emme qui savait naviguer dans les eaux troubles des relations humaines pour obtenir ce qu'elle voulait. Après la mort de mon père, elle a rapidement utilisé son charme et son sens des aff
te aux yeux du monde, alliant notre vieille fortune à sa jeunesse et sa beauté. J'ai acc
i que je croyais être mon fils. Nos photos de couple s'étalaient dans la presse locale, le symbole d'une réussite totale : l'amour, la famille, la richesse. Le domaine prospérait sous ma direction, mes décisions étaient saluées, et chaque nouvelle cuvée était un succès criti
unie et solide. C'était leur seule tâche. Mais la salle de réunion est restée vide, à l'exception de moi et des investisseurs de plus en plus impatients. J'ai appelé Monique. Sa messagerie. J'ai appelé Sophie. Directement sur sa messagerie. Leur absence était assourdissante, un vide inexplicable qui a semé
ez la vérité en face, Pierre." Il n'y avait qu'une pièce jointe : une vidéo. J'ai cliqué. L'écran a affiché l'intérieur de notre suite à Paris, celle où Sophie était censée
en riant, caressant son ventre. "Il cro
r, tout sera à nous. Ma mère a tout prévu
ntinué, montrant un appel vidéo avec Monique. So
u auras bientôt la place qui te revient. Le testament est modifié
aison adultère, élevé dans l'ombre pour me détruire et tout me prendre. Le mariage,
emblaient de manière incontrôlable. J'ai regardé à nouveau l'écran, le visage souriant de ma mère, le baiser de ma femme et de son amant. Mon univers venait de se désintégrer en quelques minutes. J'étais un idiot, un pantin dans leur pièce de
out. Je pe
s de notre "bonheur", de "l'arrivée prochaine de notre enfant", de "la force de nos liens familiaux". Chaque mot que je prononçais sonnait maintenant comme une blague cruelle. La foule passait, certains me reconnaissaient et souriaient. J'avais envie de hurler, de leur dire
. J'ai composé le numéro de Sophie, mécaniquem
éunion, j'ai eu un malaise. Maman m'a emmenée c
llais raccrocher, mais elle a dû poser son téléphone sans mett
t à quelqu'un. J'ai reconn
ut gobé ?" a-
ment prévisible. Bientôt, on
dre leur mépris à travers cette sonnerie était la confirmation finale, la plus cruelle. Ils ne se cachaient même plus vraiment. Ils se sentaient inv

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