Livres et Histoires de Encore
L'Amour Brisé, L'Enfant Sacrifié
Ma femme, Sophie, a envoyé notre fils Léo, sept ans, dans une école de redressement sans ma permission, juste parce qu'il avait malencontreusement cassé la montre de son ami Marc. J' étais encore sous le choc quand elle m'a informé par téléphone qu' elle avait déjà signé les papiers du divorce et qu' elle m' avait quitté pour Marc. En me rendant à l'adresse que Sophie m'avait envoyée, j'ai découvert une institution sinistre, aux allures de prison. Un gardien m'en a refusé l'accès, me disant que c'était sur ordre de Sophie. Quelques instants plus tard, un appel de l'hôpital m'a glacé le sang : Léo y avait été admis aux urgences, dans le coma, suite à une grave chute. « Un accident », d'après la directrice de l'école. L'infirmière m'a tendu un post-it, une note de Sophie : « Les papiers du divorce sont sur la table. Je suis avec Marc. Ne me cherche plus. » Mon monde s'est effondré. Je n'arrivais pas à comprendre. Comment une mère pouvait-elle être aussi cruelle, aussi indifférente au sort de son propre enfant, au point de le laisser pour un autre homme, et pour une montre de pacotille ? Cette femme n'était plus celle que j'avais épousée. Mon unique objectif était désormais de me battre pour la garde exclusive de Léo et de la faire disparaître à jamais de nos vies.
Cent Morts Pour L'Amour
C' était ma quatre-vingt-dix-neuvième mort, le prix à payer pour l' amour que mon mari, Damien, portait à une autre: Chloé. Il tenait Chloé dans ses bras, le visage plein d' angoisse, et pour la sauver, il n' a pas hésité à me pousser devant un camion. Personne ne s\'est soucié de ma douleur, personne n\'a appelé à l\'aide, au contraire, les passants pariaient sur le temps de ma \"résurrection\", pendant que je me vidais de mon sang sur l\'asphalte. À son réveil, au lieu d\'un mot de réconfort, j\'ai reçu ses insultes: j\'avais « sali sa voiture » avec mon corps brisé et ensanglanté. Ce n\'est que le début de ce cauchemar, j\'étais encore et toujours son outil, celle qu\'il jetait sous les pneus, qu\'il faisait déshabiller en plein hiver pour que sa bien-aimée ne salisse pas ses chaussures, et qu\'il laissait se faire mordre à mort par un Dogue du Tibet, pour s\'assurer qu\'elle était bien \"immortelle\"\... car j\'étais stérile. Mon calvaire atteignant bientôt son dénouement, j\'ai appris avec une joie indicible qu\'il ne me restait qu\'une seule et unique mort pour enfin être libre. Chloé, enceinte de Damien, a simulé une fausse couche et m\'a accusée de l' avoir attaquée, m\'assurant ainsi ma fin. Aveuglé par son amour pour Chloé et leur enfant, l' unique \"héritier\" qu\'il pourrait avoir, Damien a ordonné ma dissection pour \"sauver\" son fils. Allongée sur la table d\'opération, attachée, cette centième mort serait ma délivrance. Maintenant, enfin libre après cent morts, je peux enfin couper tous les liens avec ce monde, avec Damien, et commencer une nouvelle vie.
Elle Avait Tout Perdu, Sauf Sa Vengeance
J'ai tout abandonné pour lui: ma famille, mon nom, mon héritage, pour un amour que je croyais pur, un artiste de rue pauvre mais talentueux. Mais cet après-midi-là, son atelier habituellement intime était bondé de jeunes riches buvant du champagne, et un sourire narquois dévoilait un Kyle méconnaissable. Puis mon demi-frère, Antoine, a posé une main familière sur l'épaule de Kyle, prononçant des mots glacials qui ont brisé mon monde: "J'ai gagné, ma chère sœur. Et tu as tout perdu", tandis que Kyle levait son verre: "Le pari est tenu. Cette œuvre est à moi." Un pari. Notre amour, mes sacrifices, ma vie détruite… un simple pari. Comment avais-je pu être aussi aveugle, aussi stupide ? À cet instant précis, en sentant mon sang couler et la rage me submerger, la Juliette naïve que Kyle connaissait est morte, et d'un coup de bombe de peinture, une femme nouvelle, assoiffée de vengeance, a émergé des ruines.
