Livres et Histoires de Rabbit
L'Ombre Vengeresse du Cœur Brisé
Il y a cinq ans, j'ai offert un de mes reins à Aymeric pour le sauver d'une mort certaine, sacrifiant ma santé pour bâtir son empire. Aujourd'hui, ce sacrifice me tue. Le verdict du médecin est tombé comme une sentence irrévocable : mes reins lâchent, il ne me reste que trois mois à vivre. Cherchant du réconfort, je me suis traînée jusqu'à son bureau, pour le trouver avec Ania, son premier amour, celle qui l'avait brisé. Cachée dans l'ombre, j'ai entendu la vérité brute sortir de sa bouche, entre deux rires moqueurs. « Lotte est utile, c'est une parfaite femme d'intérieur, mais elle est si fade. Elle ne se doute de rien, elle est bien trop naïve pour comprendre. » Chaque mot était un coup de poignard. J'étais son marchepied, son ombre, et maintenant, son déchet. J'ai séché mes larmes. La tristesse a laissé place à une haine pure, glaciale et méthodique. Le lendemain, j'ai vendu ma bague de fiançailles place Vendôme, forçant Aymeric à la racheter une fortune pour éviter le scandale public. En remettant l'anneau à mon doigt, il pensait avoir acheté mon silence et ma soumission éternelle. « Organisons le plus grand mariage de Paris, mon amour », lui ai-je dit avec un sourire tendre. Il ne sait pas que cette cérémonie ne célébrera pas notre union, mais sa destruction totale.
Le Fantôme De L'Épouse Oubliée
Scientifique de génie, j'avais créé l'unique antidote capable de me sauver du virus qui me dévorait. Sur mon lit de mort, il ne restait qu'une seule dose, mon dernier espoir. Mon mari, Alexandre, me l'a arrachée des mains. Pas pour moi, mais pour son premier amour, Candice, qui se mourait dans la chambre voisine. Je suis morte dans l'agonie, en écoutant leurs murmures de joie. Devenue un fantôme, je l'ai vu la chérir, croire à ses mensonges qui faisaient de moi une meurtrière, et effacer jusqu'à mon souvenir. Pour lui, j'étais un monstre. Mais pour mon ami d'enfance, Victorien, qui a récupéré mon corps en pleurant, j'étais son « épouse aimée ». Pourquoi m'a-t-il sacrifiée après cinq ans d'amour ? Pourquoi a-t-il choisi de croire une manipulatrice ? Ma mort n'a pas été la fin. Libérée de mon corps, j'allais assister, invisible, à la destruction du monde qu'ils avaient construit sur mes cendres.
La fin d'une mascarade
Ma fille Lily est morte le jour où j'allais enfin la récupérer. J'avais supplié, lutté, enduré trois mois de clinique forcée pour dépression post-partum, orchestrée par mon mari Marc et sa maîtresse Sophie Leclerc, qui jouait les mères de substitution. Quand je suis arrivée devant la villa où Sophie vivait avec ma Lily, un silence étrange et oppressant m' a glacée. Puis j' ai vu Lily, perchée sur un balcon du troisième étage, en plein soleil, son petit corps de trois mois suffoquant sous la chaleur. Sophie a ri, verrouillé la porte du balcon, refusant l'accès à ma fille. J'ai appelé Marc, le suppliant de sauver notre enfant, mais il a balayé mes craintes d'un revers de main, me traitant d' hystérique, préférant croire sa maîtresse. Le bruit sourd, horrible, d' un petit corps heurtant le sol a déchiré le silence. Lily était là, immobile sur les dalles brûlantes. Et Marc est arrivé, non pas pour pleurer sa fille, mais pour me regarder droit dans les yeux, son visage sans une once de tristesse, et me dire avec un agacement teinté de froideur : « Si tu aimes tant les enfants, Sophie peut t\'en faire un. » Cette phrase, prononcée alors que je tenais notre enfant morte dans les bras, a été le coup de grâce. Elle n'a pas brisé ce qu'il me restait ; elle a allumé une clarté terrible, une rage froide et pure. Il était temps de mettre fin à cette mascarade.
Amélie, le Vin et la Vengeance
J'étais Amélie, destinée à une vie d'amour et de sacrifice pour Julien, l'homme que j'avais toujours aimé. Mon dévouement à le sauver d'une fièvre mortelle, en le veillant nuit et jour, m'avait liée à lui par l'honneur, un mariage forcé. Mais une semaine après nos noces, Julien m'a attachée à un tracteur rouillé et m'a laissée dévaler la pente, me tuant de ses propres mains, tout cela pour sa soi-disant "véritable" amoureuse, Camille. Dans ma mort, j'ai compris la cruauté de son cœur, aveuglé par une femme manipulatrice. Je me suis réveillée en sursaut, le corps en sueur, de retour dans la chambre d'où montaient les gémissements de Julien, terrassé par la même fièvre. C'était clair : j'avais une seconde chance. Cette fois, le tracteur ne descendrait pas. Cette fois, je ne le sauverai pas.
