fille.

"L'Alpha des Crocs d'Argent, Bram, doit une dette à notre famille. Une ancienne histoire, avant ta naissance. Il t'accueillera. Il est dur, froid, mais il respecte les dettes. Tu seras en sécurité."

"Et maman ?"

Il a fermé les yeux. Juste une seconde. Mais j'ai vu.

"Je vais la chercher."

"Je veux venir avec toi !"

"Non."

Le ton était sans appel. Le ton de l'Alpha. Celui qu'on ne discute pas, même quand on est sa fille.

Il a détaché doucement mes doigts de son torse. Il a posé son front contre le mien. Un geste tendre, le dernier que je recevrais d'un être qui m'aimait.

"Survis, Lyra. C'est tout ce que je te demande. Tu as le sang d'Elara dans les veines. Un jour, tu comprendras ce que ça signifie. En attendant... survis. Comme la Lyre dans le ciel. Même quand on ne l'entend pas, elle continue de jouer."

Il s'est relevé. Il s'est transformé à nouveau. Le loup noir a surgi de l'homme, immense, puissant malgré ses blessures.

Et dans mon esprit, une dernière fois, j'ai entendu sa voix.

*Je t'aime, ma fille. Ne l'oublie jamais. *

Puis il a disparu dans la nuit, boitant, sanglant, courant vers les flammes qui rougeoyaient à l'horizon.

Je ne l'ai jamais revu.

---

Le lendemain, un éclaireur des Crocs d'Argent est venu annoncer que la Meute de Lune Pourpre n'existait plus. L'Alpha Marcus et sa Luna Elara étaient tombés en défendant leur territoire. Leur fille unique, la petite Lyra, était désormais une orpheline sans meute.

L'éclaireur s'est approché de moi. Il a reniflé l'air. Son nez s'est plissé.

"Alpha Bram", a-t-il dit par télépathie, mais assez fort pour que je capte l'écho de sa pensée. "C'est elle qui sent comme ça ?"

L'Alpha Bram est sorti de l'ombre des arbres. Un homme massif, taillé dans le fer de sa meute, avec des yeux gris sans chaleur. Il s'est arrêté à trois pas de moi. Il a reniflé à son tour.

"Oui", a-t-il dit à voix haute. "C'est elle."

"Elle sent la sorcière. C'est la fille d'Elara. Vous savez ce qu'on dit des Sorcières de la Lune."

"Je sais ce qu'on dit." La voix de Bram était plate, sans émotion. "Je sais aussi que sans Elara, mon frère serait mort il y a quinze ans. Elle restera. C'était le pacte avec Marcus."

L'éclaireur a craché par terre. Son regard sur moi était un verdict.

"À vos risques, Alpha Bram. Mais ne venez pas vous plaindre quand elle attirera le malheur sur la meute."

Il est parti sans se retourner.

Bram m'a regardée. Dans ses yeux d'acier, il n'y avait ni haine ni pitié. Juste une lassitude froide.

"Tu es sous ma protection, Lyra. Mais ma protection s'arrête à la porte de ma tanière. À l'intérieur de cette meute, tu devras apprendre à survivre. Seule."

Il a tourné les talons.

C'est ainsi que ma nouvelle vie a commencé.

C'est ainsi que j'ai appris que l'enfer n'était pas le feu qui avait dévoré Lune Pourpre.

L'enfer, c'était de survivre parmi ceux qui vous haïssent pour ce que vous êtes. Et d'attendre, chaque jour, que quelqu'un - n'importe qui - vous montre qu'il n'a pas peur de vous.

Cette personne est venue. Elle ne portait pas un nom d'étoile. Elle portait un nom de forêt, de sève et de racines. Elle s'appelait Sève.

Mais ça, c'est une autre partie de l'histoire. Celle qui commence après les coups.

Et surtout... ce n'est que bien plus tard que j'ai compris que ces coups n'étaient pas un hasard.

Quelqu'un les avait orchestrés.

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