Livres et Histoires de Apache
Renaître pour Mieux Choisir
Juliette Lloyd se sentait renaître, le moment fatidique était de nouveau là. Ses parents solennels lui présentèrent les dossiers des héritiers des trois plus grandes familles viticoles de Bordeaux. « Tu dois choisir l'un d'entre eux, pour l'avenir de la famille Lloyd, » dit son père. Mais Juliette se souvenait de tout : dans sa vie antérieure, Alan, Robert et William avaient été sa prison, l'épousant l'un après l'autre dans un cycle infernal. Ils l'avaient tous abandonnée et trahie pour la même femme, Cara Brown, la fille de leur intendant. Elle avait été leur épouse officielle, mais toujours un pion, une façade, car leur cœur, leur dévouement, tout appartenait à Cara. La douleur et l'amertume de leur indifférence passée, culminant dans leur fuite précipitée et son abandon blessée au sol, alors qu'ils n'avaient d'yeux que pour Cara, la submergeaient. Comment avait-elle pu croire un instant qu'elle comptait pour eux, quand leur panique et leur sacrifice absolu n'étaient qu'à son service ? Au lieu de choisir son bourreau, Juliette sentit une liberté nouvelle et déclara, calmement mais fermement : « Je ne choisirai aucun d'entre eux. » Cette fois, elle refuserait d'être un faire-valoir et prendrait son destin en main. « Mon choix est déjà fait, » annonça-t-elle, révélant un nom inconnu de tous, Kyle Larson, un magnat de la technologie de Marseille, annonçant ainsi sa rébellion.
Le piège de l'amour brisé
Le jour de la mort de ma grand-mère, mon fiancé a ramené sa maîtresse à la maison. Inès était mon sosie, une version améliorée de moi-même qu'il présentait au monde comme sa véritable muse. J'étais son brouillon, son « substitut ». Il a oublié mon anniversaire, m'a forcée à accepter les cadeaux humiliants de ma remplaçante, puis m'a accusée de l'avoir empoisonnée. Pour me « punir », il m'a fait boire un poison qui m'a laissée à l'agonie. Mais le pire était à venir. Il m'a piégée avec une fausse fête d'anniversaire de mariage. Je suis arrivée en robe de mariée, pour être aspergée d'eau glacée devant des centaines d'invités. La fête était pour Inès, qui portait la même robe, immaculée, pendant qu'il la demandait en mariage. J'étais la risée de tous, le pathétique faire-valoir de leur amour. Ce jour-là, j'ai compris. J'ai déchiré ma robe en lambeaux, brisé ma carte SIM et suis montée dans le premier avion pour Grasse. Cette fois, c'est moi qui allais briller.
Son Passé Brisé, Son Avenir Doré
Je tenais une boîte de macarons pistache, un cadeau d'anniversaire pour nos fiançailles, alors que mon fiancé Kyle était censé être à Lyon. Mais à Saint-Germain-des-Prés, au milieu d'une librairie culinaire, j'ai vu Kyle. Il n'était pas seul. Sa stagiaire, Cara Lee, était à ses côtés, son bras passé sous le sien, et il la regardait avec une tendresse qu'il ne m'avait plus offerte depuis des années. La boîte de macarons, symbole de notre engagement, s'est écrasée sur le trottoir, ses éclats verts reflétant la brisure de mon cœur. Le lendemain, le scandale a éclaté : des photos de Kyle et Cara, floues mais sans équivoque, ont inondé la toile. Kyle a appelé, paniqué, clamant un « malentendu » et me demandant un « petit sacrifice » : qu'il fasse semblant de sortir avec Cara pour « calmer les rumeurs ». Il attendait ma colère, mes cris, mais seule la nausée m'a envahie alors qu'il m'accusait de folie après que Cara ait "accidentellement" brisé un cadeau qu'il m'avait jadis fait, me poussant au sol, au milieu des morceaux de mon passé. Dix ans de ma vie, ses promesses de mariage, tout n'était qu'une illusion, et je n'étais qu'un accessoire pratique à ses yeux. Comment avais-je pu me laisser duper si longtemps par cet homme, qui me demandait maintenant de devenir la complice de sa tromperie la plus ignoble ? Ce soir-là, j'ai composé le numéro de mon parrain : « C'est fini. Le mariage aura bien lieu la semaine prochaine, mais le marié sera Roderick Palmer. »
La Vigne de la Vengeance : Le Retour de Solange
La douleur aiguë a déchiré mon bas-ventre, me réveillant brutalement. Le plafond blanc et stérile de l'hôpital de Marseille m'était une vision sinistre, trop familière. L'infirmière, son visage flou, a murmuré : « Vous avez failli faire une fausse couche. » Ces mots ont figé l'horreur en moi : ce n'était pas un cauchemar, mais un souvenir. Le souvenir de ma vie antérieure, celle où, à cette même date, j'avais perdu ma fille et ma propre vie sur cette table d'opération. Mon « cher » mari, Vincent, et sa famille, les Vasseur, avaient refusé de payer la césarienne d'urgence. « Une fille, à quoi bon dépenser autant ? Cet argent DOIT servir à rembourser les dettes de Lucas ! » La voix cruelle de ma belle-mère résonnait encore. Vincent était resté silencieux, son silence, leur glaçant consentement. Ils attendaient ma mort pour hériter de mon domaine viticole. J'étais morte, abandonnée, me demandant pourquoi tant de cruauté, pourquoi cette trahison de la part de ceux que j'aimais. Mais en ouvrant les yeux, face au calendrier affichant le 21 décembre, j'ai compris. J'étais de retour, juste à temps. Cette fois, je ne les laisserai pas gagner. Cette fois, je protégerai ma fille et l'héritage de mes parents. Leurs dettes ? Leur argent ? Ils allaient découvrir la vraie signification de la faillite. Et je n'avais pas l'intention d'attendre qu'ils me détruisent encore.
Trahison et Renaissance
Au cœur des flammes qui dévoraient le chai principal, j'ai vu Camille, ma « sœur », le visage tordu par une haine que je n' avais jamais comprise. « Léo, c' est de ta faute ! » a-t-elle hurlé, sa voix se brisant dans la chaleur infernale, juste avant que le toit ne s' effondre, me noyant dans l' obscurité. Ses derniers mots - « Même si j' hérite, tout lui reviendra ! Tu n' auras rien ! » - résonnaient, une promesse de ruine totale et une haine aussi ardente que le feu qui m' emportait. Ce n' était pas un simple cauchemar ; la douleur, les odeurs âcres et la voix pleine de mépris étaient gravées en moi, une tragédie que j' avais vécue, encore et encore, sans jamais comprendre pourquoi elle me détestait tant malgré ma protection. Puis, mes yeux se sont ouverts brusquement, et j' étais dans mon lit, au château, exactement au moment où mon téléphone vibrait, affichant le nom de Camille, le point de bascule de mon ancienne vie. Cette fois, je ne répondrais pas, ne me précipiterais pas à sa rescousse pour tomber dans le piège de son mensonge et d' un amour toxique qui m' avait mené à ma perte.
