ourcils se souleva. - Avez-vous trouvé quelqu'un près de cet objet ? Dans son esprit, une certitude se formait déjà : ce document n'avait rien d'ordinaire. Ce qu'il contenait n
et autour d'elle il ne restait plus personne de vivant. L'homme poussa un léger soupir. - Je n'en sais rien. En traversant de nouveau
genre de scène. Puis, sans trop savoir comment réagir autrement, il passa ses bras autour d'elle et la laissa pleurer contre lui. Isadora en resta bouche bée. Elle connaissait cet homme depuis qu'ils étaient enfants. Jamais, pas une seule fois, elle n'avait vu le seigneur de Nocteval agir avec douceur envers qui que ce soit. Lucian Nocturne était connu pour son indifférence presque cruelle. Il faisait partie de ces êtres capables de laisser un mourant sans même lui tendre une goutte d'eau. Consoler quelqu'un n'entrait pas dans son vocabulaire. Et pourtant, il tenait cette enfant contre lui. Une enfant humaine
fillette. - Comment t'appelles-tu ? Son ton était trop brusque, trop autoritaire, et son regard sévère ne fit qu'accentuer la méfiance de l'enfant. Isadora leva les yeux au ciel. - Tu es en train de terroriser cette pauvre petite, Luc. On ne pose pas ce genre de question avec cette tête-là. Essaie au moins de sourire. Lucian lui lança un regard noir. Après un instant de mauvaise volonté visible, il tenta d'adoucir son expression et d'esquisser ce qui ressemblait vaguement à un sourire. Isadora eut un petit ricane
ion se fit plus tendre. Était-ce réellement une bonne idée de l'emmener à Nocteval ? La question revenait sans cesse. Un empire gouverné par des vampires, avec si peu d'humains en son sein, n'avait rien d'un refuge rassurant pour une fillette. Mais en dehors de Nocteval, quel autre endroit pouvait l'accueillir ? Isadora connaissait Lucian depuis des années. Elle faisait partie de ceux qui lui étaient le plus proches, ce qui signifiait aussi qu'elle connaissait parfaitement la part sombre de son caractère. Fils unique, héritier devenu seigneur, Lucian pouvait être d'une dureté redoutable dès qu'on le contrariait. C'était précisément cela qui l'inquiétait. Pourtant, peut-être que cette enfant allait produire un changement qu'aucun d'eux n'avait réussi à provoquer jusque-là. Isadora souffla doucement et hocha la tête pour elle-même. Et si Lucian échouait à s'occuper de la petite, alors Cassian et elle prendraient le relais. Elara ne manquerait de rien tant qu'ils seraient là. Au bout d'une heure passée parmi les tombes, Isadora s'approcha et tendit la main à l'enfant. - Viens, Elara. Tu pourras revenir les vo
e. Ils montèrent tous les quatre. Elara s'installa à côté de Isadora. En face prirent place Lucian et Cassian. Quand les chevaux se mirent en mouvement, l'enfant tourna la tête vers la vitre. Les arbres défilaient si vite qu'ils semblaient courir à leur rencontre. Cassian et Isadora parlaient

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