Les Six Enfants Volés de Bordeaux
Huit ans de mariage, six « fausses couches », et une décision folle : pour le bonheur de mon mari Alan, j'ai supplié son ex-petite amie de porter son enfant. Ma nièce Chloé, huit ans, a eu un accident grave et avait besoin d'une transfusion sanguine d'urgence de mon groupe B négatif, rare. C'est alors que j'ai entendu le médecin faire une remarque étrange sur une "transfusion d'un parent du premier degré". Alan, paniqué, a confirmé l'impensable : Chloé, ma nièce supposée adoptée, était en réalité ma fille, arrachée à moi à la naissance. Mais là, l'horreur n'a fait que commencer. Mon « cher » mari a osé me regarder avec reproche, m'accusant d'égoïsme quand toute sa famille Moore m'a encerclée, me traitant de folle incontrôlable. Puis mon avocate m'a révélé l'indicible : je n'avais jamais fait de fausses couches. Les six fois, j'avais porté à terme des enfants, tous déclarés mort-nés grâce à de faux certificats signés par sa sœur infirmière, Cécile. Mes signatures de renonciation aux corps avaient été parfaitement imitées par Alan. Six enfants vivants, mes enfants, volés et offerts à sa famille stérile comme de simples marchandises ! Une rage froide et dévastatrice a tout balayé en moi. J'ai transformé notre appartement parisien en champ de ruines, filmé chaque scène de destruction, puis tout envoyé à Alan. La guerre était déclarée, et cette fois, c'était eux qui allaient tout perdre.
Le Revers du Destin : Quand l'Idiot Devient Héros
Dans ma vie antérieure, ma réussite scolaire, la fierté de mes parents, m'a menée tout droit dans les bras de Brandon Gordon, "l'avenir politique du village". Mais ce "destin" s'est transformé en cauchemar : après avoir épousé cet homme toxique, il m'a tenue pour responsable de la mort de ma sœur, puis m'a poussée du haut d'un immeuble alors que j'étais enceinte. Quand j'ai rouvert les yeux, je suis revenue au début, ce jour crucial où le pacte familial dictait mon mariage avec Brandon et celui de ma sœur avec Joseph Moore, le simple d'esprit. Cette fois, j'ai tout fait pour échapper à Brandon, me permettant même d'être piégée et de rater mon examen, scellant ainsi ma nouvelle union avec l'homme que tout le monde surnommait "l'idiot". Mes parents m'ont reniée, ma sœur se pavanait de son "triomphe" aux côtés de Brandon, et je me suis retrouvée seule, prête à épouser un homme défiguré, pourchassée par les moqueries de mon ancienne famille. Comment ai-je pu me tromper ainsi ? Ma vie était-elle condamnée à la misère et à l'humiliation éternelle ? Mais alors que j'attendais, abandonnée, sur le chemin de terre menant au mariage, une luxueuse berline noire est apparue, et l'homme dont je devais épouser la pitié en est descendu. Ce n'était pas l'idiot attendu, mais un capitaine du GIGN, beau, charismatique, venu me chercher. Ce jour-là, j'ai compris que mon destin prenait enfin un nouveau virage, bien plus prometteur que tout ce que j'aurais pu imaginer.
Trop Tard pour Aimer
Depuis trois ans, mon mariage avec Amélie Dubois n'était qu'une farce. Un arrangement pour sauver la fortune déclinante de ma famille. Elle était insignifiante, un obstacle à la vie que je désirais au côté de Chloé, mon véritable amour. Pourtant, un soir, alors que je la méprisais plus que jamais, Amélie m'a jeté au visage son souhait de divorcer, sans rien exiger. J'ai signé les papiers avec un soulagement fiévreux, pensant enfin me libérer de cette union maudite. Je croyais qu'elle était partie pour toujours. Mais l'annonce de sa mort brutale, quelques jours plus tard, a balayé toutes mes certitudes. Au début, j'ai pris cela pour un ultime chantage, ignorant les appels, persuadé qu'elle simulait encore. Mais la vérité est apparue, choquante : « Aube », l'artiste dont les toiles inondaient les galeries, c'était Amélie. Ses portraits intimes de moi, remplis d'un amour silencieux que j'avais aveuglément piétiné, ont révélé mon aveuglement, ma cruauté. Chaque humiliation résonnait désormais en moi comme des couteaux. La prétendue empathie de Chloé s'est révélée être une manipulation glaciale, voilant sa complicité. La douleur s'est changée en rage froide, la culpabilité en un désir de vengeance inassouvible. Si Amélie avait dû mourir seule, je m'assurerai que personne d'autre, surtout pas Chloé, ne connaisse le bonheur. Mon monde allait s'effondrer, mais le leur aussi, dans un chaos que j'allais orchestrer.
