Livres et Histoires de Ivy Lane
Cinq Ans Pour Tout Réparer
Je m'appelle Amélie Dubois, et il y a cinq ans, le jour de mon mariage, j'ai détruit la vie d'Antoine Lefevre. Devant tous nos invités, j'ai annulé nos noces, révélé ses secrets commerciaux à son rival, vidé nos comptes et disparu. Il m'a suppliée, à genoux sous la pluie, les yeux rougis par les larmes, mais j'étais impitoyable. Puis je lui ai jeté un dossier médical au visage, et d'une voix glaciale, je lui ai lancé : « J'ai avorté. Ne me dérange plus. » Je l'ai laissé là, un homme brisé. J'avais joué mon rôle de « méchante » à la perfection. Cinq ans plus tard, alors que je savourais ma liberté sur une plage idyllique, un écran translucide est apparu devant moi. Une voix mécanique a résonné dans ma tête : « Hôte, la relation des protagonistes est instable. Veuillez la réparer dans un délai d'un mois, sinon vous serez immédiatement éliminée. » Le « Système » ! Je pensais en avoir fini avec lui. C'était lui qui m'avait forcée à détruire Antoine, pour une « mission ». Antoine Lefevre et Chloé Martin, l'héroïne « officielle » de cette histoire. Je devais retourner à Paris et jouer les entremetteuses pour l'homme que j'avais brisé et qui me haïssait. L'élimination. Je savais ce que cela signifiait. Je n'avais pas le choix. En une seule soirée, j'ai réussi à aggraver la situation, provoquant Antoine et Chloé. Dans ma rage, j'ai déclaré que je reviendrais prendre ce à quoi je tenais. Puis, le Système m'a punie. Antoine, fou de douleur, m'a chassée de sa vie. Mais un cauchemar, cette fois, a mis le feu à sa demeure. J'ai cru ma fin venue dans les flammes, Chloé, l'héroïne, en voulait ma mort. Mais Antoine, cet homme que j'avais torturé, m'a sauvée. Il a succombé pour moi. J'ai cru le perdre à jamais. Puis, l'écran est apparu : « Ce monde est un livre, hôte Amélie Dubois. Vous êtes une transmigratrice. Le monde va être réinitialisé. » Je me suis réveillée dans un lit familier, son corps contre le mien. Il était là, vivant, sans aucun souvenir de la douleur que je lui avais infligée. Ses yeux brillaient d'un amour pur. « Ne me quitte jamais, d'accord ? » a-t-il murmuré. J'avais enfin ma liberté, ma deuxième chance. « Non, Antoine, » ai-je répondu, les larmes de soulagement coulant sur mes joues. « Je ne te quitterai plus jamais. »
L'Héritage Maudit du Professeur
Mon père, archéologue renommé, a disparu sans laisser de trace il y a six mois, laissant derrière lui un silence assourdissant. Puis, ma mère, brillante linguiste, a cessé de parler, figée dans un mutisme total, transformant notre foyer en mausolée. Dans ce chaos, Thomas, mon petit ami et seul pilier, est devenu, après un étrange murmure de ma mère, l' ombre de lui-même, sombrant dans la folie et proférant des mots d' une langue inconnue. On l' a diagnostiqué schizophrène, sa carrière détruite, et son internement m' a laissé brisée, face au scepticisme général et au sourire énigmatique de ma mère que personne d' autre ne semblait voir. Je savais pourtant que ce n' était pas la folie, mais un secret terrifiant lié à un murmure, un secret que ma mère me cachait obstinément, mais que j' étais déterminée à percer, coûte que coûte. Alors que je cherchais des réponses auprès du Professeur Dubois, ancien mentor de mon père, une sonnerie brisa le silence: un appel inattendu de ma mère, sa voix retrouvée, paniquée, m' avertissant du danger de Dubois et de "son piège", avant que l\'appel ne se coupe brutalement. Peu après, son corps fut retrouvé en bas de l' immeuble, étiqueté comme un suicide, le même jour que la mort "accidentelle" de mon oncle maternel, Gérard, à Saint-Clément-sur-Roche, leur village natal. Mais je savais la vérité : elle avait été poussée. La police me traita comme une folle, laissant l' affaire classée. Dubois avait un alibi en béton, une emprise invisible mais mortelle. Mue par une implacable détermination, sans peur, sans alliés, je fis la promesse déchirante d' amener les cendres de ma mère à Saint-Clément-sur-Roche, non pas pour l' enterrer, mais pour déterrer la vérité et venger ma famille. Le voyage fut semé de présages, de villageois méfiants, jusqu' à ce que je me retrouve face à Dubois, maudit par un simplet du village, son sourire cruel trahissant son rôle macabre dans notre tragédie. Il m' entraîna dans la vieille maison familiale, transformée en sanctuaire sombre, où il déversa son monologue délirant sur un langage primordial, un savoir secret transmis par le sang de ma mère, et les motifs de l' assassinat de mon père, de mon oncle et d' elle-même. Mais je n' étais pas venue les mains vides : une application d' enregistrement et un traqueur GPS étaient mon bouclier, mon épée. Alors qu' il s' apprêtait à me frapper, la porte explosa, et la police, ayant tout entendu, se saisit de Dubois et de ses complices. Le cauchemar était enfin terminé. Quelques mois plus tard, la justice fut rendue, Thomas sortit doucement de son enfer, et je commençais mon propre chemin vers la paix, portant l' héritage de force et d' amour de ma famille, prête à écrire un nouveau chapitre.
