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arres
le rebord du lavabo et
es. Pas u
toilettes du personnel. Rien ne change. Les deux barres sont là, nett
nfermée là-dedans
sur la porte. Je sursaute et le tes
arri
adame Ruta fait sa ronde. Si elle te trouve
dit : j
re le mur carrelé et je respire.
gne un petit salaire, plus les pourboires quand les clients sont de bonne humeur. Ma mère est à l'hôpital, branchée trois fo
ant, je su
s de fiancé. Pas de
ent un
faut être honnête, a
es. Une s
qué du Grand Orion, et je n'ai pas dormi une seule nuit complète depuis. Je me répète toujours la
soir-là. Il me reste seulement des bribes : une voix grave, un parfum de cèdre, une main qui tremblai
ge me donne un fri
avoir. Et le pire, c'est que je ne sais même pas lequel des deux est le père. Si j'avais dû écrire cette histoire dans
Appar
de sur le visage et je me regarde dans le miroir. Des cernes violets, un
loyer, voir ma mère guérir, peut-être un jour ouvrir un petit salon de thé. Cette fille-là ne se serait jamais retrouvée
je murmure. Tu as
ai jamais rien
i joue des valses pour des gens qui ne savent pas ce que coûte une facture d'hôpital. Je compte jusqu'à dix, comme m
el, vingt-six ans, barman et serveur, le seul qui m'ait défendue le jour où un client m'a jeté so
une nappe, dit-il. Q
. Un v
hia
, Joel. S'i
oche la tête et m
aux clients, je verse le champagne, je range les assiettes. Mes mains
Enceinte
erte de bijoux me reproche de lui avoir servi un verre trop chaud. Je m'excuse, je souris, j
dans ma poche. Le numéro de l'hôpital. Je m
e. Votre mère va bien, rassurez-vous. Mais l'administration
ai demain,
selle. Ils ont dit : ava
e dettes, une mère malade, un salaire qui couvre à peine le loyer. Et ma
soudain sur mon é
e l'ai pas entendue approcher. Personne ne l'entend jamais approcher. Elle dirige le G
bien pâle, m
n, Madame. Un
sur mon visage, sur mes mains, sur la poche de mon tablier. J'ai
ent, est un mensonge très pra
coups réguliers. Je reste plantée là, le cœur battan
dans le vestiaire pour reprendre mon souffle, quelques minutes
éro in
mes
re sans
s sav
. Pas de
avons. Savons quoi ? Je tape avec d
êtes-v
arrive pres
une seule nuit. Fél
carrelage. Je le ramasse à genoux. L'écran est fiss
n'ai parlé à âme qui vive. Même
u message
une
s appliques dorées. Une femme en uniforme noir et blanc sort d'une chambre, ses cha
emme, c
me étage. La même femme, la même tenue, qui en
quarante minutes
avaler. Quelqu'un m'a suivie. Quelqu'un a tout vu,
hone vib
és cette nuit-là sont les plus riche
? Un client ? Quelqu'un qui veut de l'argent ? Je regarde les photos encore une fois, et je me rends compte d'un détail terrible
s lentement, mon regard descend vers la poche de mon tablie
er messa
des milliards. N
une ligne de plus, qu
nce à personne a

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