Livres et Histoires de Orion Blackwood
La Muse Trahie du Chorégraphe
Dans le monde scintillant de la danse parisienne, j'étais Léa Dubois, la muse et l'amante de Marc Leclerc, chorégraphe star, promise au rôle principal de sa dernière création, « L'Écho ». Notre soirée de lancement, censée être notre triomphe, a basculé quand Chloé Martin, ma rivale de toujours, a fait une entrée théâtrale, accusant Marc d'abandon et de vol artistique. Devant la foule et les caméras, Marc m'a lâchement sacrifiée, me reniant, me traitant de « distraction superficielle », et me reléguant au rôle humiliant de simple figurante. Puis le coup de grâce : Chloé, manipulatrice, simulant une grossesse et une agression de ma part, a poussé Marc à la folie, il m'a battue, traînée, dépouillée de ma robe sous les yeux de ses assistants indifférents, et a délibérément brisé ma main avec un grelot du costume que je devais porter. Comment l'homme que j'aimais pouvait-il se transformer en un tel monstre ? Pourquoi cette violence, ce mensonge, cette humiliation publique ? Alors qu'il me proposait cyniquement une vie de « protégée brisée » à leurs pieds, une lueur d'espoir est apparue : j'ai réussi à subtiliser un téléphone, et, vêtue de ce costume grotesque, j' ai dansé ma rage et ma douleur devant tous, démasquant sa cruauté au monde, attendant l'arrivée inattendue de mon frère, Lucas Dubois.
Une Vie Pleine, Sans Lui
Le jour de mes trente ans, j' avais fait trois vœux dans ma vie. Le dernier, le plus important, était de quitter Marc, l' homme que j' aimais depuis douze ans. J' étais au milieu de notre salon, une coupe de champagne à la main, au milieu du brouhaha de ma propre fête d' anniversaire. Pourtant, ce n' était pas mon succès qu' on célébrait, mais celui de Chloé Martin, la jeune assistante de Marc. Une immense banderole, que je n' avais pas vue avant, barrait le mur : « FÉLICITATIONS CHLOÉ POUR CE CONTRAT EXCEPTIONNEL ! » Mon cœur s' est serré de douleur. Ma fête n' était qu' une façade pour masquer la célébration de son « amour véritable ». Personne ne semblait remarquer l' ironie. Ni que la femme qui fêtait ses trente ans était mise de côté. J' ai senti une rage froide monter en moi. J' ai posé ma coupe, le bruit du cristal fut à peine audible, mais pour moi, il a sonné le glas. J' ai traversé la foule, les sourires et les rires me paraissaient grotesques. Je me suis plantée devant Marc et Chloé. « Marc. » Ma voix était étonnamment calme. « C'est fini. » Un silence glacial a envahi la pièce. Marc a ricané : « Qu'est-ce qui est fini ? Tu fais encore une de tes scènes ? » « Toi et moi. C'est fini. » Son visage est devenu livide. « Tu organises une fête pour ta maîtresse le jour de mes trente ans et tu me demandes d'être mature ? » Le mot « maîtresse » a flotté dans l' air. Chloé a haleté, des larmes inondant ses yeux. « Léa, comment peux-tu dire ça ? Marc est seulement mon mentor... » « La ferme, Chloé. » Marc m'a attrapée par le bras. « Ça suffit. Tu es en train de tout gâcher. » « C'est toi qui as tout gâché, Marc. Depuis des années. Je pars. Et cette fois, c'est pour de bon. J'ai accepté le poste à Copenhague. Mon vol est demain. » De retour à notre appartement de fonction, je les ai surpris à planifier une journée au parc d'attractions, pour célébrer dignement le « succès » de Chloé. J' ai vu l'hésitation de Marc, et l' empressement de Chloé à insister sur le fait qu' il n' y avait que deux billets. J'ai compris. J'étais de trop. J'avais toujours été de trop. Une fois Marc parti avec elle, en me laissant seule, un étrange calme m'a envahie. J'ai regardé mes pieds, couverts de sang et d'ampoules, témoins silencieux de ma fuite. J' ai décidé de ne plus jamais accepter cette torture. J' ai sorti ma plus grande valise. Mon téléphone a vibré. C' était Marc, en appel vidéo. À travers l' écran, j' ai aperçu une main de femme poser une main sur son épaule. Chloé. Ils étaient ensemble. La douleur s'est muée en une détermination froide. J' ai saisi ma valise et je me suis dirigée vers la porte, prête à m'envoler vers Copenhague, vers ma nouvelle vie. Je me suis retournée pour jeter un dernier regard sur ces murs qui avaient enfermé douze ans de ma vie.
L'Héritière Inattendue : Le Goût de la Liberté
Le sifflet strident du TGV retentit, le cœur battant, alors que je m'apprête à embarquer pour l'école d'œnologie la plus prestigieuse du pays, ma seule chance. Mon fiancé, Alan Moore, arrache sa main de la mienne, fixant Carole Ortiz qui prend son temps près de la fontaine. « Non. On attend Carole. » Sa voix est dure, indifférente à notre urgence. Dans ma vie précédente, j'avais cédé, le suppliant de venir, le forçant à monter dans le train in extremis et laissant Carole derrière. Nous étions devenus des œnologues respectés, mais Alan m'en avait toujours voulu pour le destin de Carole restée au village. Le soir de notre mariage, il avait utilisé une corde à vigne pour m'étrangler, me reprochant la mort de Carole. Ses derniers mots glaçants résonnent encore alors que je me retrouve par miracle sur ce même quai, quelques secondes avant le départ fatidique. Cette fois, je ne le forcerais pas. Je lâche complètement sa main, mon cœur libre pour la première fois. J'étais de retour, et cette fois, il ferait son choix. Mais je m'assurerais que le mien serait le bon.
