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pit
d'
ux se répondaient d'une branche à l'autre. Ce silence vivant était devenu mon refuge. Ici, rien ne venait troubler mon esprit, sinon le murmure du vent dans les feuillages et le clapotis régulier
e toute la lumière qui filtrait entre les arbres. Pourtant, malgré son apparence impressionnante, sa fourrure était incroyablement douce lorsque je la caressais. Elle était grande pour une femelle, si gr
, elle ne m'avai
bétail. Je me souvenais encore de son regard, rempli d'une peur silencieuse qui ressemblait étrangement à la mienne. Nous avions survécu chacune à notre manière, et cette douleur commune
faisait
ées inte
ruire une existence à partir des déco
s tout
am
fam
meu
que tout,
ra
lleure amie, ma confidente, la moitié de mon être. Nous étions nées ensemble, avions grandi ensemble, ri ensembl
le étai
sentie di
chose en moi s'était brisé de façon irréversible. Une partie de mon âme avait été
é qu'il était possible de
ncomplets, incapables de comprendre ce que signifie porter une âme
nt, je c
nce était
une telle souffrance, pa
changement de forme. Je ne sentirais plus la terre vibrer sous mes pattes lorsque je courais pendant des kilomètres sans fatigue. Plus jamais je ne chasserais a
vage m'entou
aisais plus ré
us n'était ni la vitesse, n
it sa
s intérieures. Son rire silencieux résonnait dans mon esprit lorsque je faisais
arition était plus douloureux que
is br
défendre. Je m'étais enfuie sans me retourner. À quoi bon ? I
pouvait réparer une âme fracturée. Je savais, au fond de moi,
ma joue avant que je
s souvenirs. Ressasser le passé ne changeait rien. Il ne f
yeux, ma cabane apparut
t rien d'im
nt des livres trouvés à la bibliothèque de la petite ville située à une heure de marche d'ici. L
ce dont j'a
composait d'u
née occupait une grande partie du mur, accompagnée d'un petit canapé que j'avais fabriqué avec des rondins de bois. Les coussins avaient été cousus à la main avec du tissu et de la laine achetés
trouvaient la cuisi
s le sol. Je n'avais pas l'eau courante. Pour faire la vaisselle, je faisais bouillir l'eau du ruisseau avant de la verser dans l'évier. Un réchaud à gaz portable m
s seulement, j'avais installé une pe
s un potager suffisamment grand pour limiter mes déplacements en ville. Je n'y allais que lorsque c'était indispensable. J'échangeais des
ie étai
ile, p
e m'appa
emps, je le consacra
raîne
mais je n'avais pas perd
mes réflexes, j'apprenais à compenser ce que la nat
ais qu'un jour i
u'une questi
rriverait, je ne serai

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