C\'était notre premier anniversaire de mariage, et j\'avais mis tout mon cœur à organiser un dîner romantique, espérant enfin briser la glace avec Manon. Mais en rentrant, elle a à peine jeté un regard à la table, me repoussant doucement mais fermement avec un "Pas ce soir, Alexandre. Je suis fatiguée." laissant mon cadeau, un parfum longuement désiré, dans ma main. Plus tard dans la nuit, seul dans notre lit, je l\'ai entendue chuchoter au téléphone avec son "frère" Thomas, sa voix pleine de dégoût en parlant de moi : "Il est tellement pathétique... Rien que l\'idée me donne la nausée... ce pauvre type ne saura même pas ce qui lui est arrivé. Il est tellement naïf, il croit vraiment que je pourrais aimer un fils de boulanger." Mon sang s\'est glacé, chaque mot, "héritage", "divorce", "Thomas", démolissant ma vie, mon mariage, tout ce que je croyais être, dans un océan de mensonges et de trahison. Comment avais-je pu être si aveugle ? Pourquoi Manon et sa famille m\'avaient-ils fait croire que j\'étais l\'héritier d\'une vieille famille de vignerons, un orphelin issu d\'un milieu modeste, s\'ils me méprisaient à ce point ? Et qu\'allaient-ils faire une fois qu\'ils auraient obtenu ce qu\'ils voulaient ? Le lendemain, après avoir découvert les preuves sur son téléphone, Manon, sans le moindre remords, a tenté de me forcer à concevoir un héritier par fécondation in vitro, me disant que c\'était "la seule chose de valeur que tu possèdes." Face à sa cruauté, j\'ai détruit l\'échantillon et me suis enfui, prêt à découvrir la vérité sur ma propre histoire et à faire payer ceux qui m\'avaient détruit.
