– Les cendr
avers les persiennes de la chambre conjugale, découpant des bandes de clarté sur le désordre des draps,
e le poids de la nuit écrasait sa poitrine. Brunette dormait contre lui, sa tête nichée au creux de son épaule,
trueux et irréparables. Le lit de mon père. Cette pensée tournait en boucle dans son crâne, accompagnée d'images précises, brutales : la nuque de Brunette offerte, ses
imprégné de l'odeur de Daniel. Ce simple mouvement, ce détail infime, fut un coup de poignard. Marc se leva, nu, et ramassa
, un compte à rebours macabre. Il se rhabilla à la hâte dans sa chambre, les doigts tremblants sur les boutons de sa chemise. Son reflet dans le miroir lui
. L'écran indiquait un message non lu, reçu à 23h47.
révu. Je prends le vol de 7h20. Je serai à la maison pour
ua. Pour le petit-déjeuner. Daniel était en route. Il allait rentrer. Dans quelques heures à peine, il franchirait cette porte,
ur elle. Ses cheveux étaient en désordre, ses lèvres légèrement bouffies. Elle avait l'air d'une enfant dans les vêtements de son père, mais son regar
sans un mot, m
e voix plate, sans préambule. Il a envoyé
lle porta une main à sa bouche, comme pour retenir un cri. Les conséquences, qu'ils avaient superbement i
uffla-t-elle. Il ne
pour ancrer l'horreur dans la réal
pesé sur la maison depuis la mort d'Éloïse. C'était le silence
qu'est-ce
'on faisait ? Ils avaient déjà tout fait. Il n'y avait plus de retour en arrière po
le qu'il utilisait pour réciter des protocoles médicaux. On prend n
pourrait deviner ? demanda-t-elle
t qui ressemblait maintenant à une petite fille perdue. Il sentit un mélange écœurant de pitié et de rép
honnêtement. Mais on n'a pas l
ain plus intense. Elle s'approcha, posa une main su
. murmura-t-e
t sursauter. Il détourna la tête. Ne prononce pas un mot sur
ta de pierre. La tendresse était un luxe qu'ils ne pouvaient plus s
-
t les traces physiques de Brunette, mais l'odeur même du péché. Il s'habilla avec un soin méticuleux, choisissan
ses cheveux étaient coiffés en une queue de cheval sage, son visage était lavé de tout maquillage. Elle avait réussi l'exploit
cliquetis des couverts sur la porcelaine était insupportablement bruyant.
tous les deux sur place. Marc sentit ses mains devenir moites. Br
d'entrée
rte, joyeuse, chargée de la fatigue du voy
e trois jours ombrant ses joues. Son regard chercha immédiatement Brunette, et un sourire immense, s
ché
élan parut un peu forcé, un peu trop th
Tu es rentr
contre ses cheveux en la serrant fort.
fantôme, transparent, observant un bonheur auquel il n'appartenait plus et qu'il avait souil
n grand !
deur familière de son père – le cuir, le café, un fond de rasage – qui avait toujours signifié la sécurit
une main sur l'épaule de chacun, les réunissant dans un cercle f
tit le regard de Brunette se poser sur lui, lourd de sous-entendus. Il soutint l
-il, sa voix étonnamment stable. Brunet
ne petite tape amicale sur la joue de Brunette. Il
tte avec un petit rire qui son
égociations. Il mangeait avec appétit, buvant son café à grandes gorgées, jetant à sa femme des reg
ce de cet homme. Il observait leurs interactions, cherchant malgré lui des signes : Daniel prenait la main de Brunette, lui caressait les doigts. Elle souriait, mais son regard, par-dessus la t
r se resservir du café, posa la ma
tigué, mon fils.
ers le tissu de sa chemise, à l'endroit même où, quelq
, oui, réussit-
aussi, dit Daniel avec solli
ait de trahir l'un des principes fondamentaux de la santé mentale et mor
et se reposer un peu. Il embrassa tendrement Brunette sur la bouche – un ba
d de tout ce qui venait de se jouer. Brunette se mit à ramasse
le regarder, la voix à peine aud
poignets, et un élan de haine aussi soudain que violent monta en lui. Haine pour
froidement. Mais il habite ici maintenant. Il
e raclant le sol ave
rs lui, les yeux brilla
ce qui s'est passé ? demanda-t-elle, un mé
acha-t-il, baissant la voix au maximum. U
s pouvoir oublie
ni la consolatrice. Il vit le piège dans lequel ils étaient tombés tous les d
voix sans appel. Sinon, on
es souvenirs de la nuit et du fantôme de leur faute qui, désormais, hanterait cha
le couloir, en peignoir, les cheveux encore mouillés
er, hein, mon grand
t à rendre
. Tout est
ace. Et le moment suivant de leur vie ne serait plus qu'une longue, très longue, gestion des

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