Livres et Histoires de DEMI(
L'Honneur Bafoué, L'Amour Retrouvé
Les funérailles de mon père, agent secret mort en mission, baignaient dans un silence solennel à Paris, ma mère, Madame Dubois, digne dans son chagrin, serrant ma main glacée. Soudain, la porte claqua. Chloé Lambert, une influenceuse à la réputation sulfureuse, fit une entrée fracassante, vêtue d' une robe rouge provocante, son regard défiant l' assemblée. Elle s' arrêta devant ma mère et moi, posa théâtralement sa main sur son ventre à peine arrondi et déclara, sa voix résonnant tel un coup de poing : « Je suis venue dire adieu au père de mon enfant ! » Un murmure s' éleva, tandis que les téléphones filmaient déjà cette scène impensable. L' humiliation était totale, publique, une attaque directe contre l' honneur de notre famille. Elle voulait tout détruire, jusqu' à la mémoire de mon père. La suite fut pire. Chloé s' introduisit chez nous par une ordonnance de justice, exigeant champagne et macarons, traitant notre majordome avec mépris. Elle me montra la montre de mon père et une photo truquée, preuve d' une liaison inventée, tout en me lisant sur mon visage son assurance. Elle savait, elle connaissait notre secret : mon père était stérile, une blessure de guerre intime et inviolable. Elle jouait avec notre dignité, utilisant la presse, menaçant de révéler cette vérité privée pour nous extorquer de l' argent et salir son héritage. Quand ma mère s' effondra, brisée par les accusations de Chloé, qui menaçait de dévoiler le secret de stérilité de mon père par l' intermédiaire de la presse, je savais que chaque tentative pour la contrer pouvait nous anéantir. J' étais piégée, un gouffre s' ouvrait sous mes pieds. Puis, le directeur des services secrets français, mon père, le mentor de mon père, apparut, son regard d' acier balayant le chaos.
Le prix du sang
Le silence oppressant de notre maison reflétait l'angoisse grandissante dans mon cœur tandis que j'attendais mon fils, Thomas, depuis des heures. Mon mari, Luc, l'avait emmené chez de mystérieux "amis de la famille", les Vasseur, qu'il présentait comme de puissants alliés pour ses affaires, balayant mes inquiétudes d'un revers de main. Mon instinct maternel me hurlait que quelque chose n' allait pas, ce que Luc a balayé en prétextant une soirée jeux-vidéos et une nuit improvisée chez eux, sur leur insistance. Sa voix, froide, distante, et le ton enjoué de l'inconnue derrière lui ont brutalement révélé une vérité glaçante : Thomas n'était pas chez les Vasseur, et la femme au bout du fil n'était autre que la maîtresse de Luc. La panique m'a submergée, mais la police a rejeté mes appels comme un simple conflit conjugal, Luc utilisant ses contacts pour me discréditer et me faire passer pour une femme instable. Puis, l'appel a retenti : Thomas, mon petit, avait été "retrouvé" et je devais venir l'identifier. À la morgue, Luc, niant l'évidence, a hurlé que ce n'était pas notre fils, mais ses yeux fuyants, refusant d'admettre la vérité, ont confirmé l'horreur. Marguerite Vasseur, la mère de sa maîtresse, une femme haineuse et folle, a avoué avoir assassiné Thomas pour faire « place nette » au futur enfant d' Hélène et Luc, allant jusqu'à mêler ses restes à un pâté que mon mari avait dégusté. Mon monde s'est effondré, mais la justice se révélait impuissante, incapable de condamner Marguerite, tandis qu'Hélène s'était volatilisée. Dans mon désespoir, une idée folle m'a saisie : l'héritage de mon premier mari, pilote de chasse, et sa promesse de soutien de l'armée. Devant le quartier général de l' armée, alors que des hommes de main des Vasseur arrachaient la médaille de mon époux et dispersaient ses lettres, un Général est apparu, me promettant justice au nom de l' honneur militaire. Face à la puissance implacable de l'armée, le réseau des Vasseur a été démantelé, leurs complices arrêtés, et Hélène a été retrouvée… et Luc a tenu sa promesse. Thomas a enfin reposé en paix, et moi, Jeanne, je devrais apprendre à vivre avec ma douleur, transformant ma rage en résilience.
