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Amour profond : Chérie, reviens à moi
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Chapitre 1 Depuis combien de temps faites-vous cela
1307    |    09/02/2021

Vendredi soir à huit heures, un banquet était organisé au Four Seasons Garden Hotel. Tout y était luxueux et il y régnait une atmosphère chaleureuse et conviviale. Les invités portaient joyeusement des toasts et discutaient de l'événement.

Voyant l'enseigne, Nina Lu a déclaré d'un ton incertain : « Ce doit être celui-ci ».

Ses sourcils froncés mettaient en exergue sa frustration. Elle était consciente du fait qu'entrer dans un tel endroit sans invitation ne serait pas chose facile. Qu'allait-elle donner comme excuse à la réception? Alors qu'elle réfléchissait, une silhouette élancée a surgi devant elle. Il s'agissait d'Isabella Zhang, une de ses anciennes camarades de classe.

« Isabella », l'a-t-elle interpellée en la saluant. La jeune fille surprise s'est retournée en clignant des yeux. Elle n'en revenait pas voyant la personne qui l'avait interpellée. « Que fais-tu ici? ».

Isabella s'est rapprochée, renfrognée, était déçue de ne pas sentir le parfum aux phéromones qu'elle lui avait donné. « Pourquoi n'as-tu pas mis le parfum? ».

« J'ai quelque chose d'urgent à faire et je suis sortie de la maison à pas de course ; je n'ai pas pu le mettre. » En réalité, elle n'avait pas l'habitude de porter de parfum. Son regard était focalisé sur la foule. « Au fait, peux-tu me faire entrer? ».

« Bien sûr que je peux », a affirmé Isabella Zhang toute souriante avec des yeux pétillants.

Elle a ensuite sorti le parfum de ses poches et l'a aspergé sur Nina Lu.

En toussant, Isabella s'est couvert le nez. « Je suis allergique à cette odeur », expliquait-elle en agitant sa main devant sa face ; comme pour disperser l'odeur du parfum.

Sans tarder, Isabella l'a fait entrer dans l'hôtel et l'a mise dans l'ascenseur.

Une fois les portes de l'ascenseur refermées, Isabella a souri méchamment, ravie d'avoir aspergé Nina du parfum. Elle s'estimait chanceuse de l'avoir apporté avec elle. En effet, cette invention tombait à point nommé ; peu importe à quel point une femme était pure ou sainte, elle agirait de manière provocante sous son influence et peu importe l'abstinence d'un homme, il serait tout de suite excité par l'odeur.

Il y avait des centaines d'hommes à la fête ce jour-là. Isabella avec un sourire en coin, se disait à elle même : « Bonne chance, Nina. j'espère que tu ne coucheras pas avec quelqu'un d'hideux. »

Nina est arrivée au vingtième étage, où il n'y avait que deux suites VIP. Ayant frappé à la porte de gauche, celle-ci a été ouverte par un homme charmant qui tenait dans ses bras une femme coquette.

Elle a titubé en arrière par surprise, elle pensait s'être trompée de chambre et, détournant le regard, elle s'est excusée d'un air gêné : « Mes excuses. Vous pouvez continuer ».

Dès qu'elle s'est retournée, il l'a retenue. « Attendez, voulez-vous rencontrer monsieur John? ».

Il l'a examinée de la tête aux pieds, se disant que vue son apparence, elle devait être une fille pure et sage, et que pour cette raison, John pourrait ne pas la renvoyer comme il l'avait fait dans le passé avec d'autres femmes.

Quelques minutes plus tôt, James Shi a juste contacté John Shi pour lui annoncer une surprise. Il ne s'attendait pas à ce que la femme lui soit livrée dans un délai aussi court.

« Il est à l'intérieur. » Avant que la jeune femme n'assimile ses propos, il l'a poussée à l'intérieur et a fermé la porte.

Nina est entrée dans la suite en titubant, manquant presque de tomber. Lorsque la porte s'est refermée derrière elle, ses yeux ont scruté la pièce.

Entendant des pas qui s'approchaient, elle s'est immédiatement retournée. Un grand et bel homme se tenait juste en face d'elle. Bien qu'ayant l'habitude de côtoyer de beaux garçons, aucun d'entre eux ne pouvait égaler celui devant elle à ce moment précis.

Son torse était ferme, sa peau claire et ses muscles extrêmement attrayants, en particulier à cet instant où, des gouttes d'eau tombaient entre ses abdominaux. Elle a dégluti à cette image.

