Livres et Histoires de Thalia Brook
Manon, Mon Double Maléfique
La dernière chose que j'ai sentie, c'était le goût amer du poison sur ma langue. Manon Lefèvre, ma colocataire, se tenait au-dessus de moi, ses larmes de crocodile coulant déjà, feignant le désespoir. Elle pleurait en appelant les secours, affirmant que j'avais tenté de me suicider après avoir échoué à intégrer la prestigieuse école de mode de Milan. Mais c'était un mensonge. La lettre d'acceptation, c'était moi, Jeanne Dubois, qui l'avais reçue. Elle me l'avait volée, comme elle avait tout volé. La douleur a laissé place à une obscurité totale, puis une lumière m'a aveuglée. J'ai brusquement ouvert les yeux et me suis retrouvée dans ma chambre d'étudiante, un an avant l'empoisonnement. Le jour où son obsession pour moi a commencé. Dans cette vie, je n'étais que la gentille et naïve Jeanne, aveuglée par son admiration feinte. Je ne comprenais pas pourquoi elle copiait mes vêtements, mes habitudes, même mes fréquentations. Quelle idiote j'avais été. Pourquoi me faire du mal ? Pourquoi cette jalousie maladive et cette soif de destruction ? Je ne l'avais traitée qu'avec gentillesse et soutien. Mais aujourd'hui, j'avais une seconde chance. Cette fois, je ne reculerais pas. Le jeu ne faisait que commencer, et j'allais lui montrer à quel point la vengeance pouvait être stylée.
L'Étreinte Mortelle Du Destin
La lumière blanche de l'hôpital était la dernière chose que j'avais vue de ma vie. Ma sœur jumelle, Chloé, rayonnait, mon identité volée, mon avenir à l'ENS usurpé. Accusée de fraude et de folie, j'agonisais sur un lit d'hôpital, tandis que son sourire triomphant me transperçait. Mon cœur s'arrêta. Puis, j'ai rouvert les yeux, non pas dans le néant, mais dans ma modeste chambre parisienne, le matin des résultats de l'ENS. La trahison, la douleur, la mort. Tout m'était revenu. J'ai attrapé mon téléphone, mes mains tremblaient. Pourquoi cette seconde chance ? Pourquoi maintenant ? Je le savais. Cette fois, je ne serai plus la victime. Cette fois, je me battrai, avec la connaissance de ce qui allait arriver. Le sourire triomphant de Chloé à la télévision, sa voix mielleuse revendiquant « ses » ambitions et « ses » recherches, tout cela allait s'écrouler. Elle ne savait pas que j'avais déjà vécu ce cauchemar. Ils allaient apprendre que la vraie Léa Dubois n'était pas celle qu'ils pensaient pouvoir briser. Cette fois, le destin ne me volerait rien.
Renaissance d'une Amoureuse Blessée
Les murs de l'atelier clandestin sentaient la poussière et le désespoir, une odeur que je connaissais trop bien. Amélie Dubois, héritière d'une maison de couture parisienne, j'étais désormais condamnée à un an de purgatoire, stagiaire non rémunérée, expiant un crime que je n'avais pas commis. L'accusation de plagiat avait explosé comme une bombe, anéantissant mon entreprise familiale et brisant mon père, Monsieur Dubois, qui, anéanti par le déshonneur, s'était suicidé. Mon monde avait basculé, orchestré par ceux que j'estimais le plus. Antoine, mon fiancé, le styliste charismatique que tout Paris admirait, venait me voir, me promettant un avenir. Ses mots étaient mon seul réconfort, jusqu'à cette nuit où la vérité, cruelle et insoutenable, a éclaté. En les écoutant, lui et Chloé Lambert, sa protégée, trinquer à leur réussite, j'ai tout compris. Le vol de mes créations, les fausses accusations, la ruine de ma famille, le suicide de mon père… tout n'était qu'un plan, leur plan. L'homme que j'aimais était mon bourreau, bâtissant le succès de sa protégée sur les cendres de ma vie. La tristesse a laissé place à une rage froide, pure, dévastatrice. Ils pensaient m'avoir détruite. Ils se trompaient lourdement. Amélie Dubois était morte cette nuit-là. De ses cendres est née une nouvelle femme, animée non plus par la passion de la création, mais par une soif inassouvie de vengeance. Ils allaient payer pour chaque larme, chaque humiliation, chaque vie brisée. Je leur reprendrais tout, pièce par pièce, jusqu'à ce qu'ils ne soient plus rien. La vengeance ne serait pas ma fin, mais ma renaissance.
Enfin Libre : La Vengeance d'une Chirurgienne
En tant que chirurgienne cardiaque Élodie, ma vie était parfaite : une carrière brillante, un mari aimant, et mon bébé en route. Une véritable bénédiction. Mais après avoir réalisé le premier transplant cardiaque en France, mon triomphe s'est mué en cauchemar absolu. Une vidéo deepfake, me dépeignant comme une toxicomane titubante, a inondé les réseaux. #LaToubibToxico... mon monde s'est effondré en un instant. L'hôpital m'a suspendue, le public m'a lynchée. Mais le pire restait à venir : mon propre mari, Julien, a avoué être à l'origine de ce complot, de concert avec Camille, ma stagiaire ambitieuse et sa maîtresse. L'humiliation ultime a eu lieu lors d'une soirée de célébration pour Camille, où elle m'a tendu un cocktail "sans alcool". Ce n'était pas un jus de fruits, c'était un abortif. Mon bébé, mon seul espoir, a disparu. La douleur était atroce, insoutenable. Ils m'avaient tout volé : ma carrière, ma réputation, et l'âme même de mon enfant. Dans ce désespoir absolu, face à une injustice monstrueuse, une rage froide et inébranlable a pris le dessus, balayant le chagrin. Avec des milliers de spectateurs en direct sur mon téléphone, j'ai démarré ma voiture et j'ai plongé dans la Seine. Ils pensaient m'avoir anéantie. Ce que personne n'a vu, c'est que j'ai survécu. J'étais morte aux yeux du monde pour mieux renaître. Leur chute ne faisait que commencer.
