Livres et Histoires de Isidore Wren
Le Contrat de Notre Amour Brisé
Alors que je crachais du sang dans un mouchoir, mon mari a soupiré d'agacement, craignant seulement que je ne tache le contrat de divorce posé sur la table. « Arrête ton cinéma, Ambre, » a-t-il lancé avec mépris. « Signe et laisse enfin Élia prendre la place qu'elle mérite. » Ma propre famille me regardait avec dégoût, persuadée que mon cancer en phase terminale n'était qu'une comédie pathétique pour attirer l'attention. Ils voulaient tout offrir à Élia, ma sœur adoptive : mon mari, ma fortune, et mon empire de parfums, la Maison Hamelin. Le coup de grâce est venu de mon fils de cinq ans, qui s'est blotti contre elle en criant : « Je veux que Tata Élia soit ma nouvelle maman ! Toi, tu es toujours malade ! » Le cœur en miettes, j'ai signé. J'ai tout cédé. L'entreprise, la maison, ma place. Quelques heures plus tard, alors que je rendais mon dernier souffle seule dans une chambre d'hôpital glaciale, Élia m'a envoyé un ultime message : « Tu crèves enfin. J'ai gagné. J'ai tout pris et tu n'es plus rien. » Mais ils ignoraient tous une chose capitale. Dans ce contrat qu'ils m'ont pressée de signer, j'avais inclus une clause invisible pour leurs yeux avides. J'ai légué la coquille vide de l'entreprise à Élia, mais les formules secrètes, l'âme même de nos milliards, je les ai offertes à une fondation caritative. Quand ils ouvriront mon testament demain matin, ils comprendront que leur cruauté vient de signer leur ruine totale.
Brisé, Puis Reconstruit
Il y a trois ans, j'ai tout abandonné pour Chloé. Mon poste de chercheur militaire de haut niveau, le projet "Phénix", tout. Elle disait que nos vies seraient plus simples. Je l'ai crue. J'ai découvert la vérité hier. Je l'ai vue dans un café, riant avec mon meilleur ami, Julien. Sur les genoux de Julien, un petit garçon de deux ans, les appelant "Maman Chloé" et "Papa". Mon sang s'est glacé. J'ai écouté leur conversation. Chloé disait : « Nicolas est un idiot idéaliste. Tellement facile à manipuler. » Julien riait : « Il est comme un chien fidèle. Tu peux le battre, il reviendra toujours en remuant la queue. » Chaque mot était un coup de poignard. Trois ans de ma vie n'étaient qu'une vaste farce. Je n'étais pas seulement cocu, j'étais un portemonnaie sur pattes, un paravent pour leur liaison sordide. La rage et le dégoût m'ont submergé, une douleur physique à m'arracher les entrailles. Mon amour, mes sacrifices, n'avaient été que mépris et manipulation. J'ai confronté Chloé, lui montrant la photo de sa "famille" cachée. Elle a tenté de nier, de retourner la situation, de me faire passer pour le coupable. Mais cette fois, je savais. La gifle que j'ai reçue symbolise le coup de grâce. J'ai pris la décision qui changerait ma vie. J'ai demandé le divorce. Et j'ai décidé de revenir. Pour de bon.'
Amélie Devenue Liane
Dix ans de mariage, dix ans à bâtir son empire. Marc Dubois, sculpteur de génie, mon mari. Puis, ce message, ce nom sur son téléphone : "Chloé". "Tu me manques tellement, mon amour. Reviens vite." Mon monde s'est effondré. Une maîtresse. Mais le pire restait à venir. Devant mes yeux, il l'a choisie elle, me poussant sous sa propre sculpture. Un fracas, et l'obscurité. À mon réveil à l'hôpital, Marc la consolait, la "punissait" d'une caresse obscène, m'ignorant, moi, simple dommage collatéral. Il m'a frappée, m'a humiliée, m'accusant d'avoir menacé sa maîtresse quand elle seule le manipulait. La rage glacée a remplacé la douleur : il avait tenté de me détruire, mais j'avais son secret, ses mensonges artistiques. Chloé était son pantin, moi, son bouclier. Ce faux mariage, mon corps meurtri, m'ont transformée. Adieu Amélie, bonjour Liane. Il m'a tout pris, mais il ignorait que je venais chercher le reste. Mon heure de justice approchait. Il allait payer, et il ne le verrait même pas venir.
