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pit
DE VUE
ssemblait à
ns usées, lacets dépareillés, semelles éraflées, semblent crier sur cette surface immaculée.
suspendu qui semble flotter dans le vide, même la lumière une lumière
oiselle
ève les yeux vers un petit dôme noir, niché dans l'angle
en repoussant une mèche
m'y engage sans hâte, mes semelles claquent contre le marbre, et je prends soin de balancer les hanches un
ur un jardin japonais trop parfait pour être vrai. Un bureau en verre fumé
nder
e chose, ce magnétisme qui fait qu'on oublie de respirer. Ses traits sont parfaits - trop parfaits, presque coupants, comme taillés dans le même marbre que
s en retar
uste un constat. Comme si mon retard était une anomalie
ais pivoter mon sac à d
un problème de
riez dû a
er pour dix minutes, je réponds ave
r. Je le vois analyser mes Docs, mon jean usé jusqu'à la trame, mon pull en laine trop large qui dévoile juste
-vous, di
es, je me laisse aller contre le dossier. Le f
lui le mien, je comprends, avec une photo d'identité où j'ai
Me
it pas un
e s
regard - une lueur, fugace, que je n'aurais su nommer. Intérêt ? Agacement ?
ion pour enfants autistes. Puis en foyer pour adolescents en décrochage. Chaque poste s'est terminé
s-midi, je précise, les mains croisées sur mes cuisses. La
qu'en pen
là avaient besoin d'un peu
pianiste ou de chirurgien - se posent sur le verre fumé. Il me re
a dix mois. J'ai fait venir des orthophonistes, des psychiatres, des éducateurs spécialisés.
nnais ces lieux - des couloirs blancs, des protocoles, des petites âmes r
encontrer, je
nctionne. D'abord, nous parlons
chant en avant, les coudes sur le bureau de
mâchoire se serre. Personne ne lui parle comme ça. Personne ne pose ses coudes su
es, dit-il
nuscule. Je ne recule pas. Je me lève aussi, et je le suis dans le couloir, consciente de la distance entre nous - quelques centimètres se
, je pense. Et je viens de lui m
ne bibliothèque débordant de livres, des poupées sagement alignées sur une étagère. Et au milieu, blottie dans un faute
quelques mètres,
se. Je m'app
rends - restent fixés sur le vide. Lysander se tient dans l
e chose, je dis en fo
ois plus tôt sur une plage de Bretagne, lisse comme une ca
yeux, et on fait un vœu. Et après, la pierre garde le secret. Moi, je l'a
ns ce silence, sans rien exiger. Derrière moi, je sens l'impatience
Élise
Mais ses yeux quittent le vide pour se poser sur la pierre bleue.
doucement,
voix basse. Si tu veux lui confier
sander. Il ne dit rien, mais il y a dans ses yeux une
ssion est légère, mais ferme. Assez pour que je m'arrête. Assez
ous venez de fair
n tr
travail. Vous n'ête
s enga
e brûler. Je soutiens son regard, ce bleu tempête qui semble vouloir me t
arle. Si vous réussissez, vous aurez ce que vous dema
u, je dis en t
irement à ce que j'imaginais. L'attouchement dure une fraction de second
ma main la
, je lance en m'éloi
hes, sur tout ce que je ne lui donne pas. Et quand je franchis
t prince. Je vais t

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