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Vendue, piégée, la voilà libre

Vendue, piégée, la voilà libre

Auteur: ANDREA
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Chapitre 1

Nombre de mots : 2350    |    Mis à jour : 24/12/2025

ur adoptive Bénédicte m'ont droguée et ont vendu ma

el, et j'ai passé les trois années suivan

nt nécessaire à racheter l'hôtel particulier de ma famille. Mais Alexandre m'a retrouvé

de Bénédicte pour les crimes qu'elle avait commis. Quand j

eversés à la « Fondation Béné

mon âme. Il a pris le dernier vestige tangible de

nde en mille morceaux, j'ai cherché mon téléphone à t

x brisée. « S'il te plaît. J'ai be

pit

voi

s et dangereux qui, autrefois, aurait envoyé des frissons d'excitation le long de ma colonne vertébrale. Maintenant,

e l'équilibre, encore chancelante de mon dernier combat. J'ai croisé son regard, un regard dur qui

-t-il, sa poigne se resserrant. Ses doigts s'enfonçaient dans ma

moquerie que j'ignorais posséder il y a trois ans. « Je

faisait du mal, puis sa conscience le piquait, juste un peu. Il essayait de s

semblait presque sincère. « Ça... ce n'est pas toi. On peut ar

uoi, exactement ? D'exister ? » Mon rire fut dur, cassant. « Ou de

» Son regard balaya mes vêtements déchirés, mon visage tuméfié, l'arène crasseuse et tachée de sang qui nous entourait. Ses mots étaient un coup de fouet, cinglant mes plaie

vraiment. Mon père. Mon hôtel particulier. Mon héritage. Je serrai les poings, l'envie de frapper presque

'une fureur que je luttais pour contenir. J'ai e

poison. « Tu ne te souviens pas comme c'était bien ? Avant tout ce bordel. Avant que tu ne gâche

en diamant à mon doigt. Il y a trois ans, il était mon fiancé, mon tuteur, l'homme que j'

monde qui se dissout dans un brouillard. Puis le podium de la vente aux enchères. Mon corps, exposé comme un trophée. Les visages lubriques. La prise de conscience écœurante qu'Alexandre, mon A

i qui m'av

euglante qui m'avait poussée à mettre le feu à cet endroit maudit. Les sirènes de police, les menottes, les gros titres me qualifiant d'

r l'agitation. Leurs yeux me dévoraient, affamés et méprisants. La honte, brûlant

ragile, facilement blessée. « Tu te donnes en spectacle, Charlotte », siffla-t-il, sa voix à peine audible au-de

a seule raison pour laquelle j'étais encore là, à me battre dans ces fosses maudites. J'av

prochain match. Une silhouette colossale, deux fois ma taille, bandait ses muscles, son vis

s vêtements de marque contrastant violemment avec la crasse et la sueur de l'arène. S

cilla vers moi, un sourire narquois jouant aux coins de ses lèvres avant qu'elle ne torde son visage en une grimace apitoyée. « O

se encore l'entendre. « Je te l'avais dit, Alexandre. Elle est accro à l

te, « Bénédicte est prête à te pardonner. À oublier le passé. Tout ce que tu as à faire, c'est de t'exc

, la réputation qu'elle avait ruinée, les années d'enfer auxquelles elle m'avait con

re dangereuse. « Ne sois pas idiote, Charl

La Bête. C'était un monstre, mais j'étais une survivante. L'hôtel par

s, Alexandre ? Si ingrate. Eh bien, si elle veut se battre, qu'elle se batte. J'ai déjà placé mon pari. »

dans sa mâchoire. Il regarda de Bénédicte à moi, puis de no

dangereusement basse, « t

s, ou pour l'enfer que vous m'avez fait vivre », dis-je, ma voix

t-il, sa voix résonnant dans l'arène. « Laissez-la se battre

ses doigts. Mon cœur battait la chamade, un tambour frénétique contre mes côtes.

ille. Mon entraînement a pris le dessus, des années de bagarres en prison et de combats clandestins. Je bougeais, une ombre, me faufilant à travers ses coups puissants

n se brouillant. Il a enchaîné avec un coup de pied vicieux à l'estomac, me pliant en deux. La douleur explosa

ur ma silhouette ensanglantée, contenaient une lueur de quelque chose que je ne pouvai

l'amour de Dieu, abandonne !

ais. » L'hôtel particulier de ma famille. Mes parents.

. Le combat était terminé. Alexandre, le visage cendré, avait jeté l'éponge. Il entra sur le ring,

dicte depuis le bord du ring. « Elle au

ain tremblante. Je reculai, mon corps hurlant de protestation. Le dernier fil fragile d'espoir, de toute

-je, ma voix à peine audible. «

t que je n'avais jamais vu auparavant. « Charlotte, s'il te pl

ureux. « M'aider ? Toi ? C'

itubant. Mon corps me faisait mal, chaque muscle hurlant de protestation, mais je d

l derrière moi, mais je continuai

es portes battantes, une voix, amplifiée par

est fier d'annoncer la vente de l'historique hôtel particulier de la famille Lefèvre

Ma vision se brouilla, le monde bascula sur son axe. Il n'a pas seulement pris mon argent

sous moi. Des larmes, brûlantes et incontrôlables, coulaient sur mon visage tu

qu'il me restait. Une carte de visite délavée, rangée depuis des années. Adri

sueur, composèrent enfin le numéro.

auque et brisée, « S'il te plaît. J'a

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