L'Épouse du Parfumeur : Un Amour Inattendu
Dans ma vie antérieure, mon obsession pour Julien Dubois a détruit ma famille et mon monde. Je me suis retrouvée seule, ruinée, le cœur brisé par celui qui a pillé mon héritage et conduit mes parents à leur perte. Puis, la mort. Mais la vie m'a offert une seconde chance. Je me suis réveillée le jour de mes 25 ans, mes parents bien vivants, les dossiers de potentiels fiancés étalés devant moi, dont celui de Julien. Le Julien responsable de mon passé tragique. Aujourd'hui, mon cœur ne bat plus pour lui, seulement une froide détermination à changer mon destin. Mes parents s'inquiètent de ma fascination passée, mais ma décision est prise. Je ne choisirai aucun de ces héritiers des plus grandes familles de France. Ma promesse, mon avenir, dépendront d'une dégustation à l'aveugle, un choix peu orthodoxe aux yeux de tous. C'est là que j'ai choisi Matthieu Lemaire, l'héritier discret des parfumeurs, pour préserver mon héritage et bâtir ma revanche. Mais Julien Dubois, aveuglé par son orgueil et son désir de possession, n'allait pas me laisser partir si facilement. Il a multiplié les humiliations publiques, m'offrant le spectacle de sa nouvelle conquête, Camille. Puis, il m'a fait enlever, forçant ma main pour signer un contrat de fiançailles dément. À genoux, humiliée, battue, j'ai signé, mais le sourire cruel de sa mère et le regard triomphant de Julien masquaient la vérité. Ils croyaient avoir gagné. J'avais déjà planifié ma vengeance, une riposte qui allait faire tomber tout l'empire des Dubois. Comment Élodie de Valois, autrefois si naïve, allait-elle transformer cette humiliation en l'arme la plus redoutable pour anéantir ceux qui l'avaient brisée ? Et quel rôle Matthieu Lemaire, l'homme discret choisi par le destin, jouerait-il dans cette renaissance ? Le jour de mes fiançailles, la vérité éclaterait, et les Dubois, loin d'être les triomphateurs, allaient découvrir l'étendue de mon nouveau pouvoir.
Les Épisodes Cachés du Château
Mon rêve venait de se réaliser : j'avais été admise à HEC Paris. Mon avenir s'annonçait enfin clair et brillant. Au même instant, Chloé, ma sœur adoptive, découvrait les résultats désastreux de son bac blanc. Le silence s'est fait pesant dans le grand salon de notre château familial. Mon frère aîné, Matthieu, a pointé un doigt accusateur vers moi. « C'est de ta faute, Annelise », a-t-il lancé, sa voix froide et dénuée d'émotion. Il prétendait que j'absorbais toute la chance et la force de notre famille. L'horreur m'a saisie quand il m'a arraché mes deux EpiPens, mes auto-injecteurs d'épinéphrine, ma seule protection contre une mort certaine. « Tu n'en auras plus besoin », a-t-il murmuré, avant de me traîner vers une cabane de chasse isolée au cœur de la forêt des Landes. Là-bas, sans électricité ni réseau, il m'a jetée à l'intérieur, verrouillant la porte derrière moi. Mon existence s'est transformée en un cycle de terreur et de suffocation. Chaque jour, Matthieu me forçait à ingérer des cacahuètes, déclenchant des chocs anaphylactiques violents. J'ai lutté pour chaque bouffée d'air, mon corps se couvrant d'urticaire, frôlant la mort à maintes reprises. Chloé, elle, me regardait souffrir, un petit sourire satisfait sur les lèvres, complice de mon bourreau. Quand j'ai finalement été secourue et hospitalisée, Matthieu a supplié mon silence. Sa panique était visible, ses larmes n'étant que l'expression de sa peur d'être découvert, pas de son remords. C'est alors que la peur a fait place à une colère glaciale, une révélation brutale de leur trahison. J'ai hoché la tête, lui offrant l'illusion d'un pardon, une ruse parfaite. Il pensait que j'étais faible, soumise, manipulable. Mais mon silence était une promesse de vengeance, la plus terrible qui soit. J'allais jouer son jeu, jusqu'à l'humiliation publique totale.
Quand Ma Vie Devient Un Plateau
Depuis des années, je traînais ma misère dans une chambre de bonne parisienne, persuadée de subvenir seule aux besoins de mon père "ruiné" et alcoolique. Jusqu'à ce message glaçant de ma sœur jumelle, Camille, et ce lien qui a pulvérisé ma réalité en mille éclats. J'y ai découvert l'horreur absolue : mes parents, Jean-Pierre et Sylvie, loin d'être divorcés ou pauvres, orchestraient une émission de téléréalité baptisée "Les Jumelles". Ma souffrance n'était que leur divertissement macabre, diffusé en direct pour une élite pervertie. Des caméras cachées avaient transformé mon unique refuge en un plateau de jeu tordu, où mon père, que j'assistais quand il était si "ivre", jubilait de ma "force de caractère" à l'écran. Il me présentait comme une "expérience sociologique précieuse", alors qu'ils riaient aux éclats. Le point de non-retour fut l'instant où de faux huissiers, orchestrés par eux, saccagèrent ma chambre et écrasèrent sciemment le seul macaron Ladurée que je m'étais offert. Ma douleur fut incommensurable, ma dignité piétinée, mon unique plaisir anéanti. J'étais leur sujet d'expérience, leur jouet. Comment ces êtres qui se disaient ma famille pouvaient-ils me faire ça ? Mais la tristesse s'est transformée en une colère glaciale, acérée comme l'acier. Ils voulaient un spectacle ? J'allais leur en offrir un... d'une toute autre nature, une vengeance douce mais implacable.