« En avez-vous vu assez? », lui a-t-il demandé froidement, la ramenant à la réalité. Se rappelant sa mission, elle a secoué la tête pour s'excuser : « Je suis désolée. Je doit m'être trompée de c

hambre ».

Dans ce monde, seuls deux types de personnes pouvaient se tromper de chambre dans un hôtel : les stupides ou les manipulateurs. Pour lui, elle faisait partie de la dernière catégorie.

John Shi la regardait avec attention. Elle avait un beau visage, la peau claire et un nez fin.

Sa peau de porcelaine était d'un rose clair, et ses grands yeux brillants étaient empreints d'innocence. Il y avait quelque chose en elle qui l'attirait presque immédiatement.

« Non, vous ne vous êtes pas trompée. »

Elle devait être la surprise dont James lui avait parlé.

Il était habitué à ce genre de situations. Mais les femmes que James lui avait envoyées auparavant avaient toutes été expulsées. En réalité, il n'y avait même pas prêté attention.

Voyant que Nina devait être de la même tranche d'âge que son neveu James, soit environ vingt ans, il a jugé qu'il lui fallait être bienveillant envers elle.

« Depuis combien de temps faites-vous cela? », lui a-t-il demandé avec le même ton de réprimande que pour James.

Affichant sur son visage un air perplexe, Nina a froncé les sourcils. « C'est ma première fois », a-t-elle répondu en toute honnêteté.

Elle assistait à la discussion et l'analyse des cas lors du briefing dans le bureau des profs, et c'était la première fois qu'elle enquêtait sur le terrain.

Elle avait eu vent de ce que les deux cas de suicide étaient sur le point d'être classés sans suite au poste de police. Elle a toujours eu le sentiment qu'il ne s'agissait pas de simples suicides. Elle était en fait venue à cet hôtel pour faire le rapprochement entre les deux événements. Une partie d'elle avait le sentiment que les deux victimes étaient liées, et elle voulait trouver des indices qui pourraient le prouver.

La semaine précédente, elle a parcouru les hôtels environnants dans l'espoir de trouver des indices pour étayer son point de vue.

« Votre première fois? Donc jusqu'ici tout ce que vous savez n'est que théorique? », a-t-il demandé en s'asseyant. Il a ensuite pris un verre de vin et l'a siroté.

Nina lui a jeté un coup d'œil par inadvertance et s'est rendu compte qu'elle n'arrivait pas à le quitter des yeux.

« J'ai étudié la théorie pendant deux ans. »

« Vraiment? », il a ri comme s'il venait d'entendre une blague.

« Y a-t-il réellement une théorie pour ce genre de profession? Et en quoi consiste l'examen de fin d'études? Trouver un homme sur qui s'exercer?.

« Ne me prenez pas de haut », a-t-elle retorqué. Elle était sur le point de se retourner et de s'en aller lorsqu'elle a entendu sa voix.

« Qu'est-ce qui vous fait penser que vous êtes digne de respect? Combien vous ont-ils payée? », a-t-il poursuivi, en allumant une cigarette et en expirant un nuage de fumée. Il ne pensait pas que les femmes faisaient ce métier dans un but non lucratif.

« Rien », a-t-elle répondu d'un ton ferme.

Rien?

C'était la plus belle fille qu'il ait jamais vue, à tel point qu'elle pouvait valoir des dizaines de milliers de dollars dans ce cercle.

Voyant qu'elle était sur le point de s'en aller, John s'est énervé. « Vous ai-je demandé de prendre congé? » Il a à nouveau tiré son cigare, intensifiant la lueur de la petite boule de feu à son extrémité. .

Personne ne lui tournait le dos, encore moins sous son toit.

Elle s'est arrêtée avec le cœur rempli de colère. « Écoutez, notre profession ne peut pas être compensée par de l'argent. Vous devez avoir conscience du danger que cela représente, en particulier dans ce type de cas. Dans un milieu aussi restreint, quelqu'un pourrait perdre la vie si je ne fais pas bien mon travail. Je ferais mieux de m'en aller maintenant. »

Quelqu'un pourrait perdre la vie?

Déconcerté, il a baissé inconsciemment le regard et a fait une introspection rapide. Était-il vraiment si terrible?

Nina a écarquillé les yeux en réalisant d'un coup la connotation des échanges avec son interlocuteur.

Il a dû la prendre pour...

Elle a rougi.

« Espèce... d'éffronté! », s'est-elle exclamée avec indignation en le montrant du doigt.

John était sans voix. Comment pouvait-elle le traiter d'effronté alors qu'il était son employeur pour la nuit?

            
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