laboratoires et ma petite chambre où s'empilaient mes cahiers de sciences biologiques. Je passais des heures penchée sur un microscope à observer des ce
nt que je rangeais tout au fond de ma mémoire, et il m'arrivait de passer des semai
s rude que celui des examens, et pendant des mois, je frappai à toutes les portes sans qu'aucune ne s'ouvre, déposant des dossiers que personne ne lisait, attendant des réponses qui n'arrivaient jamais. Mes éco
u plus mûr, un peu plus fatigué, mais toujours marqué de cette douceur singulière qui m'avait tant troublée autrefois. « Tatiana », dit-il simplement, comme s'il avait toujours su que nous nous retrouverions ici, « j'ai appris que vous aviez terminé
ue je ne lui devais rien. « Je ne demande rien », répondit-il avec un léger sourire, « je veux seulement que vous puissiez exercer le métier dont vous rêviez. » Je commençai à travaille
avaient adoptée. Mes mains savaient enfin servir à quelque chose, mon travail était apprécié, et je rentrais chaque soir avec la fierté tranquille de celle qui a conquis sa place à la force du poignet
tie du travail pour m'offrir un café, sans jamais insister quand je prétextais la fatigue. Un soir, lassée de cette bienveillance que je ne savais comment recevoir, je lui dis sans détour : « Jules, je dois être honnête avec vous, je ne vous aime p
avais rêvé, et que ma promesse de lycéenne exigeait mieux que cela. De l'autre, je me sentais seule, épuisée par des années de lutte, et la tendresse patiente de Jules agissait sur moi comme une couverture jetée sur mes épaules par u
ait presque aucun souvenir de ses parents, et que personne n'avait jamais voulu lui expliquer ce qui leur était arrivé. « J'ai toujours eu l'impression de ne pas savoir d'où je viens », murmura-t-il, le regard perdu dans le lointain, « comme si une parti
rer se réchauffer un instant. Je le regardai longuement, hésitant entre la raison et la compassion, entre la promesse que je m'étais faite et la fatigue qui me poussait à céder, puis je m'éc
promesse silencieuse, celle de n'aimer que celui qui ferait battre mon cœur d'un élan véritable, et pourtant je n'éprouvais aucun regret franc, seulement un vide étrange et une certaine tristesse

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