L'Éclosion de Camille
J'ai enfin signé les papiers du divorce. Mon ex-mari, Julien, est devenu une star de la gastronomie à Paris. Mais ce jour-là, deux vidéos ont fait le tour des réseaux sociaux français. La première, ancienne, me montrait, jeune et pleine d'espoir, préparant des pâtisseries pour Julien, le futur grand chef. La seconde, toute récente, a figé mon sang : la cérémonie des Gault & Millau. Julien, sur scène, remettant un prix... à ma demi-sœur, Chloé, ma harceleuse de toujours. Puis, ces mots, prononcés avec une émotion feinte, qui ont résonné comme une claque : « Enfin, je n'ai plus besoin de regarder Camille en pensant à toi. » Ce « toi », c'était bien sûr Chloé. Dans l'ignoble lumière de cette humiliation publique, tout s'est éclairci. Ces années dédiées à faire de son jumeau une star, pour honorer Antoine, mon amour décédé, mon génie parti trop tôt. Mes recettes uniques, mon âme mise au service de leur ascension. Mes carnets « disparus », des mois plus tard transformés en ses « créations primées ». Mon nom sali, traitée d'« avide » et de « profiteuse » par les médias, pendant qu'elle était célébrée comme la « cheffe pâtissière créative ». Je n'étais qu'une ombre, une béquille émotionnelle et créative, une « caution Antoine » qui devait se taire. Mais ce jour-là, l'aveuglement est tombé. Les commentaires sous la vidéo ont éclaté, comme une vérité que tout le monde savait, sauf moi : « Quel monstre. Il a utilisé son talent et l'a jetée. » Ils ont raison sur un point : j'ai tout donné. Mais pas pour Julien. Pour Antoine. Et aujourd'hui, cette promesse, ce sacrifice, cette humiliation, tout cela va enfin trouver un autre sens. Cette fois, je ne fuirai plus. Je vais reprendre ma vie. Mon art. Mon histoire.
Plus Jamais sa Victime
J'avais été acceptée à la prestigieuse Galerie des Offices de Florence. Ma famille célébrait, mais mon cœur battait pour un secret bien gardé : Léo, mon demi-frère, l'amour interdit de ma vie. Je croyais en notre attachement unique, caché du monde. Le choc fut brutal. J'ai surpris Léo, riant avec ses amis, expliquant que notre relation n'était qu'une mise en scène cynique. Un plan machiavélique pour venger sa mère en me brisant le cœur au moment où je serais le plus attachée. Mon monde s'est effondré. J'ai gardé un masque, endurant ses fausses marques de tendresse et l'arrivée publique de sa "fiancée". L'ultime humiliation survint au Père-Lachaise : elle brisa l'urne de mon père, et Léo, préférant la croire, m'abandonna avec les cendres dispersées. Comment cet homme, que j'ai tant aimé, pouvait-il être capable d'une telle cruauté ? Pourquoi ma passion était-elle devenue l'instrument de sa vengeance ? La douleur s'est muée en une détermination glaciale, lavant mon cœur de toute illusion. Je ne serais plus sa victime. Je paierais chaque baiser, chaque mensonge, chaque centime dépensé pour moi. Avant mon vol pour Florence, j'ai laissé sur son lit un chèque de 120 000 euros et une lettre lapidaire. Il pensait m'avoir reconquise. Il ne savait pas que cette fois, c'était moi qui le quittais, pour toujours.
Six Vies pour t'Aimer
Pour la sixième fois, je me réveillais dans un corps qui n'était pas le mien. Ma mission, imposée par un mystérieux « Système », était de séduire Arthur de Valois, l'héritier cruel d'un empire du luxe. Cinq vies passées, cinq échecs brutaux, tous soldés par ma mort. La dernière fois, Arthur lui-même m'a poussée du haut d'une tour. Épuisée, traumatisée, au bord du désespoir face à ce cycle infernal, j'attendais la fin. Son mépris était l'écho constant de mes tentatives avortées. L'échec était programmé. La voix mécanique du Système résonna, froide comme un couperet : « Mission 5 : Échec. Taux de réussite avec Arthur de Valois : 0,01%. » Cinq vies gâchées, pour ce chiffre écrasant. Je le savais, bien sûr, mais entendre cette statistique m'a clouée sur place. Alors qu'une sixième mort imminente me submergeait, le Système offrait une échappatoire inattendue : « Alternative de cible disponible : Léo Dubois, meilleur ami d'Arthur. » Changer de cible ? C'était… impensable ? Pourtant, une lueur d'espoir. C'est alors que le voile s'est levé sur un souvenir saisissant de ma dernière mort. Tandis que ma vie s'éteignait, j'ai vu Léo se pencher sur moi, son visage déformé par la douleur, me murmurant : « La prochaine fois, conquiers-moi, je t'en supplie. » Ce n'était pas une hallucination. Mon cœur a bondi. Ma décision était prise : je choisirais Léo. Cette fois, tout changerait.