Le Dernier Souffle de Camille
Au lieu de la chaleur réconfortante de notre chez-soi, des rires étrangers remplissaient l'air – les rires d'Isabelle, la nouvelle associée de Victor, et sa voix à lui, si familièrement intime. Mon monde s'est figé en les découvrant enlacés sur notre canapé, une scène d'adultère si crue qu'elle m'a coupée le souffle. J'étais rentrée de l'hôpital avec un diagnostic de Huntington en phase terminale, prête à manipuler mon mari pour qu'il me déteste, lui épargnant la douleur de ma mort imminente. Les souvenirs de mes sacrifices pour sa carrière d'architecte renommé défilaient : mes études d'art abandonnées, mes économies pour ses livres, la fierté d'une vie construite ensemble. Mais maintenant, il me regardait comme une intruse, tandis qu'Isabelle affichait un sourire suffisant. Je me suis forcée à lancer le coup de grâce : "Je veux le divorce. Je ne t'aime plus. Je veux la moitié de tout ce que tu possèdes." Il m'a traitée de parasite, mais je savais que chaque humiliation, chaque acte cruel était un pas de plus vers sa liberté, un pas de plus vers l'oubli de la femme que j'étais. Mais un jour, mon plan a été mis à mal : une quinte de toux sanglante, une maquette brisée révélant notre passé. La panique me transperce : je sais qu'il faut fuir, le blesser une dernière fois pour le faire partir à jamais. Ma vie, ma décision, mes secrets. Tout reposait sur une clé USB, le seul moyen pour lui de connaître la vérité, quand il serait trop tard.
Trop Tard pour Dire Je T'aime
Mon mariage était un accord, une simple transaction, dont Léo, mon mari, était la seule condition. Il me vouait un amour aveugle, que j'ignorais superbement, le traitant avec un mépris que j'estimais juste. Jusqu'au jour où Léo se jeta dans le Rhône, brisé par ma cruauté, me laissant un accord de divorce déjà signé et une villa vide, comme s'il n'avait jamais existé. Je me suis crue libre, mais alors que je détruisais impitoyablement ses dernières affaires, et que Lucas Evans, l'homme pour qui j'avais épousé Léo, brisait l'urne contenant ses cendres, la vérité me frappa. Carole, l'amie de Léo, me hurla que ma froideur l'avait poussé au suicide. Est-ce que j'ai commis l'irréparable ? Mon indifférence a-t-elle tué l'homme qui m'aimait le plus au monde ? Pourtant, dans un journal qu'il m'a laissé, Léo m'appelait « la plus belle femme du monde », il rêvait d'une famille et d'un voyage à travers la France. Qui était-il vraiment ? Et quel secret sa mort emporte-t-elle avec elle ?
Mon "Non" pour ta Liberté, Mon "Oui" pour ma Vie
Ma vie ressemblait à une routine paisible dans ce village du Languedoc. J'étais Amélie, l'institutrice, mariée à Julien. Une épouse dévouée, une femme sans histoire. Mais soudain, Julien se tenait devant moi, le visage grave, Delphine, la veuve de son cousin, à ses côtés. Leur demande a résonné comme un couperet : « Cède ton héritage, Amélie. L'appartement parisien de ta grand-tante ? Delphine en a besoin. » À cet instant précis, une vérité brutalement froide a frappé : je renaissais. Dans ma vie précédente, j'avais obéi, me dépouillant de mon seul bien. Vingt ans plus tard, Julien m'avait laissée seule, pour elle. Son dévouement pour Delphine n'était pas un devoir, mais un choix. Pourquoi devrais-je sacrifier mon dernier lien avec ma famille, mon avenir, pour ceux qui m'avaient anéantie ? Une colère glaciale montait en moi, vidée de tout amour pour cet homme. L'injustice passée pesait lourdement. Cette fois, ma réponse fut un son clair, porteur de destin : « Non. Et Julien ? Je te le cède volontiers. » Le jeu était terminé. Mon chemin vers la liberté et un nouveau départ à Paris venait de commencer.
