img ÉPOUSE-MOI, SAIGNE POUR MOI  /  Chapitre 3 LA LIBRAIRIE | 25.00%
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Historique

Chapitre 3 LA LIBRAIRIE

Nombre de mots : 1842    |    Mis à jour : 16/04/2026

de vue

-

y avait pensé pe

ient des inconnus. On échangeait deux mots, un sourire poli, et on repartait chacun dans sa vie. C'était la r

ne ressemblait pas

sombre de son manteau dans la foule du métro. À ralentir le pas en passant devant le

ant la porte de la librairie. Tu l'as vu une fois. Il a renversé son café

pas. À l'intérieur, ça sentait le vieux papier, la poussière douce et le bois ciré. Les étagères montaient jusqu'au plafond, chargées de livres neufs et d'occasions mélangés sans logique appar

pour "s'aérer l'esprit". C'était ici qu'elle avait découvert Jane Austen, Virginia Woolf, Toni Morrison. Ici qu'

t dit qu'il venait d'arriver, et Imelda avait besoin d'une lecture qui ne par

de-cheval, et quelques mèches folles encadraient son visage. Elle avait mis une touche de baume à lèvres teinté – la seule concession au m

", le doigt glissant sur les tranches des livre

igt s'

You. La couverture bleu pâle, le titre en lett

n l'attrapa a

nchette de chemise blanche dépass

va brusquem

regardaient, écarquillés par une surpri

vous, »

t trotté dans la tête pendant trois jours. Il portait le même manteau noir que l'autre jour, mais dessous,

it-elle, et elle senti

ts. Elle avait encore la main tendue ver

ux vers le livre, puis ver

vez pris e

e roman. « Considérez ça comme des e

Leurs doigts ne se touchèrent pas, mais ell

user éternellement, » dit-el

ol roulé bordeaux. Je m

Il se souvenait de l

z une bonn

ui plissait le coin de ses yeux. « Je n

chargé. L'air entre eux semblait plus

e, et elle se trouva immédiatement stupide

ui, l'air sincèrement curieux. « Je passais dans l

pposé de son penthouse de l'Upper East Side. Elle ne savait pas qu'il avait garé sa voitu

elle a plus de soixante-dix ans et elle connaît chaque livre de sa boutique. Elle pourrait vous dire exa

urqu

doivent se rencontrer pa

ement la tête, comme si cet

dit-il finalement. « Les liv

sur elle une seconde de trop. I

an Didion, finaleme

. » Elle marqua une pause

re pleurait chaque fo

oix, encore. Cette douceur qu'elle n

, puis elle s'arrêta. « Je suis d

nt, sans pathos, comme un fait. « Il y

sauf que son père à elle avait survécu. Avait disparu. Ce qui était peut-ê

solée, » mur

égèrement les épaules. « La vie

u silence. Moins c

ement. « Il y a un café à côté. Pas celui où je renverse d

elle regarda son visage – cette mâchoire carrée, ces yeux d'océan hivernal, cette

mère qui ne répondait pas au téléphone depuis trois jours, comme souvent. À sa vie étroite et

elle. « Mais c'est

tte fois – ou du moins, ce qui

plan depuis

-

. Il lui tint la porte. Il commanda un café noir pour lui, un latte noisette pour elle sans même lui demander. Elle

nt pendant

ité. Il parlait de littérature avec une précision tranquille, sans jamais étaler sa culture, juste en citant une

ries cachées, les jardins publics oubliés, les rooftops accessibles si on savait que

dehors. Du goût trop amer de son café noir, qu'i

a presque

relançait d'un mot, d'un regard. Il avait une façon d'être présent qui donnait l

s s'en rendre compte. Ses doigts glissèrent sur l

bracelet, » di

e me l'a

bon g

e regarda la perle sombre

an. Sa voix était basse, respectueu

and j'avais

e, avec ces yeux gris-bleu qui ne cillaient pas, et dans son regard il y avait quelque chose qui ressemblait à

jamais, » dit-

n'oublie

it n'était pas lour

trottoir humide devant le café,

it-il en enfilant ses gants de cuir noir. « Peut-êt

rise, son manteau en cachemire noir battant légèrement derrière lui. Elle

it pas demand

ste de la journée. Et le le

ent com

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